Le nombre de catholiques et de séminaristes est en hausse dans le monde. 1,4% et 0,4% : ce sont les taux respectifs d’augmentation des fidèles catholiques et des séminaristes dans le monde.


1,4% DE PLUS DE CATHOLIQUES
C'est ce qu'indique l'Annuaire pontifical 2009 qui a été présenté à Benoît XVI, le 28 février, par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, et par le substitut de la secrétairerie d'Etat, Mgr Fernando Filoni. Regarder cette présentation sur YouTube en anglais

Les données statistiques se réfèrent à l’année 2007 et concernent les 2 936 circonscriptions ecclésiastiques de la planète.

L'Annuaire pontifical précise l'expansion du nombre de catholiques (1,4 %) dans le monde, ces derniers passants de 1.131 millions en 2006 à 1.147 millions en 2007.

Au niveau mondial, le nombre de candidats au sacerdoce a aussi augmenté, passant de 115.480 en 2006 à 115.919 en 2007, avec une croissance de 0,4%. Alors que l'Afrique et l'Asie ont enregistré une croissance sensible, précise l'Annuaire pontifical, l'Europe et l'Amérique ont plutôt connu une réduction du nombre de séminaristes, de respectivement 2,1% et 1%.

Par ailleurs, le nombre d'évêques dans le monde est passé, de 2006 à 2007, de 4.898 à 4.946, avec une augmentation de 1%. Le continent qui a enregistré la plus grande croissance est l'Océanie (+ 4,7%), suivie de l'Afrique (+ 3,0%) et de l'Asie (+ 1,7%), alors que l'Europe se trouve au-dessous de la moyenne totale (+ 0,8%). Dans cette même période, l'Amérique enregistre un taux de moins 0,1%.

Le nombre de prêtres se maintient sur la croissance modérée inaugurée en 2000 après plus de 20 ans de performances plutôt décevantes. En effet, les prêtres ont augmenté au cours des 8 dernières années, passant de 405.178 en 2000 à 407.262 en 2006 et à 408.024 en 2007. Durant la période 2000-2007, l'Afrique et l'Asie montrent une dynamique assez soutenue (+ 27,6% et 21,2%) et l'Amérique est stationnaire tandis que l'Europe et l'Océanie, enregistrent dans la même période des taux de croissance négative, de 6,8% et 5,5%.

Le nombre de diacres permanents continue à évoluer avec une augmentation de plus de 4,1% en 2007 par rapport à l'année précédente, passant de 34.520 à 35.942.

Enfin, en 2008, le pape a érigé 1 siège métropolitain, 11 sièges épiscopaux et 169 nouveaux évêques ont été nommés.

La rédaction du nouvel annuaire a été préparée par Mgr Vittorio Formenti, responsable du Bureau central de statistique de l'Eglise, par le Prof. Enrico Nenna et leurs collaborateurs. Il sera prochainement en vente, en italien, dans les librairies.


Marine Soreau

2 mars 2009

Rapporté par catholigue.org d'après l'agence Zenit



____________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Marine Soreau le Mardi 3 Mars 2009

Pour le théologien suisse de 81 ans retiré à Tübingen en Allemagne, les risques s'accentuent que l'Église catholique deviennent de plus en plus comme une secte sous la direction de Benoît XVI. Lisez les extraits qui suivent de son interview au journal "Le Monde" le 24 février 2009


HANS kUNG ET LE PAPE
Hans Küng revient ici sur la tempête déclenchée par la main tendue du pape Benoît XVI aux intégristes catholiques.


Quelques réactions des abonnés du Monde.fr à la lecture de cet article.


Comment analysez-vous la décision de Benoît XVI de lever l'excommunication de quatre évêques du courant intégriste de Mgr Lefebvre, dont l'un, Richard Williamson, est un négationniste affirmé ?

Je n'ai pas été surpris. Dès 1977, dans un entretien à un journal italien, Mgr Lefebvre indique que "des cardinaux soutiennent (son) courant" et que "le nouveau cardinal Ratzinger a promis d'intervenir auprès du pape pour (leur) trouver une solution". Cela montre que cette affaire n'est ni un problème nouveau ni une surprise. Benoît XVI a toujours beaucoup parlé avec ces personnes. Aujourd'hui, il lève leur excommunication, car il juge que le temps est venu. Il a pensé qu'il pourrait trouver une formule pour réintégrer les schismatiques, qui, tout en conservant leurs convictions, pourraient donner l'apparence qu'ils sont en accord avec le concile Vatican II. Il s'est bien trompé.


Comment expliquez-vous que le pape n'ait pas mesuré le tollé que sa décision allait susciter, au-delà même des propos négationnistes de Richard Williamson ?

La levée des excommunications n'a pas été un défaut de communication ou de tactique, mais elle a constitué une erreur de gouvernement du Vatican. Même si le pape n'avait pas connaissance des propos négationnistes de Mgr Williamson et même s'il n'est pas lui-même antisémite, chacun sait que les quatre évêques en question sont antisémites. Dans cette affaire, le problème fondamental, c'est l'opposition à Vatican II, et notamment le refus d'une relation nouvelle au judaïsme. Un pape allemand aurait dû considérer cela comme un point central et se montrer sans ambiguïté sur l'Holocauste. Il n'a pas mesuré le danger. Contrairement à la chancelière Angela Merkel, qui a vivement réagi.

Benoît XVI a toujours vécu dans un milieu ecclésiastique. Il a très peu voyagé. Il est resté enfermé au Vatican - qui est comme le Kremlin d'autrefois -, où il est préservé des critiques. Du coup, il n'a pas été capable de réaliser l'impact d'une telle décision dans le monde. Le secrétaire d'Etat, Tarcisio Bertone, qui pourrait être un contre-pouvoir, était son subordonné à la Congrégation pour la doctrine de la foi ; c'est un homme de doctrine, absolument soumis à Benoît XVI. On est face à un problème de structure. Il n'y aucun élément démocratique dans ce système, aucune correction. Le pape a été élu par des conservateurs, et aujourd'hui c'est lui qui nomme les conservateurs.


Dans quelle mesure peut-on dire que le pape est encore fidèle aux enseignements de Vatican II ?

Il est fidèle au concile, à sa manière. Il insiste toujours, comme Jean Paul II, sur la continuité avec la "tradition". Pour lui, cette tradition remonte à la période médiévale et hellénistique. Il ne veut surtout pas admettre que Vatican II a provoqué une rupture, par exemple, sur la reconnaissance de la liberté religieuse, combattue par tous les papes antérieurs au concile.

La conception profonde de Benoît XVI est qu'il faut accueillir le concile, mais qu'il convient de l'interpréter ; peut-être pas à la manière des lefebvristes, mais en tout cas dans le respect de la tradition et de manière restrictive. Il a par exemple toujours été critique sur la liturgie de Vatican II.

Au fond, Benoît XVI a une position ambiguë sur les textes du concile, car il n'est pas à l'aise avec la modernité et la réforme. Or Vatican II a représenté l'intégration du paradigme de la réforme et de la modernité dans l'Eglise catholique. Mgr Lefebvre ne l'a jamais accepté, et ses amis à la Curie non plus. En cela Benoît XVI a une certaine sympathie envers Mgr Lefebvre.

Par ailleurs, je trouve scandaleux que pour le cinquantième anniversaire du lancement du concile par Jean XXIII (en janvier 1959), le pape n'ait pas fait l'éloge de son prédécesseur, mais ait choisi de lever l'excommunication de personnes opposées à ce concile.


Quelle Eglise le pape Benoît XVI est-il en train de léguer à ses successeurs ?

Je pense qu'il défend l'idée du "petit troupeau". C'est un peu la ligne des intégristes, qui estiment que, même si l'Eglise perd beaucoup de ses fidèles, il y aura au final une Eglise élitiste, formée de "vrais" catholiques. C'est une illusion de penser que l'on peut continuer comme cela, sans prêtres, sans vocations. Cette évolution est clairement un mouvement de restauration. Cela se manifeste par la liturgie, mais aussi par des actes ou des gestes, par exemple lorsqu'il dit aux protestants que l'Eglise catholique est la seule vraie Eglise.


L'Eglise catholique est-elle en danger ?

L'Eglise risque de devenir une secte. Beaucoup de catholiques n'attendent plus rien de ce pape. Et c'est très douloureux.


Vous avez écrit : "Comment un théoricien aussi doué, aimable et ouvert que Joseph Ratzinger a pu changer à ce point et devenir le Grand Inquisiteur romain ?" Alors, comment ?

Je pense que le choc des mouvements de protestation de 1968 a ressuscité son passé. Ratzinger était conservateur. Durant le concile, il s'est ouvert, même s'il était déjà sceptique. Avec 68, il est revenu à des positions très conservatrice, qu'il a gardées jusqu'à aujourd'hui.


Le pape actuel peut-il encore corriger cette évolution ?

Quand il m'a reçu en 2005, il a fait un acte courageux et j'ai vraiment cru qu'il trouverait le chemin pour réformer, même lentement. Mais, en quatre ans, il a prouvé le contraire. Aujourd'hui, je me demande s'il est capable de faire quelque chose de courageux. Déjà, il faudrait qu'il reconnaisse que l'Eglise catholique traverse une crise profonde. Ensuite, il pourrait très facilement faire un geste pour les divorcés et dire qu'à certaines conditions ils peuvent être admis à la communion. Il pourrait corriger l'encyclique Humanae Vitae (qui a condamné toutes formes de contraception en 1968) en disant que dans certains cas la pilule est possible. Il pourrait corriger sa théologie, qui date du concile de Nicée (en 325). Il pourrait dire demain : "J'abolis la loi du célibat pour les prêtres." Il est beaucoup plus puissant que le président des Etats-Unis ! Il n'a pas à rendre compte à une Cour suprême ! Il pourrait aussi convoquer un nouveau concile.


Un Vatican III ?

Cela pourrait aider. Une telle réunion permettrait de régler des questions auxquelles Vatican II n'a pas répondu, comme le célibat des prêtres ou le contrôle des naissances. Il faudrait aussi prévoir un nouveau mode d'élection des évêques, dans lequel le peuple aurait davantage son mot à dire. La crise actuelle a suscité un mouvement de résistance. Beaucoup de fidèles refusent de revenir à l'ancien système. Même des évêques ont été obligés de critiquer la politique du Vatican. La hiérarchie ne peut l'ignorer.


Votre réhabilitation pourrait faire partie de ces gestes forts ?

Elle serait en tout cas plus facile que la réintégration des schismatiques ! Mais je n'y crois pas, car Benoît XVI se sent plus proche des intégristes que des gens comme moi, qui ont travaillé et accepté le concile.


Propos recueillis par Nicolas Bourcier et Stéphanie Le Bars

Extraits de l'article paru dans l'édition du 25.02.09 du journal | 24.02.09 "L'Eglise risque de devenir une secte"



____________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Jeudi 26 Février 2009

Un groupe qui fait parler de lui en Europe et qui s'est retrouvé au sommet du palmarès en Angleterre en 2008. Trois prêtres irlandais qui ne s'attendaient pas à cela lorsqu'ils ont accepté d'endisquer une partie de leur répertoire. Lisez l'article de Julien Bordier de l'Express et les commentaires du magazine français La Vie. Écoutez des extraits de leur disque en visitant leur site internet dont l'adresse est à la fin de l'article.


THE PRIESTS : VOUS CONNAISSEZ?
Connaissez-vous The Priests?
le 4 février 2009 16h57
par Julien Bordier

Vous avez peut être lu des articles à droite à gauche sur The Priests, un boys band à la sauce catho. Oui ? Non ? Rappel des faits.


Printemps 2008

Trois curés d'Irlande du Nord, David Delargy, 44 ans, et les frères Eugene et Martin O'Hagan, 48 et 45 ans, signent un contrat d'1 million de livres – 1,3 million d'euros, un montant colossal digne de U2 - avec la major Sony BMG. Imaginez le marché : plus d'un milliard de catholiques dans le monde !


Novembre 2008

Le disque, enregistré dans la basilique Saint Pierre avec les choeurs du Vatican, sort dans une trentaine de pays. Jackpot. Cette collection de chants liturgiques (Ave Maria, Pie Jesu, O Holy Night) s’est vendu à 1,2 millions d'exemplaires dans le monde. Le trio n'a pas touché un penny. Les bénéfices sont reversés à des oeuvres caritatives.


Février 2009

Les trois religieux, soutenus par le Vatican, sont devenus des rockstars. Mais ils restent fidèles à leur mission. Ils ont refusé une tournée aux USA début 2009, car elle était incompatible avec leurs obligations (deux messes quotidiennes, visites de malades, cours…). Leur disque est dans les bacs de l’Hexagone depuis le début de la semaine. Un DVD arrive bientôt.

Article paru sur le blog de Julien Bordier qui responsable de la rubrique Culture de LEXPRESS.fr et qui écrit aussi des papiers musique dans L'Express.

________________________________________

Le magazine français La Vie écrit dans son édition du 8 février 2009

"Eugène O'Hagan, Martin O'Hagan et David Delargy sont trois prêtres irlandais. Ils se sont rencontrés au Collège St MacNissi, dans le comté d'Antrim en Irlande du Nord. Leur vocation les a ensuite conduits au séminaire de Belfast, puis au Collège Irlandais de Rome. Ils se sont finalement installés sur leur terre natale, où ils officient chacun dans une paroisse du diocèse de Down et Connor.
Pendant tout ce temps, les trois prêtres catholiques n'ont eu de cesse de chanter ensemble. Au point que leur notoriété a dépassé les murs de leurs églises, jusqu’à atteindre le Pape, qui les a invités récemment à venir interpréter des chants liturgiques au Vatican."

"Leur notoriété s'étant alors répandue au-delà du cercle catholique, leur histoire populaire s'est concrétisée en enregistrant cet album. Produit par Mike Hedges (U2, Dido), et enregistré au Vatican sous la direction de Monseigneur Pablo Colino, l'album contient les plus belles oeuvres liturgiques qui ont marqué depuis toujours l'histoire du chant et de l'Eglise : Minuit Chrétien (en français), Ave Maria (de Schubert), Pie Jesu (d'Andrew Lloyd Webber), O Holy Night, Gloria, Irish Blessing, Panis Angelicus (de César Franck)…

'’Hagan et Père Delargy seront reversés à des oeuvres caritatives de leur choix. La presse britannique a déjà largement couvert l'événement, de la BBC au Daily Mail, en passant par Sky News, The Times et The Guardian.

L’album « The Priests » est disponible dans le commerce depuis le 2 février 2009 chez Sony Music.
Pour toutes celles et ceux qui sont sensibles à l’émotion véhiculée par les chants sacrés."


Détails biographiques

Père David Delargy, 44 ans, de la paroisse de Hannahstown: Eglise "St. Joseph" et église "St. Peter, the Rock". Diocèse de Down et Connor

Père Martin O' Hagan, 45 ans, de la paroisse de Cushendun: Eglise "St. Patrick (Craigagh)", église " St. Mary, The Star of the Sea (Culraney) ». Diocèse de Down et Connor

Père Eugene O' Hagan, 48 ans, de la paroisse de Ballyclare et Ballygowan: Eglise "The Sacred Heart" et église « The Holy Family ». Diocèse du comté de Down et Connor


Pour en savoir plus


visitez leur site internet en français

avec des extraits de leur disque

ou encore

regardez leurs vidéos sur YouTube



_____________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Mercredi 11 Février 2009

Je rencontre des amis qui arrivent de Compostelle. Toute une expérience pour eux. Quelle montée! L'hiver nous environne. Le carnaval est là.


UN CHEMIN DE COMPOSTELLE...
Déjà Pâques se profile à l'horizon...et il y a cette montée vers Pâques qu'est le Carême qui commence à la fin de février.

Comment vivrons-nous ici notre "chemin de Compostelle" cette année?

Bon carême et Joyeuses Pâques!

Hermann Giguère ptre p.h.
Supérieur général du Séminaire de Québec


le 1 février 2009


_____________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Dimanche 1 Février 2009

Depuis 11h30, le 23 janvier 2009, l’actualité du Vatican est disponible sur YouTube, le site de partage mondial de vidéos, dont Google est propriétaire.


VATICAN, GOOGLE ET YOUTUBE
Un accord vient d'être signé entre Google et le Vatican. Cette nouvelle interface permet de diffuser dans le monde entier, en quatre langues, les activités du Pape et de la Curie, les grands discours de Benoît XVI ou encore les vidéos de ses voyages apostoliques. Douze vidéos sont d’ores et déjà en ligne sur le site :
http://www.youtube.com/vatican

Une conférence a eu lieu ce vendredi 23 janvier 2009, dans la salle de presse du Saint-Siège, pour expliquer les modalités de cet accord. Depuis plus d'un an, le Centre de télévision du Vatican (CTV) et la Radio Vatican produisent chaque jour des vidéos sur l'activité du Pape et les événements du Vatican.

le Père Lombardi a annoncé que la nouvelle chaine au Vatican sur You Tube, sur laquelle seront diffusées des informations-vidéos en anglais, espagnol, allemand et italien, sur l'activité du Pape et les évènements au Vatican, d'une durée ne dépassant pas deux minutes et qui seront mises à jour quotidiennement (une à deux informations par jour).

L'accord signé avec Google permet de mettre ce matériel à disposition de tous ceux qui, quelles que soient leur nationalité, leur position religieuse et idéologique, sont intéressés à la parole du Pape et de l'Église catholique. Depuis la page d'accueil du portail, on pourra également développer l'information et trouver les textes complets de manière à situer les brèves informations vidéos dans leurs contextes. Il sera également possible de publier des commentaires et profiter de toutes les formes d'interactivité habituelles de YouTube.

Au cours de la conférence de présentation de cet accord a aussi été dévoilé le message du Pape pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 (dont vous pouvez consulter l'intégralité à la page : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=260696), un message qui a pour thème les nouvelles technologies. Pour le Président du Consil pontifical pour les communications sociales Mgr Claudio Maria Celli, le Pape propose un véritable plan de travail, son texte étant "un résumé des engagements et des responsabilités que les hommes de communication sont appelés à assumer dans un contexte caractérisé par l'accroissement des nouvelles technologies, qui constituent un nouvel environnement, une nouvelle culture. Selon Mgr Celli, le document traduit la confiance que le Pape place dans les médias.

Au cours de cette conférence de presse du VIS - Service de presse du Vatican -le Père Lombardi a expliqué que la page web de la chaîne contient différents liens par lesquels l'utilisateur peut trouver des informations et de la documentation plus large et complète sur le Pape, le Vatican et l'Eglise catholique. Les
principaux liens sont connectés aux pages web de CTV et de Radio Vatican (dans ses diverses langues), à celle du Vatican (www.vatican.va) et à la nouvelle page de l'Etat de la Cité du Vatican. "Le lien à la chaîne h2onews est très important -a-t-il dit- puisqu'elle transmet d'autres informations vidéo sur la vie de l'Eglise dans le monde".

Le Père Lombardi a encore dit que "sous la principale vidéo, d'autres liens permettent de se connecter avec les fonds d'informations vaticanes de l'actualité: dans chaque sous-chaine linguistique se trouve le lien à la page web de RV dans la même langue, le lien à la page du Bulletin de la Salle-de-Presse (avec les textes complets en langue originale) et le lien à l'édition de l'Osservatore Romano dans la langue correspondante".

Etant donné la possibilité d'échanger, d'établir des relations, etc, sur la plateforme You Tube, "nous étudierons le moyen de gérer le flux mondial de commentaires et de réponses", a souligné le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège.



Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.


__________________________

January 17, 2009 11:09 AM PST

POPE BENEDICT THE NEXT YOUTUBE STAR?

Posted by Leslie Katz, senior editor of CNET's Crave, covers gadgets, games, and most other digital distractions.


The Vatican--which recently endorsed an iPhone prayer app and gave its blessing to gadget evangelism--is displaying further receptivity to technology with Saturday's announcement that Pope Benedict XVI will get his own YouTube channel.

According to the Associated Press, the Vatican TV Center and Vatican Radio are collaborating with Google on the project, and texts and video of the Pope's speeches, as well as news about the pontiff, will be posted directly to the channel. More details on the project will be released next week, the Vatican press office said.

Given past tech-friendly moves by the Vatican, the YouTube announcement is not all that surprising.

Catholic Church officials have said that consumer electronics are necessary for distributing the Bible in today's world.

Besides printed text, "the voice of the divine word must also resonate over the radio, Internet channels with virtual online distribution, CDs, DVDs, iPods, and on television and cinema screens," read an official statement released during a gathering of Catholic bishops in October.

That includes iBreviary (qui existe en français - voir la présentation), the iPhone app that got a nod from church officials. Created by the Rev. Paolo Padrini and Web designer Dimitri Giani, it allows users to load the Breviary prayer book, prayers for saying a Catholic Mass, and other prayers.

The with-it Pope even got a 2GB white iPod Nano as a gift and uses acronyms in his text messages. He famously signed a mobile text sent to gatherers at last year's Catholic youth day rally in Sydney, Australia with "BXVI."

_______________________________________

Benoît XVI invite les jeunes à évangéliser le continent numérique
Présentation du Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales

ROME, Vendredi 23 janvier 2009 (ZENIT.org) - C'est aux jeunes de la ‘génération numérique' que Benoît XVI a confié le devoir d'évangéliser grâce aux nouvelles technologies. Dans son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales, le pape a aussi salué le « potentiel extraordinaire » de ce monde numérique, à condition de le rendre « vraiment accessible à tous » et de l'utiliser « pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

Le Message sur le thème ‘Nouvelles technologies, nouvelles relations. Encourager une culture de respect, de dialogue, d'amitié', a été rendu public ce vendredi 23 janvier.

Le pape a lancé un message aux jeunes, à la « génération dite ‘numérique' », dont la « croissance est étroitement liée à ces nouvelles technologies de communication ». « A vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, le devoir d'évangélisation de ce ‘continent numérique' vous revient en particulier. Sachez prendre en charge avec enthousiasme l'annonce de l'Évangile à vos contemporains ! », a ajouté Benoît XVI.

Dans ce Message pour la prochaine Journée Mondiale des Communications Sociales, qui aura lieu le 24 mai, le pape a également salué le « potentiel extraordinaire des nouvelles technologies lorsqu'elles sont utilisées pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

Ainsi, « si les nouvelles technologies doivent servir au bien des individus et de la société, ceux qui les utilisent doivent éviter le partage de mots et d'images dégradantes pour l'être humain, et exclure ainsi ce qui alimente la haine et l'intolérance, ce qui avilit la beauté et l'intimité de la sexualité humaine, ce qui exploite les faibles et les personnes sans défense », a-t-il poursuivi.

Tout en saluant le « concept d'amitié » qui a « joui d'une nouvelle relance dans le vocabulaire des réseaux sociaux numériques apparus ces dernières années », le pape a également invité dans son Message à « être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié ».

« Quelle tristesse si notre désir de soutenir et de développer des amitiés on-line se réalisait au prix de notre disponibilité pour la famille, pour les voisins et pour ceux que l'on rencontre dans la réalité quotidienne, sur notre lieu de travail, à l'école, durant le temps libre », écrit-il.

« Lorsque le désir de connexion virtuelle devient obsessionnel, la conséquence est que la personne s'isole, interrompant une réelle interaction sociale. Cela finit même par déranger les moments de repos, de silence et de réflexion nécessaires à un sain développement humain », a mis en garde le pape.

Dans ce Message, Benoît XVI a enfin souhaité que l'on se préoccupe « de faire en sorte que le monde numérique (...) soit un monde vraiment accessible à tous » et particulièrement « à ceux qui sont déjà économiquement et socialement négligés ».

Marine Soreau
____________________________

30 janvier 2009

Première semaine de Benoît XVI sur YouTube, par le P. Lombardi
Un bilan chiffré très positif

ROME, Vendredi 30 janvier 2009 (ZENIT.org) - Les « clips » du Vatican ont été visionnés quelque 750.000 fois dès la première semaine en ligne sur « YouTube », révèle le P. Federico Lombardi.

En effet, le « canal du Vatican » sur YouTube mis en place vendredi dernier a fait l'objet d'une première évaluation par « Google » au bout de six jours.

Les experts de Google estiment que le Vatican se trouve en cela dans la norme des autres institutions mondiales, indique le P. Lombardi. Les personnes « inscrites » sur ce portail sont environ 15.000 ce qui est plus que la normale.

Or, les autres institutions présentes sur YouTube depuis longtemps jouissent d'archives plus fournies, fait observer le responsable des principaux media du Vatican.

Les nouveaux clips ont été publiés au rythme de deux par jour en moyenne. Sont venus s'y ajouter, le Jour de la mémoire de la Shoah, le 27 janvier, trois vidéos des interventions publiques de Benoît XVI sur ce sujet.

Le canal YouTube du Vatican a donc ajouté une corde à son arc : puiser dans les archives à chaque fois que l'actualité en donne l'occasion pour faire connaître la position du pape et du Saint-Siège sur des sujets brûlants.

A l'occasion du 25e anniversaire de la création du Centre télévisé Vatican (CTV), le 18 décembre dernier, le pape avait accordé une audience aux dirigeants et au personnel du CTV, et il avait souhaité une présence grandissante sur Internet.

« Aujourd'hui, disait le pape, Internet appelle à une intégration accrue de la communication écrite, sonore et visuelle, et encourage donc à élargir et intensifier les formes de collaboration entre les médias qui sont au service du Saint-Siège ».

Anita S. Bourdin


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Vendredi 23 Janvier 2009

Bréve réflexion sur la fête de Noël.


UNE VENUE ET TROIS FRUITS
Je fais appel à votre expérience de parents et d'enfants. Oui! je vous pose une question. Quand quelqu'un est venu vous voir ou vous rencontrer ou encore quand un ami est venu jouer avec vous ou faire une activité, qu'est-ce que vous vous dites quand la personne n’est plus là?

Oh! hélas peut-être! des choses négatives du genre : « Enfin, il ou elle est partie ».

Mais, il se peut aussi que vous soyez bien content. Qu'est-ce que vous dites alors? Des chose du genre : « Ça m'a fait du bien de voir cette personne et de lui parler » ou « Ça a été formidable, cela m’a comblé comme je ne m'y attendais pas » ou « J'attends avec plaisir la prochaine fois » ou encore « Ça m’a stimulé et inspiré ».

Toutes sortes de réactions qui disent les effets heureux de cette visite, de cette rencontre. Hé bien! À Noël, jour de la Nativité de Jésus, nous avons une visite qui nous fait du bien. « Aujourd'hui, lit-on dans l'évangile, vous est né un Sauveur. »

Qu'est-ce que cette visite, cette rencontre, cette naissance, cette nativité apporte au monde?

On pourrait dire que les trois choses dont notre monde a le plus besoin sont, un, de sortir de l'obscurité où il risque de sombrer à tout moment, deux, de refaire ses forces morales pour acquérir un supplément d’âme, un bonheur partagé par le plus grand nombre et, trois, de nous permettre d'agir avec confiance en nous appuyant sur une aide réelle et bienvenue.

Hé bien ! ces trois choses-là sont les trois fruits de la venue de notre Sauveur Jésus-Christ que nous fêterons à Noël. Saint Beranrd les développe avec brio dans une homélie que j'ai lue récemment et qui m'a inspiré ce mot.

Joyeux Noël et Bonne Année!

Hermann Giguère, ptre p.h.
Supérieur général du Séminaire de Québec

le 2 décembre 2008

Pour un développement de ces trois fruits pour aujourd'hui cliquez ici.

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Vendredi 12 Décembre 2008

Voici un récit émouvant, questionnant et surprenant de l'auteur de best-sellers, comme "Hypothèses sur Jésus", Vittorio Messori, journaliste italien renommé internationalement. Dans sa dépêche de Rome du 1 décembre 2008, Zenit.org présente un article intitulé "Vittorio Messori : histoire d’une conversion" ou "Une vie passée à « rendre raison » de la foi". Oui! la foi et la raison ne s'opposent pas. Au contraire. Bonne lecture.


VITTORIO MESSORI : UN CONVERTI
Une histoire bien singulière que celle de l'écrivain Vittorio Messori, écrit le journaliste Antonio Gaspari. Auteur de best-sellers vendus à des millions d'exemplaires dans le monde entier (voir plus bas les commentaires d'un jeune lecteur français de 27 ans ). Seul journaliste de l'histoire à avoir écrit un livre d'entretiens avec le pape Jean-Paul II (« Au seuil de l'espérance ») et à avoir interviewé le cardinal Joseph Ratzinger (« Entretiens sur la foi »), futur pape.

Son livre « Au seuil de l'espérance » s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires et a été traduit en 53 langues !

Pourtant, jusqu'à l'âge de 23 ans, Messori n'était absolument pas catholique. Né dans une famille agnostique ou pour le moins anti-cléricale, il a grandi et été éduqué dans une culture rationaliste indifférente au mystère religieux et hostile à l'idée même que Dieu puisse exister. Etudiant à l'université, il a été le disciple de maîtres du laïcisme comme Norberto Bobbio et Galante Garrone. Egalement journaliste de « la Stampa ».

C'était en été 1964, à Turin, à l'époque où on entrevoyait déjà les premières lueurs des évènements imminents de Mai 68, avec les étudiants d'université qui se nourrissaient de Sigmund Freud, Karl Marx, Wilhelm Reich, et au moment où le monde catholique se débattait dans les problèmes de l'après-Concile Vatican II. C'est alors, dans ce contexte, que Messori fait une rencontre avec le Christ, et sa vie, d'un coup, change.

L'histoire du fils d'un charpentier de Nazareth qui se disait le fils de Dieu et qui, bien qu'innocent, est mort sur une Croix, a fait irruption dans la vie de cet étudiant, si profondément, qu'il en est résulté un premier livre « Hypothèses sur Jésus », qui sera un best-seller mondial.

C'est le vaticaniste Andrea Tornielli qui raconte la conversion, les aventures, les expériences, les pensées d'un catholique simple et sans fioritures, apologiste doué de raison, solide et réaliste. Ce journaliste a réussi l'exploit d'interviewer Vittorio Messori dans un ouvrage intitulé « Pourquoi je crois. Une vie pour rendre raison de la foi », qui vient de sortir chez Piemme.

Dans ce dialogue dépouillé et essentiel, Messori raconte que personne ne croyait au succès de son premier livre « Hypothèses sur Jésus ». Beaucoup ont cherché à le dissuader. Les anti-cléricaux se montrèrent hostiles, et les catholiques sceptiques.

Convaincus que le livre ferait un flop éditorial, les salésiens de la SEI, ses premiers éditeurs, le gardèrent dans un tiroir pendant plus d'un an et n'en imprimèrent que trente mille exemplaires dans une première édition.

Aujourd'hui ce petit livre a dépassé le million d'exemplaires vendus, a été traduit en plus de 30 langues, et bien qu'ayant été écrit au milieu des années soixante-dix, se vend encore à 20-30.000 exemplaires par an.

Mais Messori explique qu'il n'a aucun mérite, que c'est le Christ qui interpelle encore l'humanité.

Un Christ qui continue à susciter les débats comme en témoigne la récente interdiction en Espagne d'exposer les crucifix dans les salles de classe.

Vittorio Messor a commenté ce fait pour ZENIT : « je ne vais pas me scandaliser ni m'arracher les cheveux pour ce qui s'est passé en Espagne, parce que je suis convaincu qu'un peu de difficultés et d'hostilité fait du bien au christianisme, le réveille, lui fait prendre conscience de son identité ».

« L'Histoire l'enseigne : les persécutions ont été l'occasion pour les chrétiens de se multiplier » a-t-il expliqué.

Dans sa préface, Tornielli précise que Messori « a écrit le livre qu'il ne trouvait pas ».

Messori ne cherchait pas une « analyse de la société, de la pauvreté matérielle et de ses causes, de l'engagement politique et social des catholiques, de l'application des sciences humaines au christianisme ».

L'écrivain converti était en quête de réponses aux questions qu'il se posait : « Qu'y a-t-il de vrai dans cette histoire, dans ce récit, qui depuis deux mille ans retentit dans le monde ? JésusChrist est-il vraiment le fils de Dieu ? Est-ce vraiment Lui le Messie qu'attendait Israël, annoncé par les prophéties ? Et, surtout, est-il vraiment ressuscité ? ».

Mais avant tout, Messori recherchait des certitudes sur l'authenticité historique de cet homme venu au monde dans ce village perdu de l'Empire romain et qui, par la révolution de l'amour et de la charité, a changé l'histoire de l'humanité.

Sa conversion, raconte Messori dans son livre, avait été précédée par un fait extraordinaire : un coup de téléphone d'un oncle mort, jeune, d'une attaque cérébrale. L'écrivain, qui est quelqu'un de rationnel, sait de façon certaine qu'il n'a pas rêvé et n'a pas été non plus victime d'hallucinations.

Puis en juillet et août 1964, alors qu'il travaillait comme standardiste à la Stipel, la compagnie téléphonique d'alors, il tomba par hasard sur un exemplaire des Evangiles. Tandis qu'il le lisait avidement, il se produisit un phénomène que Messori décrit comme une « Lumière qui explose soudainement », une « rencontre mystérieuse » quasi physique avec Jésus.

Le célèbre écrivain se dépeint lui-même comme étant un « Emilien ayant les pieds sur terre », aux antipodes de la vie mystique et ascétique. Et pourtant, raconte-t-il, il vécut ces deux mois « immergé » dans une « expérience mystique » qu'il n'aurait jamais imaginée, qu'il n'avait pas connue auparavant. Un état de pleine lumière « avec la lumineuse certitude d'avoir vu la Vérité, avec toute sa force, toute son évidence ». Une vérité qui « m'a été montrée sans que je l'ai attendue ni méritée ».

Dans son introduction, Tornielli décrit Vittorio Messori comme « une figure atypique dans le panorama ecclésial et culturel d'aujourd'hui. Un homme qui ne mâche pas ses mots, ne parle pas l'‘ecclesialese', ce langage d'Eglise autoréférentiel typique, souvent stéréotypé et d'autant plus répétitif qu'il est moins branché sur l'expérience humaine réelle. Quelqu'un qui ne se laisse pas facilement embrigader, quelqu'un d'inclassable. Ni traditionaliste, ni moraliste ou ‘théoconservateur' ».

Tornielli raconte que Messori n'a qu'un seul grand regret : « constater chaque jour que la ‘conversion de l'esprit' - qui chez lui a été, et est, totale - trop souvent ne s'est pas accompagnée de la ‘conversion du coeur'. Et qu'il doit donc soupirer comme ‘son' Blaise Pascal qu'il y a loin, en lui chrétien, de la pensée à la vie ! ».

Antonio Gaspari
_____________________________________

Voici un commentaire des plus intéressant sur le best-seller de Messori "Hypothèses sur Jésus"

Par Mr. Marc Bletry (France) -
27 ans chercheur en science des matériaux, passionné de science (math, physique, bio, neuro...), d'éducation, de spiritualité chrétienne...

Messori a ecrit ici un livre capital, presentant a grands traits les trois possibilites : 1) Jésus est un mythe et n'a pas existe 2) Jésus a existé mais on a beaucoup exagéré et transformé la réalité 3) Jésus a existé et les textes évangéliques nous racontent son histoire.

Il le fait en se basant sur une synthèse critique des résultats historiques récents et montre comment, finalement, la foi peut constituer la seule réponse ré ellement rationnelle... si vous vous posez la question de comment se réalise ce tour de force, lisez-le : c'est un peu long a développer.

Le livre date un peu par certains aspects (il gagne beaucoup a être complété par la lecture de deux tomes récents du même auteur : "Il a souffert sous Ponce Pilate" et "Ils disent il est ressuscité" qui bénéficient de résultats très récents et capitaux, notamment des découvertes récentes dans les manuscrits de la Mer Morte). Toutefois ce volume reste celui qui donne un point de vue général sur la question de l'historicité des évangiles et du Christ, dans un langage un peu polémique, mais qui du coup se lit facilement. Messori cite abondamment les détails qui montrent la parfaite connaissance des auteurs des récits évangéliques, met le fait en contraste avec la divinisation d'un homme dans le milieu juif, a priori le seul réfracteire à cette idée à l'époque, etc. : abondance de paradoxes rationnels. On peut regretter toutefois le manque de références : l'envie prend parfois d'aller plus loin.

A ma connaissance, ce livre est sans équivalent dans son genre.


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Antonio Gaspari le Mercredi 3 Décembre 2008

Placido Domingo rend hommage à Jean-Paul II, 'l'homme le plus extraordinaire' qu'il ait rencontré dans tout le cours de sa vie. Il met sa voix au service du "poète" Jean Paul II dans un nouvel album intitulé "Amore infinito" (Amour infini). Placido Domingo, grand admirateur de Karol Wojtyla, avait fait part de ce projet en avril 2005, quelques jours après la mort du pape polonais. Les poèmes de Karol Wojtyla ont "une grande valeur littéraire", avait-il alors déclaré. Le chanteur s'était produit trois fois devant Jean Paul II à Rome, Mexico et New-York, et avait été reçu par lui à trois reprises. Les textes de Karol Wojtyla sont écrits en polonais et traduits en italien, espagnol ou anglais. Plusieurs compositeurs ont travaillé sur cet opus, notamment le fils du ténor Placido Domingo junior, Maurizio Fabrio, Antonio Galbiatti ou Kaballà, avec une orchestration de Jorge Calandrelli.

Voir le communiqué de presse de l'Agence France Presse (AFP) suivi de celui du Service de Presse du Vatican (VIS)plus bas.


DOMINGO CHANTE JEAN-PAUL II
CITE DU VATICAN (AFP) - vendredi 28 novembre 2008. Placido Domingo rend hommage à Jean-Paul II, "l'homme le plus extraordinaire" qu'il ait rencontré dans sa vie, en prêtant sa voix à douze poèmes du pape polonais mis en musique pour un disque que le ténor espagnol a lui-même présenté vendredi au Vatican.

Parmi les poésies laissées par Karol Wojtyla, Placido Domingo a choisi "celles qui parlaient à tous les hommes", qu'ils soient catholiques ou non, a expliqué le chanteur lyrique.

Odes à l'amour maternel, à la liberté humaine, à la lumière du soleil, mais aussi tourment d'un travailleur d'une usine d'armement, sont recueillis sous le titre générique "Amore infinito" (Amour infini).

Les textes écrits en polonais et traduits en italien, espagnol ou anglais ont été mis en musique par divers compositeurs, dont le fils du ténor Placido Domingo junior, Maurizio Fabrio, Antonio Galbiatti ou Kaballà, avec une orchestration de Jorge Calandrelli.

Placido Domingo, qui a chanté plusieurs fois devant Jean-Paul II, a expliqué lui avoir demandé l'autorisation de travailler sur ses poèmes lors de la dernière de leurs quatre rencontres au Vatican, un an avant sa mort (survenue le 2 avril 2005).

Le disque, enregistré avec la participation de l'orchestre symphonique de Londres, est édité par Deutsche Grammophon. Le ténor prévoit aussi pour les prochain mois une tournée de dix concerts, dont un en Pologne "et sans doute aussi en Italie, en Allemagne et au Mexique", son pays d'adoption.

______________________________

Voici le communiqué du Service de Presse du Vatican (VIS)

SUR DES POESIES DE JEAN-PAUL II

CITE DU VATICAN, 28 NOV 2008 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du
Saint-Siège, a été présenté l'album interprété Amour infini, recueil de
chansons inspirées à des poésies de Jean-Paul II et interprétées par Plácido
Domingo (édition de la Deutsche Grammophon). La conférence de presse a été
animée par Mgr Giampaolo Crepaldi, Secrétaire du Conseil pontifical Iustitia
et Pax, accompagné de M.Plácido Domingo, de Mgr Giuseppe Scotti, Président
de la Librairie Vaticane, de M.Michael Lang, Président de la Deutsch
Grammophon, de M.Fernando Marín, Président de la société Tredici, et de
M.Adrian Berwick, Producteur du projet pour la Tredici Spa.

L'initiative, a tout d'abord indiqué Mgr Crepaldi, réunit poésie et
musique dans des chansons magnifiquement interprétées par Plácido Domingo et
le London Symphony Orchestra. Ces pièces parcourent la vie de Jean-Paul II,
vécue parfois dramatiquement avec la passion de Dieu et de l'homme. "Quel
est le secret de la poésie de Karol Wojtyla exprimée dans ces textes?",
s'est demandé Mgr Crepaldi. Pour Jean-Paul II "tout vient d'un oui de Dieu à
l'homme, tout naît de l'amour infini de Dieu. C'est également un oui à la
dignité humaine, aux besoins profonds de l'homme, un oui au monde et à une
vie faite de beau, de bon et de juste. Avec ce oui à l'homme, Dieu le prend
par la main pour le placer au sommet de la création, en lui donnant un
destin d'éternité. La lumière de ce oui divin éclaire la vie entière de
l'homme, lui fait comprendre ce qu'il est vraiment et quel est son destin,
mais aussi la grande importance des relations humaines, la filiation commune
des hommes et la fraternité, la façon de les vivre dans la dignité et pour
le bien commun. Son oui initial dit que Dieu appelle l'homme en l'aimant, en
se sacrifiant pour lui, chose incroyable sauf pour le christianisme. A la
source de la religion chrétienne il n'y a pas le oui de l'homme mais celui
de Dieu". C'est dans ce sens que les chansons inspirées de la poésie de
Jean-Paul II "touchent de multiples sujets, comme la famille, le travail, la
guerre, la patrie, toutes puisant leur inspiration dans le oui de Dieu à
l'homme et dans son amour infini".

Ensuite Mgr Scotti a indiqué que l'album est fidèle aux poèmes du Pape
bien qu'il ait fallu les mettre en musique et en chanson afin de les
exalter. A la base de cette création il y a la rencontre de Plácido Domingo
"avec un homme, avec un croyant, un Pape qui lui a offert une perspective".
Habitué aux choses et aux hommes vus à travers son art, l'artiste a été
frappé et fasciné par celui qui lui offrait un autre point de vue. "En se
faisant l'écho de Karol Wojtyla, Plácido Domingo peut témoigner par son
chant que le monde est rempli de forces cachées, dénoncées avec courage. Il
peut ajouter que malgré ce l'amour explique tout et répéter avec Jean-Paul
II que Jésus est venu dans ce monde pour montrer à tous ce qu'est l'amour de
Dieu. Cet album reflète en quelque sorte ce que Benoît XVI écrivait à
l'occasion de la XIII session publique des Académies pontificales: Il faut
s'appliquer à comprendre le lien profond qu'il y a entre la recherche de la
beauté et celle de la vérité et de la bonté".

Cet album, a conclu Mgr Scotti, "fait prendre conscience de ce qu'on a à
peine creusé dans un riche héritage, culturel et spirituel, que Jean-Paul II
nous a seulement fait entrevoir. Son oeuvre peut nous aider à mieux
comprendre...que le monde et l'histoire nous ont été confiés. Nous sommes
devenus les bâtisseurs d'un temps où la nature et l'humanité seront
réconciliées entre-elles et avec Dieu".

VIS 081128 (630)

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Samedi 29 Novembre 2008

Hé oui! Le Vatican mise sur l'énergie solaire. L'agence Reuters nous annonce, mercredi le 26 novembre 2008, qu'un vaste panneau solaire est entré en service au Vatican, dont les ambitions en matière d'énergie propre pourraient en faire à terme un exportateur d'électricité. Lisez l'article qui suit pour en savoir plus.


LE VATICAN SE MET AU VERT
Le panneau couvre le toit de la salle Nervi, où le pape tient ses audiences générales et où se déroulent les concerts.

Ses 2.400 plaques photovoltaïques réparties sur 5.000 m2 doivent fournir 300 MW/h par an, énergie nécessaire à l'éclairage, au chauffage et à la climatisation de la salle Nervi et des bâtiments voisins.

Après des semaines d'essais, il est entré en service quelques heures avant que le pape Benoît XVI tienne ce que le Saint-Siège qualifie de "première audience générale écologique".

L'installation, qui représente un investissement de 1,2 million d'euros, a été conçue et offerte par les firmes allemandes SolarWolrd et SMA Solar Technology.

Elle permettra au Vatican de réduire de 225 tonnes ses émissions annuelles de gaz à effet de serre et d'économiser l'équivalent de 80 tonnes de pétrole.

Une centrale solaire, qui pourrait être construite sur un terrain du nord de Rome où se trouve l'émetteur de Radio Vatican, est par ailleurs à l'étude.

Philip Pullella, version française Jean-Philippe Lefief


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Philip Pullella le Vendredi 28 Novembre 2008

Réflexions

Christian Rioux, correspondant du journal Le Devoir à Paris, nous livre des réflexions passionnantes sur la visite du pape Benoît XVI Paris et à Lourdes en septembre 2008. "Comment imaginer deux hommes plus différents? écrit-il. D'un côté, un président divorcé deux fois qui fréquente les stars, les yachts luxueux et cultive les déclarations-chocs. De l'autre, un théologien à la voix presque inaudible qui semble se complaire dans des discours truffés de citations latines."


L`ANTI-STAR
Si la visite de Benoît XVI en France cette semaine [12-13 septembre 2008 à Paris et 13-14-15 septembre 2008 à Lourdes] a produit un choc culturel, il était peut-être dans cette brève rencontre avec Nicolas Sarkozy.

Cette visite a pourtant relancé un débat que l'on croyait clos. Le président français en a profité pour faire la promotion de ce qu'il nomme la « laïcité positive ». Discret, le pape s'est contenté de se dire ouvert à « une nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l'importance de la laïcité ». Il avait déjà défini le contexte de sa visite en affirmant : « La foi n'est pas politique et la politique n'est pas une religion. »

On s'interroge depuis quelque temps sur ce que peut bien signifier cette « laïcité positive » qu'évoque régulièrement le président français. Si cette laïcité nouvelle consistait à mettre de côté un vieux discours anticlérical toujours vivace dans certains milieux, pourquoi pas. S'il s'agissait de reconnaître la contribution de la religion catholique à l'histoire de l'humanité, va encore. Mais s'il était question d'abandonner la réserve qui avait jusqu'ici caractérisé tous les présidents de la Ve République, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac, il s'agirait d'une autre histoire.

C'est avec raison que de nombreux Français s'irritent aujourd'hui d'un président qui, en rupture avec la tradition, ne cesse d'afficher sa foi à tout propos. Un peu de la même façon qu'à une autre époque, il parlait sans pudeur de sa vie amoureuse. Si la France doit combattre l'anticléricalisme revanchard qui l'a parfois caractérisée, elle peut néanmoins s'enorgueillir de la réserve dont ont fait preuve dans le passé ses représentants dans le domaine religieux. Tout comme elle peut s'enorgueillir d'une école où (comme les policiers et les juges) les enseignants n'ont pas le droit de porter le voile, la croix ou la kipa dans l'exercice de leurs fonctions. Avec pour résultat que, même si le pays accueille les plus grandes communautés juive et musulmane d'Europe, celles-ci ne désertent pas l'école publique au profit de l'école privée. Tous les pays ne peuvent pas afficher un tel bilan.

À suivre cette visite du pape à Paris, on se prend néanmoins à regretter que Benoît XVI n’ait pas honoré de sa présence les festivités du 400e anniversaire de Québec. Peut-être leur aurait-il instillé le regard historique qui leur a tant manqué.

À l'époque du storytelling et des petites phrases, ce pape est un anachronisme. On dirait un homme du XIXe siècle égaré à Disney World. Alors que des milliers de fidèles l'attendent sur le parvis de Notre-Dame, le voilà qui court s'enfermer au collège des Bernardins pour s'adresser à un auditoire composé de 600 intellectuels. Tout cela pour prononcer, dans un français châtié, une conférence ardue sur les origines de la culture européenne et pleine de références à d'obscurs théologiens. Et pourtant, sous les somptueuses arches gothiques du XIIIe siècle, ces 600 esprits, parmi lesquels nombre d'athées et d'agnostiques, se sont pris au jeu.

Je ne suis pas du genre à m’intéresser à la petite cuisine de l’Église. L’ordination des femmes, la messe en latin et le mariage des couples divorcés ne me concernent pas plus que le sexe des imans, des rabbins ou des anges. Mais, à Paris, le pape avait décidé de livrer un message qui concernait tant les croyants que les non-croyants.

Je n'oserai vous résumer un discours dont l'exégèse reste à faire. Disons simplement que Benoît XVI s'est demandé ce qui avait donné naissance à la culture européenne apparue dans des monastères comme celui des Bernardins après la disparition de l'empire romain. Pour le pape, cette culture est née de la recherche de Dieu. Mais, dit-il, elle n'est pas née d'un livre unique, la Bible, mais des Écritures. Des Écritures qui ne prennent leur sens que par les interprétations souvent contradictoires que l'homme en donne. Benoît XVI en déduit qu'à sa source, cette « culture de la parole » d'abord littéraire exclut à la fois le fondamentalisme, pour lequel seul compte le texte, mais aussi l'arbitraire subjectif, pour lequel toutes les interprétations se valent. La culture européenne serait fondée sur cette tension permanente entre la fidélité à un texte, une loi, un héritage, et la liberté de les interpréter.

On aura compris que le pape visait ainsi tous les intégrismes, catholique ou musulman, pour qui le texte est la voix de Dieu. Mais il visait aussi la propension des sociétés modernes à penser que toutes les opinions se valent. Bref, à ne plus chercher la vérité.

C'est pourquoi on peut penser que si le Pape avait investi le séminaire de Québec, comme il l'a fait cette semaine au collège des Bernardins, il aurait fait pâlir de honte le recteur de l'Université Laval, qui a choisi cet été de décerner à Céline Dion un doctorat honoris causa plutôt que demeurer fidèle la vocation de grand savoir de cette institution fondée en 1663. Va pour la légion d'honneur ou l'ordre du Québec, qui peuvent récompenser la réussite. Mais un doctorat n'est-il pas censé récompenser, bien au-delà de la popularité personnelle, ceux et celles qui ont fait avancer la connaissance ?

Qu'est-ce que le relativisme absolu dont parlait précisément Benoît XVI ? C'est justement de confondre Céline Dion avec un savant. C'est de faire croire que, malgré ses qualités réelles, parfois sublimes, une chanteuse populaire est l'équivalent d'un grand mathématicien ou d'un grand poète. Comme si les disques d'or et les Félix ne suffisaient pas. La mystification est peut-être utile pour attirer de lucratives clientèles étudiantes, mais c'est une façon sûre et certaine d'avilir la fonction de l'université. Que dirait-on, demain, si Benoît XVI, lui-même universitaire de haut vol et pianiste à ses heures, recevait un Grammy Award ?

On pourra discuter les opinions du pape autant que l'on voudra, on ne pourra pas dire que ce théologien nous prend pour des imbéciles. Comme certaines de nos élites.

Christian Rioux
Journal "Le Devoir" (Montréal)
vendredi 19 septembre 2008


Source
http://www.ledevoir.com/2008/09/19/206270.html

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Christian Rioux le Mercredi 24 Septembre 2008
1 ... « 5 6 7 8 9 10 11 » ... 18

Galerie
vitraux_ferland_bibliotheque.jpg
cour_vieux_seminaire_arbre.jpg
Fanal - Petit-Cap 034_5.jpg
gs.GIF
site_sme_sam_bouchard_large.jpg
Petit_Cap_chapelle_05_reduit.jpg

Album sur les édifices du Sémiaire de Québec avec diaporama


Dix conseils pour bien vieillir. Regardez le pps et passez le à d'autres. http://t.co/jyhAgeEnCD
Mercredi 29 Octobre - 21:06
RT @hgiguere: "Son visage et le tien" Alexis Jenni : la foi vécue à travers le prisme de nos sens Témoignage http://t.co/xGxDGZIV4p (via @…
Lundi 27 Octobre - 21:19
RT @newsva_fr: Messe à Sainte-Marthe-La pierre et les briques... - http://t.co/wVWMS6rYrU
Vendredi 24 Octobre - 21:57
RT @hgiguere: A MUST SEE TAP DANCE DUEL BY US SEMINARIANS!! Rome Collège nord américaine. À regarder. Formidable! : http://t.co/CkFayVJQa8
Vendredi 24 Octobre - 21:52






Archives du site internet du Séminaire de Québec (SME) depuis 2002