"Condamnation de l'avortement: l'approche pastorale permet plus de nuances". Pour une lecture pastorale des déclarations de Mgr Ouellet sur l'avortement. Ces réactions de l'abbé Réal Grenier apportent un éclairage bien approprié sur cette question à l'ordre du jour.


APPROCHE PASTORALE  AVORTEMENT
Publié le 17 mai 2010 à 05h00

Dans un article du journal Le Soleil de Québec le journaliste Jean-Pascal Lavoie fait part des réponses de l'abbé Réal Grenier, curé de Notre-Dame de Saint-Roch à Québec, concernant les propos du cardinal Ouellet rapportés par les journaux cette fin de semaine-ci, notamment lors d'un exposé au Congrès de Campagne Québec-Vie le 15 mai 2010 au Château Laurier à Québec.

Voici quelques-unes des réponses de l'abbé Grenier.

Jean-Pascal Lavoie note en commençant que l'abbé Grenier "a tenu à apporter une nuance entre les propos du cardinal Ouellet, qui représenteraient un absolu, et la réalité quotidienne." Puis le journaliste continue et cite l'abbé Grenier qui a affirmé d'emblée quand Le Soleil l'a interrogé, hier [16 mai 2010]: "Je ne peux pas condamner les propos du cardinal". "On ne corrige pas une injustice en en commettant une autre. Pour l'Église, la vie est un absolu, et c'est ce qu'on enseigne. Par contre, l'approche pastorale permet plus de nuances."

Et l'abbé Grenier, de rapporter le journaliste, souligne que le travail d'un prêtre est d'écouter, d'éclairer et, ensuite, de laisser la personne décider. "Je crois que c'est une nuance mal saisie, mais peut-être aussi mal dite par l'Église. Il ne faut pas croire que l'Église dit : 'je t'éclaire et tu n'as pas le choix d'obtempérer'. Notre rôle est d'aider les gens à prendre des décisions la conscience éclairée."

Respect de la conscience

Au cours de sa carrière, continue l'article de Jean-Pascal Lavoie, le curé Grenier n'a fait face à cette situation qu'une seule fois, mais il explique que c'est cette approche qu'il a adoptée. "Quand on rencontre un couple qui songe à l'avortement, quelle qu'en soit la raison, c'est l'éclairage que l'Église peut apporter, dans le respect de la conscience de chacun."

L'abbé Grenier concède néanmoins que ces situations sont extrêmement difficiles. "Je crois que souvent, l'avortement est un choix fait trop rapidement, sous la pression. D'où l'importance de bien accompagner les gens dans leur processus de décision. Et je conviens que l'Église n'est pas nécessairement structurée de façon idéale pour y parvenir."

Résumé d'un article paru dans le journal Le Soleil de Québec le 17 mai 2010 sous la signature de Jean-Pascal Lavoie http://bit.ly/cRIzst

*****


Perpectives théologiques et pastorales

Dans un texte intitulé « Perpectives théologiques et pastorales sur l'avortement » que vous trouverez sur le site internet du Séminaire de Québec Mgr Pierre Gaudette, spécialiste en éthique fondamentale, permet d'aller plus loin dans le sens des réactions de l'abbé Grenier. Il commence par mettre en garde contre deux extrêmes dans la façon d'aborder la question de l'avortement, puis il propose une approche respectueuse des valeurs défendues par l'Église en même temps que respectueuse des personnes qui sont confrontées à ce choix difficile. Dans les remous actuels sur cette question de l'avortement les réflexions de Mgr Gaudette peuvent contribuer, je l'espère, à mieux situer la question de l'avortement.

Lire le texte de la communication de Mgr Gaudette en format PDF

Mgr Pierre Gaudette P.H. a été pendant de nombreuses années professeur d'éthique fondamentale à l'Université Laval à la Faculté de théologie et de sciences religieuses. De 1974 à 1982, il fut Doyen de la Faculté de théologie. Après sa retraite de l'Université en 2002, il devint secrétaire-général de l'Assemblée des Évêques Catholiques du Québec, poste qu'il a occupé pendant six ans. Il est maintenant un conférencier recherché sur les questions morales et sur la spiritualité des prêtres. Très engagé auprès des vietnamiens arrivés au Québec comme " boat people", il continue de participer à des groupes qui parrainent des réfugiés.


_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

Rédigé par Hermann Giguère le Lundi 17 Mai 2010

Sylvain Lavoie, doctorant en théologie à l'Université Laval (Québec), réagit à la présence médiatique de la religion ces derniers temps. Il s'inspire de Fernand Dumont pour poser la question de la possibilité d'une médiation renouvelée entre foi et culture. Bonne lecture.


FOI ET CULTURE : MÉDIATION ?
Loin d'être indifférents au religieux, les médias en font plutôt un objet de débat de plus en plus virulent.

Manifestation récente à Montréal contre les agressions sexuelles de religieux envers les enfants. Les manchettes liées au religieux font ainsi régulièrement la première page des journaux.

Les récents débats autour de la dissimulation de cas de sévices sexuels par des prêtres pédophiles mettent à l'avant-scène le terrain sur lequel se joue l'interprétation des phénomènes religieux dans la société: les médias d'information. En effet, la place accordée à l'interprétation des phénomènes religieux dans les médias est paradoxale étant donné la baisse de la pratique religieuse des dernières années au Québec.

Loin d'être indifférents au religieux, les médias en font plutôt un objet de débat de plus en plus virulent. Par exemple, les manchettes liées au religieux font la première page des journaux, il est possible de consulter des «cahiers religion» dans certains quotidiens, etc.

Cependant, les récents propos du cardinal Marc Ouellet sur les rapports entre l'Église et les médias marquent plutôt un rapport d'opposition entre ces acteurs. Pour lui, les médias d'information sont un ennemi à abattre, puisqu'il les accuse de «mener une campagne» visant à «discréditer l'Église catholique» (Homélie de Pâques, 4 avril 2010). Mais au-delà de cette opposition, sommes-nous en train d'assister à une mutation du religieux dans l'espace médiatique et à une nouvelle manière pour la religion de s'y inscrire socialement?

Une religion sans culture ?

Les mutations actuelles du religieux soulèvent la question de l'interaction entre la culture et la religion dans l'espace public. En effet, l'inscription de la religion dans les médias d'information se fait d'une façon souvent détachée d'ancrages culturels, au profit de sa reconfiguration en système d'idées très visible. Un exemple est la création de la webtélé ECDQ.TV qui permet de suivre des liturgies en direct, d'écouter des reportages sur les événements diocésains, etc.

Alors que le catholicisme culturel issu de la Révolution tranquille des années 1960 cherchait ses points d'appui dans la culture ambiante, cette forme de médiatisation de la religion implique sa conversion dans des cadres virtuels hors culture. À partir de ce nouveau rapport entre la religion et les médias, nous assistons à des mutations de la religion et de la culture qui laissent place à de nouvelles formes de religiosité «exculturées» (Danièle Hervieu-Léger, 2003) sur lesquelles il faut s'interroger.

Pour ce faire, la perspective de Fernand Dumont sur la culture première et la culture seconde est d'une portée heuristique. Pour Dumont, la culture première correspond au mode de vie quotidien et au vécu, alors que la culture seconde procède d'une distanciation et de la reprise du vécu en expérience réfléchie (par exemple la science, l'art, etc.). Selon cette distinction, il apparaît que la difficulté de la médiatisation de la religion, qui appartient à la culture seconde, concerne le rapport de réflexivité avec la culture première. Les mutations du religieux dans les médias d'information ont alors pour effet de créer deux cultures parallèles, détachées l'une de l'autre. La crise qui en résulte a pour conséquence de distancer les marqueurs religieux et culturels dans la société, au profit de la médiation possible que pourrait constituer la religion dans l'espace public.

Les récents débats médiatiques mentionnés plus haut ont rendu visible cette distanciation de la culture première et de la culture seconde. Pour Marc Ouellet, «l'actualité semble se trouver assez loin de la Bonne Nouvelle. Les médias semblent converger pour mettre en doute la Bonne Nouvelle» (Homélie de Pâques, 4 avril 2010). Ces propos illustrent bien la distance entre le «message» chrétien et son interprétation dans les médias. Deux cultures distinctes se côtoient dans l'espace public, sans médiation possible. Toutefois, la conséquence est que cette forme de médiatisation du religieux, non réflexive, ne permet pas de créer d'espace de dialogue entre la culture et la religion.

Une nouvelle forme de religiosité : l'identité

Cet état de fait met en évidence un autre déplacement du religieux dans les dernières années: la transformation des conditions de la prise de parole croyante dans la société. Nous sommes passés de la prise de parole publique sur des enjeux sociaux à des demandes de reconnaissance identitaire.

En effet, la foi reléguée à la sphère du privé a souvent du mal à se situer dans l'espace social marqué par le pluralisme. L'attitude à adopter est alors celle de l'opposition avec la culture. Devant le tourment subi par l'Église, il faut que les chrétiens affirment leur foi «humblement et fidèlement dans un monde hostile. Il faut répondre à la haine par l'amour et répondre à la persécution par la patience et même le martyre» (Marc Ouellet, 4 avril 2010).

Cette attitude proposée fait de la foi chrétienne un objet à proclamer dans l'espace public contre l'adversité. L'enjeu consiste alors en une affirmation renouvelée de l'identité catholique qui se manifeste par une visibilité sociale accentuée par les médias de l'information. Cependant, cette logique identitaire ne permet pas de penser les conditions du lien social et l'inscription de la religion dans l'espace public.

Espace de médiation

Dans son livre L'Institution de la théologie (1987), Fernand Dumont expose que la «renaissance» de la religion au Québec serait possible à condition qu'elle puisse se faire médiation dans la culture. Cette médiation demande toutefois de repenser la fonction sociale du religieux dans la société. Alors que le religieux garantissait autrefois une identité collective, il permet aujourd'hui davantage de répondre aux individus en quête de besoins dans une logique de marché (Raymond Lemieux, 2005).

La fonction de tranquillité sociale jouée par le religieux est devenue un support pour des individus qui veulent faire valoir la spécificité de leur droit dans l'espace public. Le religieux devient alors l'objet d'une régulation complètement différente de celle connue jusque-là, qui favorise un rapport identitaire entre le client et l'objet consommé.

La conséquence de ce rapport a pour effet de redéfinir la religion en nouvelles formes de religiosité qui sont en exil de la culture. Ces religiosités se définissent par la modalité d'un «pur religieux» (Olivier Roy, 2008) souvent hostile au monde profane. Cette situation laisse entrevoir le dualisme dans lequel se vivent les rapports au religieux aujourd'hui.

Est-il possible de penser autrement le rôle culturel que pourrait avoir la religion dans l'espace public? Il faudra certainement réfléchir à de nouvelles modalités réflexives pour penser ce rapport sous forme de médiation. Dans ce sens, l'analyse des débats médiatiques des derniers jours donne une piste de réflexion intéressante, puisqu'elle permet de penser les modalités des rapports entre la religion et la culture, au risque de s'en détacher.



Sylvain Lavoie - Doctorant en théologie à l'Université Laval


Cet article a été publié dans
le journal Le Devoir du 19 avril 2010 sous le titre Église et médias : Conflit ou nouvelle religiosité ? Il est reproduit avec l'autorisation de l'auteur.

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/287222/eglise-et-medias-conflit-ou-nouvelle-religiosite

_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

Rédigé par Sylvain Lavoie le Lundi 19 Avril 2010

Actualité

Réflexions d'un père dominicain de La Martinique en marge des scandales de pédophilie dans l'Église catholique en commentant le texte de la pêche miraculeuse (Jean 21,1-19). Puiser à la Source Homélie 3e dimanche de Pâques C 2010 – L’Eglise pour toujours.


SUIVRE PIERRE...
Au moment où saint Jean écrit son évangile, les premières persécutions faisaient déjà rage. Les Empereurs romains avait entrepris d'exécuter les chrétiens pour trahison, car ils refusaient d'adorer les dieux des Romains. Un des principaux thèmes dans les écrits de saint Jean, c'est la capacité de l'Eglise de grandir et de tenir bon dans les épreuves, même en temps de persécution.


Ceci ressort du passage de l'évangile que nous venons d'entendre, dans l'image du filet plein de poissons à une analogie de l'Eglise qui apparaît plus d'une fois dans les Evangiles. Les Apôtres se sentent totalement paumés en ces jours qui suivent la Résurrection avant de recevoir le Saint Esprit. Alors ils décident de partir à la pêche. Puis le Seigneur se manifeste à eux et leur fait cadeau d'une pêche miraculeuse, comme il l'avait déjà fait trois années auparavant. Au moment où Pierre tire le filet sur le rivage, saint Jean mentionne un détail curieux : le filet contient cent cinquante-trois gros poissons. Et malgré ce nombre, le filet qui est "plein à craquer" ne craque pas. C'est un miracle dans le miracle ! Normalement, autant de gros poissons auraient dû déchirer le filet, mais le filet a tenu.

Le filet, c'est l'Eglise. Il est rempli de croyants que le Christ rassemble dans l'océan du temps et de l'histoire par le ministère de Pierre et de ses successeurs, les papes. Et c'est Pierre qui tire cette communauté surnaturelle sur les rivages de l’éternité à la fin du temps, quand tous feront la fête avec le Seigneur.

Malgré les souffrances, les scandales et les péchés, en dépit des obstacles, des défis et des persécutions, l'Eglise de Jésus Christ continuera sa croissance, son expansion par le ministère de Pierre, et elle demeurera intacte jusqu'à l'heure où elle parviendra aux rivages du ciel. Le filet de Pierre ne se déchirera pas.

***
Notre culture est tellement obnibulée par l'actualité et les manchettes des journaux, que nous perdons facilement de vue cette perspective. Quelques brefs rappels historiques pourront suffire pour rétablir la bonne perspective.

Le simple fait que l'Eglise a tenu bon depuis vingt siècles, en restant fidèle à la même doctrine, les mêmes formes de culte (les sept sacrements) et la même structure (les évêques, unis sous la direction du pape, au service des croyants) tient, hors conteste, de l'ordre du miracle. Et ce miracle apparaît d'autant plus merveilleux si l'on jette un rapide coup d'oeil sur les obstacles et les adversaires qu’elle a surmontés.

L'Empire romain a essayé d'éradiquer la chrétienté pendant trois siècles. L'Empire s'est écroulé, l'Eglise a tenu bon.
Au Moyen Âge, l'Empire de l'Islam s'est étendu sur un territoire plus grand que celui de Rome et a conquis de nombreux territoires chrétiens. Il a envahi l'Europe et essayé d'exterminer l'Eglise. Cet Empire a périclité, mais l'Eglise a tenu bon.

Au 16e siècle, la plus grand partie de l'Europe du Nord s'est rebellée contre l'Eglise catholique. C'est ce qu'on a appelé la Réforme protestante. Dans certains pays, être catholique était passible de peine de mort. Pourtant, aujourd'hui, l'Eglise catholique demeure la plus importante communauté chrétienne, et même en Europe du Nort, l'Eglise catholique tient bon.

Au 17e siècle, un nouvel Empire islamique, celui des Turcs, essaie de nouveau d'écraser la civilisation chrétienne. Cet Empire a disparu, l'Eglise demeure.

Au 18e siècle, la Révolution française a essayé à son tour de faire disparaître l'Eglise en France, faisant des centaines, voire des milliers de martyrs. La tempête de la Révolution a passé, l'Eglise a tenu bon.

Au 19e siècle, voilà Napoléon qui part à la conquête du continent européen. Il usurpe la hiérarchie de l'Eglise, et emprisonne deux papes dans ses efforts de mettre la main sur l'Eglise catholique. Napoléon et son Empire ont passé, l'Eglise demeure.

Au 20e siècle, le communisme soviétique a essayé de faire table rase de l'Eglise catholique sur l'ensemble de son territoire, tout comme Hitler et le nazisme. Ces régimes se sont écroulés, l'Eglise demeure.
Aujourd'hui, la saga continue en Afrique, au Moyen Orient, en Chine, au Vietnam, à Cuba… En Occident ce sont les médias qui font tout ce qu'ils peuvent pour discréditer l'Eglise catholique. L'Eglise a tenu bon, et elle tiendra toujours bon, comme le Christ l'a promis. Pierre tirera le filet sur le rivage, plein de gros poissons, et le filet ne se déchirera pas.

***

Comment faire pour rester à l'intérieur de l'Eglise qui demeurera jusqu'à la fin ? Comment être sûr de ne jamais se perdre ? Le Christ a fait en sorte que le suivre, c'est suivre Pierre. C'est à Pierre et à ses successeurs, les papes, que le Christ a confié la tâche de paître le troupeau. Et pourtant, aujourd'hui encore, il y a dans le monde beaucoup de chrétiens qui veulent sincèrement suivre le Christ sans suivre Pierre. Il ne nous appartient pas de les juger, ces chrétiens qui ne sont pas catholiques. Mais nous savons une chose : c'est que la volonté du Christ était, et est toujours, que ceux qui croient en lui le suivent en suivant Pierre. Alors, pourquoi y a-t-il tant de chrétiens qui ne suivent pas Pierre ?

Une des raisons est qu'ils voient que beaucoup de chrétiens qui disent suivre Pierre ne vivent pas en vrais chrétiens. Et, malheureusement, c'est vrai : souvent nous faisons comme s'il suffisait d’avoir l'étiquette, d'avoir sa carte de membre. Mais si nous suivons Pierre, si nous nous appelons chrétiens catholiques, c'est parce que le Christ nous le demande ; c'est parce que le Christ a confié la responsabilité du troupeau à Pierre ; c'est parce que le Christ a rempli le filet de Pierre de poissons et que ce filet le s'est pas déchiré, et que c'est encore Pierre qui a tiré le filet sur le rivage.

Nous devrions désirer attirer tous les hommes dans le filet de Pierre, car c'est ce filet seul qui est garanti sans déchirures. Cela n'est possible que si nous-mêmes nous suivons Pierre pour la bonne raison : pour que, dans nos coeurs, nos paroles et nos actions, nous ne égarions jamais de la voie du Christ.

Aujourd'hui, en accueillant Jésus dans nos coeurs une nouvelle fois grâce au ministère de l'Eglise, cette Eglise qui a enduré vingt siècles de tempêtes sous la conduite sûre de Pierre, promettons de ne jamais sauter par-dessus bord, et d'être les témoins fidèles de cette vérité que la voie de Pierre est la voie assurée vers le Christ.


Reproduit avec la permission du
Père Walter webmestre du site www.homelie.biz

- Publié dans : Homélies Année C (2009-2010) - Communauté : Puiser à la Source Homélie 3 Pâques C 2010 à L'Eglise pour toujours

http://www.homelie.biz/article-homelie-3-paques-c-2010-l-eglise-pour-toujours-48792252.html


_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

Rédigé par Dominicanus le Lundi 19 Avril 2010

Une enquête révélatrice des mentalités et des habitudes alimentaires au cours des derniers siècles à partir des toiles représentant le célèbre repas de la dernière Cène immortalisé par Leonardo da Vinci. Je remercie mon beau-frère Gilles de m'avoir communiqué ces notes. Bonne lecture!


TOUJOUR PLUS D`ALIMENTS...
Les représentations de La dernière Cène, figurant le dernier repas du Christ et de ses disciples, ont grandement évolué en 1000 ans. En fait, deux chercheurs américains ont calculé que les plats et les assiettes ont grossi de 65 % pendant cette période.

Selon eux, le moment abondamment représenté par les peintres au fil des siècles est représenté avec des assiettes de plus en plus grandes et une nourriture de plus en plus bondante.

Pour l'établir, ils ont analysé 52 des plus célèbres peintures représentant le dernier repas du Christ, réalisées entre l'an 1000 et l'an 2000. Ils ont établi que le plat principal a grossi de 70 % et le pain, de 25 % au fil des ans.

Les chercheurs pensent que leur constat illustre les changements intervenus dans l'agriculture au cours des dix derniers siècles.Comme l'art imite la vie, ces changements se reflètent dans lespeinturesreprésentant le dîner le plus célèbre de l'histoire.

Lorsqu'ils peuvent distinguer ce qui se trouve dans les plats, les chercheurs calculent que le poisson (18 %) arrive en tête des mets servis, suivi de l'agneau (14 %) et du porc (7 %).

— Pr Brian Wansink, Université Cornwell


Le détail de cette étude est publié dans la revue The International Journal of Obesity.


Extraits de l'article paru sur le site de Radio-Canada le 23 mars 2010

Source : http://www.nature.com/ijo/journal/vaop/ncurrent/abs/ijo201037a.html

_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.



Rédigé par Hermann Giguère le Mardi 23 Mars 2010

L’Église catholique, je ne l’ai pas choisie. Je suis née dedans comme je suis née au Témiscamingue, dans la province de Québec. J’y ai grandi dans la peur du Dieu qu’on m’a présenté, comme j’ai grandi sous la férule du régime de Duplessis. C’était comme ça ! Ah! si je m’en souviens! L’œil de Dieu qui nous surveille, nous contrôle et nous punit ! Le Dieu de mon enfance n’était pas pour moi une Personne, un Père, mais un Oeil ! Grand Dieu ! Tout ce qu’il fallait faire pour ne pas déplaire à cet OEIL ! ..


MOI, POURQUOI JE RESTE ?
Oui, c'est l'Église qui m'a faite, mais c'est aussi l'Église qui m'a changée. À mesure qu'en elle, j'ai découvert le Dieu de Jésus-Christ, l'Évangile, le renouveau catéchétique, le Concile Vatican II, là, j'ai changé complètement de Dieu ! Le Dieu « empereur » est devenu le Dieu « Amour », incarné en Jésus, et semé en chacun(e) de nous. C'est toute la différence ! Dieu n'apparaît pas, il transparaît, disait Maurice Zundel.

Hélas ! dans cette Église que j'aime et qui a changé aussi, je ne reconnais pas toujours le Dieu de l'Évangile et les attitudes de Jésus. Et j'en suis déçue, peinée, et parfois, en colère. Malgré tout, je veux bien continuer de vivre dedans, avec ses défauts et ses manques (les miens aussi!), mais je ne peux pas me taire! Quelque chose me brûle en dedans. Et quand je regarde Jésus, je me console en pensant que lui aussi a dit avec force, son désaccord avec les autorités religieuses de son temps. Il n'a pas ménagé sa critique contre ce qui pouvait encombrer, fausser ou pervertir la religion voulue par son Père. Et quand on lit Matthieu 23, 13-30, Jésus est intraitable: « Malheur à vous, guides de la Loi et Pharisiens hypocrites... serpents, race de vipères... votre maison sera laissée vide » . Le Dieu de la vie n'a d'autre dogmatique que celle de l'amour, celle du service. Il me semble que la foi en Jésus ne peut que désirer la critique des croyants qui veulent une Église à l'image de l'Évangile.

Le soir de l'accession au cardinalat de Mgr Ouellet, j'étais perchée, en haut du jubé de l'église St-Roch, aux dernières places, derrière les colonnes, avec les pauvres et les « minables » de la société. J'y ai entendu une seule parole, qui m'est restée et qui semblait être tout un programme : « Repartir du Christ ». Mais au fur et à mesure qu'après, se défilaient les discours et les gestes posés, il fallait constater que nous ne repartions pas du Christ, mais plutôt du Concile de Trente, effleurant à peine Vatican II. Mais où est-il donc l'Esprit promis par Jésus, qui nous fait entendre aujourd'hui, le message intouchable de l'Évangile ? L'Église n'est-elle pas appelée à s'incarner dans l'histoire en marche ? Le Royaume de Dieu ne marcha pas à reculons. Dieu n'est pas bloqué dans les années 30. Il marche avec nous aujourd'hui, dans le monde post-moderne que nous habitons, avec nos avancées et nos reculs, avec nos générosités et nos faiblesses et surtout, avec cette étincelle de Lui, semée en nous comme une boussole qui nous indique le sens. Il est urgent de trouver un nouveau langage pour dire que l'Évangile est une Nouvelle, BONNE pour tout le monde !

J'ai mal à mon Église quand on porte sur le peuple québécois un regard négatif, comme s'il était le champion du divorce, de l'avortement, du suicide, de l'abandon de la religion, sans s'apercevoir de sa générosité, de sa recherche de sens, de sa créativité et de sa prodigieuse hospitalité.

J'ai mal à mon Église quand j'entends un langage de peur qui a de quoi éteindre toutes les flammes : peur du modernisme, peur du relativisme, peur de la culture de la mort. Plutôt qu'une morale d'interdiction et de condamnation, pourquoi pas une morale d'invitation, d'appel, d'évolution ? « N'aie pas peur », disait Jésus. Il disait encore : « Si tu veux »... « Lève-toi, prends ton grabat et marche ».

J'ai mal à mon Église quand je vois condamner ou bâillonner les théologiens « progressistes », de même quand je vois mettre en veilleuse la théologie de la libération.

J'ai mal à mon Église quand, dans le langage de Vatican II, on a fait la promotion du laïcat et que dans la pratique, il n'y a pas grand-chose de changé. Les laïcs n'ont pas plus de pouvoir ni d'autonomie qu'avant, même s'il y a plus de liberté de parole. Ils doivent accepter tout sans récriminer, comme si l'Esprit de Dieu était seulement dans la hiérarchie.

J'ai mal à mon Église quand le peuple de Dieu manque de prêtres et qu'on refuse le sacerdoce ministériel à des baptisé(e)s capables d'assumer cette responsabilité.

J'ai mal à mon Église quand on refuse toujours la communion eucharistique aux divorcés remariés et qu'on abolit les si belles célébrations communautaires du pardon avec absolution collective, alors que les gens venaient, plein l'église.

Même si je ne me sens pas toujours confortable dans mon Église catholique romaine, je me console en pensant que cette vieille Mère Église flotte encore, contre vents et marées, depuis 2000 ans, avec la seule parole qui la tient debout : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du temps (Mt 28, 20). Je me console aussi en pensant que pour son Église, Jésus semble avoir voulu une structure égalitaire, ressemblant davantage à celle d'une famille dans laquelle l'autorité est exercée au service des autres :« Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35). Jésus n'a pas créé de hiérarchie, n'a pas décrété de dogmes, n'a pas imposé de droit canonique. Il n'a parlé que de la bonté de Dieu. Il n'a prêché que le partage, le pardon et la paix.

Mais au-delà de la structure, l'Église est aussi le Corps du Christ. Cette Église mystérieuse, faite de pierres vivantes, fraternelle et sans exclusion, elle a un visage visible. Je la touche aussi, surtout au ras du sol et dans les marges, dans les groupes restreints, dans la multitude des réseaux de solidarité qui s'engagent pour un monde de justice et de fraternité. Mais cela ne va jamais de soi : je crois que nos communautés humaines seront toujours imparfaites, fragiles et source de déceptions.

La vraie communauté est invisible à nos yeux : c'est la communion des saints où, avec nos différences et nos préoccupations, nous sommes uni(e)s dans le même Corps du Christ. Oui, je reste, parce que l'Église, c'est d'abord nous, temple de pierres vivantes, où il n'y a ni mortier ni ciment, car ce qui nous tient ensemble, c'est Jésus, pierre angulaire. C'est son amour qui nous cimente les uns aux autres.

Je reste dans l'Église d'aujourd'hui et de toujours parce que je garde toute ma confiance en Jésus le Vivant, parce que je désire toujours traduire en actes, tant bien que mal, son Évangile, et que je veux vivre en communion avec tous mes frères et soeurs

Laurette Lepage

_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

Rédigé par Laurette Lepage le Mardi 9 Mars 2010

Ce webzine continue sans avoir l'air de rien. A ce jour 145 081 visiteurs ont venus sur notre webzine. Ces visiteurs ont lu 126 178 articles. Nous conservons un matériel abondant qui peut servir à l'occasion et nous sommes redevables à Wmaker de leur hébergement. C'est ce groupe de jeunes d'Ajaccio en Corse qui fournit aussi le CMS (Content Management System) pour le site internet du Séminaire de Québec. Nous en sommes très satisfaits.

Nous vous accueillons avec plaisir sur nos pages. Bonne lecture et à la prochaine.

Hermann Giguère, ptre p.h.
Supérieur général du Séminaire de Québec


AU FIL DES JOURS...
Rédigé par Hermann Giguère le Dimanche 7 Mars 2010

Matteo Ricci reste dans la mémoire des Chinois. Quatre cents ans après sa mort, « Li Matou » est reconnu comme un missionnaire « respectueux » et un scientifique « généreux » par les évêques, prêtres, laïcs ou intellectuels chinois athées


MATTEO RICCI : QUEL HÉRITAGE?


«Li Matou, mais bien sûr que je le connais, tous les Chinois le connaissent ! C'est un homme très important pour la Chine ! » Sandy Fan, jeune catholique de 25 ans du diocèse de Taiyuan dans la province du Shanxi s'en étrangle presque lorsqu'on lui pose la question de savoir ce qu'évoque pour lui Matteo Ricci à de son nom chinois « Li Matou » et dont on célèbre les 400 ans de la mort.

Issu d'une très ancienne famille catholique du nord de la Chine près de Pékin (« mais qui ne remonte pas jusqu'à l'époque de Li Matou au XVIIe siècle ! »), il voit avant tout l'illustre missionnaire jésuite italien comme « le premier prêtre étranger à avoir enraciné la religion catholique en Chine ».

De fait, et alors qu'il n'est pas le premier missionnaire occidental à s'être rendu dans ce pays, Matteo Ricci incarne aujourd'hui dans la mémoire collective chinoise le « premier » étranger à s'être totalement plongé dans l'univers chinois, sa langue, son écriture, son histoire, sa culture et peut-être plus que tout, dans l'âme de son peuple. « C'est grâce à lui qu'il y a des catholiques en Chine », résume Sandy Fan.

Adopter une approche spécifique pour partager l'Évangile

De son côté, et au-delà de la personnalité singulière de cet homme d'Église se fondant dans les arcanes de l'empire chinois de la dynastie Ming , le gouvernement chinois reconnaît surtout un « homme de science » ayant ouvert de nouveaux horizons aux intellectuels chinois férus de mathématique, d'astronomie ou de cartographie.

Cette notoriété se traduit concrètement par une mise en valeur historique officielle de cet « homme qui a tant apporté à la Chine ». Sur l'immense fresque du Monument du Millénium érigé à Pékin pour le passage au XXIe siècle et qui rend hommage aux personnalités culturelles de la dynastie Ming , on voit clairement Matteo Ricci, un télescope à la main et un astrolabe à ses pieds, posant derrière Li Shizen le médecin et Wang Yangming le philosophe !

D'emblée en arrivant en Chine, Matteo Ricci avait compris qu'il fallait y adopter une approche spécifique pour y partager l'Évangile. Dans une lettre à un correspondant européen datée du 12 mai 1605, il écrit : « J'insiste encore pour qu'on envoie un ou deux astronomes à la Chine. (…) Si ce mathématicien venait en Chine, (…) notre réputation irait en grandissant, l'entrée en Chine nous serait facilitée, notre séjour plus assuré et nous y jouirions de plus de liberté. » (1) Quatre siècles avant la politique d'ouverture et de réformes lancée en 1978, Matteo Ricci avait tout compris.

Ricci reçoit le privilège d'être enterré à Pékin

Peu d'étrangers - et encore moins de missionnaires catholiques occidentaux - ont reçu un tel honneur. Le Père lazariste français Armand David, botaniste et naturaliste, jouit également d-un grand respect dans la province du Sichuan (il a révélé au monde en 1869 l-existence du panda géant) mais plus pour ses compétences de scientifique que pour son identité de prêtre.



Décédé à Pékin, à l-âge de 57 ans, Matteo Ricci a reçu, de l-empereur lui-même, le privilège d'être enterré sur place, en dehors de la porte de l'Ouest où de nombreux autres jésuites furent enterrés par la suite.

Détruit par les Boxers en 1900, restauré par la suite, puis à nouveau détruit durant la Révolution culturelle en 1966, le site fut une nouvelle fois restauré et les stèles des trois grands missionnaires jésuites - Matteo Ricci, Adam Schall von Bell et Ferdinand Verbiest - ont été reconstituées. Elles se trouvent aujourd'hui dans un petit jardin au centre de l'école des cadres du Parti communiste chinois en plein coeur de la capitale.

«Un rôle de passeur, de médiateur entre les deux mondes»

« Pour le gouvernement chinois, Matteo Ricci est très très respecté et à mes yeux Li Matou est un pionnier », assure Beda Zhu, intellectuel catholique de Shanghaï dont la famille compte plusieurs jésuites. « Il a apporté un message occidental alors que la Chine ne connaissait rien à l'étranger, mais il l'a fait avec respect et ouverture. Si on veut connaître la Chine, il faut y vivre, apprendre la langue, comprendre les Chinois… et c'est seulement après avoir intégré tous ces éléments qu'on peut se permettre de contribuer à l'enrichissement du pays. Pas en donnant des leçons d'un air supérieur comme certains étrangers l'avaient fait avant lui et ont continué à le faire dans les siècles qui ont suivi. »

Même si Matteo Ricci n'a jamais mis les pieds à Shanghaï, son collègue, le P. Lazzaro Cattaneo y a introduit le catholicisme dès 1608 pour que la ville devienne progressivement la « capitale des jésuites » en Chine au XIXe siècle. C'est la raison pour laquelle Matteo Ricci n'a jamais été considéré par les autorités chinoises comme un « colonisateur et un impérialiste », contrairement aux missionnaires arrivés dans les bagages des soldats et commerçants occidentaux au XIXe siècle.

Beda Zhu reconnaît avoir eu connaissance de Matteo Ricci très tard dans sa vie - les trente ans de maoïsme expliquant largement cette ignorance - mais il a grandi avec à l'esprit la grande personnalité catholique chinoise de Shanghaï, Xu Guangqi, riche mandarin converti par Matteo Ricci. « À travers l'expérience de Xu Guangqi, j'ai compris la façon astucieuse et intelligente avec laquelle Li Matou nous a expliqué le christianisme afin de nous le rendre compréhensible : en utilisant les codes et la terminologie de la pensée chinoise. » À ses yeux, Matteo Ricci « a joué un rôle de passeur, de médiateur entre les deux mondes, présentant la culture et les institutions chinoises aux Occidentaux et la culture européenne aux Chinois, sans privilégier le christianisme ».

«Nous avons besoin de lui comme exemple»

Le jeune P. Jean Tian, né d'une famille catholique de la province du Shaanxi (ville de Xian), n'avait jamais, lui non plus, entendu parler de Matteo Ricci avant son entrée au séminaire de Sheshan près de Shanghaï dans les années 1990 : « Avant, nous n’avions pas de livres au séminaire mais plus tard, j'ai découvert combien cet homme avait joué un rôle exceptionnel dans l'histoire de l'Église de Chine, explique-t-il. D'ailleurs, il n'y a pas de cours spécifique sur Matteo Ricci, il fait plutôt partie d'un chapitre sur l'histoire de notre pays. »

Pour un autre de ses confrères du diocèse de Xian dans la province du Shaanxi, le P. Stephen Chen, la transmission s'est faite en famille : « La vie de Matteo Ricci m'a été racontée par mon oncle qui était prêtre lorsqu'il est sorti de prison en 1976 et, par la suite, j'ai lu des livres sur lui. J'adore l'histoire et comme j'ai fait mon séminaire aux États-Unis, je peux me procurer des biographies de Li Matou en anglais. Pour moi c'est d'abord un vrai missionnaire qui m'inspire dans ma vie aujourd'hui, mais c'est aussi un homme qui a apporté la connaissance dans une Chine des Ming encore très fermée. Nous avons besoin de lui comme exemple afin d'inspirer nos séminaristes aujourd'hui, qui sont un peu trop fiers et qui ne connaissent rien du tout… »

Un bel hommage à cet humaniste jésuite italien qui a jeté un pont entre deux univers qui ont encore besoin aujourd'hui de mieux se comprendre.



Dorian MALOVIC

(1) Cet extrait de lettre est tiré du livre que le P. Michel Masson, jésuite, directeur de l'Institut Ricci de Paris, vient de publier aux Éditions Facultés jésuites de Paris : Matteo Ricci, un jésuite en Chine, 205 p., 25 euros (avec huit lettres inédites de Matteo Ricci pour découvrir cet homme exceptionnel).

tiré du journal La Croix, 12-2-10


_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Dimanche 7 Mars 2010

L'Agence Apic/imedia nous présente un nouveau livre sur Jean-Paul II qui paraîtra bientôt en italien. Il sera traduit plus tard. Ce livre du postulateur de sa Cause de canonisation révèle plusieurs détailes intimes de ce pape dont la sainteté est reconnue de tous. Son souci de sainteté et de perfection chrétienne y apparaît comme le moteur principal de sa vie et de sa mission.


JEAN-PAUL II -TEXTES ÉTONNANTS
Des documents inédits de Jean Paul II publiés dans un livre du postulateur de la cause du pape polonais. Parmi ceux-ci figurent un texte où le pape envisage la possibilité de démissionner "en cas d'infirmité jugée inguérissable". ll y est en outre souligné le profond attachement du pape polonais au sanctuaire marial de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), mais aussi la pratique de "mortifications" de Karol Wojtyla.

Alors que Benoît XVI a récemment autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant les "vertus héroïques" de Jean Paul II, le postulateur de la cause du pape polonais, Mgr Slawomir Oder, vient de publier un ouvrage intitulé "Pourquoi est-il saint", révélant de nouveaux témoignages et des documents inédits.
Parmi ceux-ci figurent un texte où le pape envisage la possibilité de démissionner "en cas d'infirmité jugée inguérissable" ainsi qu'une "lettre ouverte" de Jean Paul II faisant suite à la tentative d’assassinat du Turc Ali Agça, en 1981.

Cet ouvrage, présenté à la presse le 26 janvier 2010, souligne en outre le profond attachement du pape polonais au sanctuaire marial de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine), mais aussi la pratique de "mortifications" de Karol Wojtyla.

Avant même de procéder à la présentation de son livre, à paraître le 27 janvier chez Rizzoli, Mgr Oder a abordé la question de la date de la béatification du pape polonais. "Nous sommes arrivés à un bon point, nous avons achevé la partie importante du procès que constitue la reconnaissance des vertus canoniques, maintenant, il manque le sceau de Dieu qu'est le miracle", dont la reconnaissance "est à l'étude à la Congrégation pour les causes des saints", a affirmé le postulateur. Cependant, a-t-il prévenu, tant que le conseil des médecins chargé d'étudier le miracle ne se sera pas réuni, "nous ne pourrons pas dire avec certitude quand le pape pourra être proclamé bienheureux".

Lettre de démission
Parmi les sujets abordés dans "Pourquoi est-il saint" figure la question de la démission du pape polonais, qui avait fait l'objet de nombreuses rumeurs au début des années 2000 dans la presse italienne, alimentée par la dégradation progressive de sa santé. Ainsi, rapporte Mgr Oder, "peu avant de fêter ses 75 ans, le pape consulta de manière informelle les responsables de la secrétairerie d'Etat et ses amis et collaborateurs les plus proches et discuta avec eux de l'éventualité d'appliquer à lui-même la norme de droit Canon" concernant la démission des évêques. Jean Paul II s'est particulièrement entretenu avec le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, "mais, à la fin, il s'en remit à la volonté de Dieu", explique le prélat.

En 1994, révèle l'ouvrage, Jean Paul II avait d'ailleurs rédigé un texte "probablement destiné à être lu à haute voix (au collège des cardinaux ? )", où il affirmait avoir déclaré par écrit qu'il renoncerait à sa charge "en cas d'infirmité jugée inguérissable et empêchant d'exercer (suffisamment) les fonctions du ministère pétrinien".

Le livre du postulateur polonais recèle un autre document important, la "lettre ouverte" inédite - 2 feuilles manuscrites barrées d'une croix - sur l'attentat manqué du 13 mai 1981 Place Saint-Pierre, que le pape devait lire 5 mois après, lors de l'audience générale du 21 octobre. "Au final, Jean Paul II jugea qu'il n'était pas opportun de la publier, probablement pour des raisons de prudence liées aux enquêtes en cours", explique l'auteur. Dans ce texte, le pape jugeait important que "même un épisode semblable à celui du 13 mai (l'attentat, ndlr) ne parvienne pas à ouvrir un abysse entre un homme et un autre, à créer un silence qui signifie la rupture de toute communication".

Mortifications
Au terme de son livre, Mgr Oder souligne par ailleurs que, "lorsqu'aucune infirmité ne lui faisait vivre l'expérience de la douleur", le pape "infligeait lui-même à son corps des douleurs et des mortifications". "Souvent, il passait la nuit à même le sol", explique le postulateur, ajoutant: "Comme certains membres de son proche entourage ont pu l'entendre de leurs propres oreilles, en Pologne comme au Vatican, Karol Wojtyla se flagellait". "Dans son armoire, au milieu des tuniques, sur un portemanteau" se trouvait ainsi "une ceinture spéciale (…) qu'il utilisait comme fouet et qu'il apportait toujours à Castel Gandolfo".

Au cours de la présentation de son ouvrage, Mgr Oder a aussi souhaité souligner le caractère "mystique" de Jean Paul II, qui fait l'objet d'un chapitre entier. Evoquant l'attachement particulier du pape polonais envers la Vierge Marie, le livre met en exergue cette confidence: "Si je n'étais pas pape, je serais déjà à Medjugorje pour me confesser". Cette petite localité, située à 25 kilomètres au sud-ouest de Mostar (Bosnie-Herzégovine), serait depuis 1981 le théâtre d'apparitions de la "Gospa", la Vierge Marie. Pour l'heure, les différents évêques de Mostar n'ont jamais reconnu les apparitions, pas plus que les instances romaines de l'Eglise catholique.

L'auteur s'arrête enfin sur "la très riche documentation découverte dans les archives des services secrets polonais, "qui faisait aussi transparaître une certaine admiration" de la part de ceux qui avaient élaboré les documents sur la personnalité du pape, considéré comme "l'adversaire le plus dangereux du régime communiste polonais".

apic/imedia

_____________________________________

_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

Rédigé par Apic/imedia le Vendredi 29 Janvier 2010

L'Agence Apic/imedia nous présente un nouveau livre sur Jean-Paul II qui paraîtra bientôt en italien. Il sera traduit plus tard. Ce livre du postulateur de sa Cause de canonisation révèle plusieurs détailes intimes de ce pape dont la sainteté est reconnue de tous. Son souci de sainteté et de perfection chrétienne y apparaît comme le moteur principal de sa vie et de sa mission.


PRETRE  NOUVELLES TECHNOLOGIES
CITE DU VATICAN, 23 JAN 2010 (VIS). Ce matin a été présenté près la Salle-de-Presse du Saint-Siège le Message pour la XLIV Journée mondiale des communications sociales ("Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les nouveaux media au service de la Parole"). Sont intervenus Mgr.Claudio Maria Celli et Mgr.Paul Tighe, respectivement Président et Secrétaire du Conseil pontifical pour les communications sociales. Mgr.Celli a d'abord expliqué que le choix du thème du prêtre avait été fait en fonction de l'Année sacerdotale. Mais "le message ne s'adresse pas seulement à eux... Le prêtre œuvre, dans ce monde numérique, avec les laïcs qui travaillent dans ce domaine". Il a ajouté que "le Pape a un avis très positif sur les nouvelles technologies... qu'il est conscient de l'aide qu'ils apportent à la pastorale et de leur contribution positive". Benoît XVI a rappelé dans ce message que "la tâche principale de chaque prêtre est l'annonce du Christ" et qu'"il doit s'occuper pastoralement des médias pour qu'ils soient au service de la Parole". Ensuite Mgr.Tighe a dit que, dans ce message, le Pape "invite les prêtres à évaluer le fort potentiel des nouvelles technologies pour faire connaître à tous la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu". Après avoir relevé que "le prêtre est invité à être présent dans le monde numérique en tant que prêtre", le Saint-Père "considère comme essentiel une formation des prêtres pour un bon usage des nouvelles technologies, mais sa première préoccupation doit être de s'assurer qu'ils soient utilisés pour la promotion de l'Evangile et offrir une espérance à tous... Le Pape invite les prêtres et tous les croyants à utiliser internet pour créer un espace de dialogue dans lequel les chrétiens, les fidèles des autres religions et les non-croyants puissent se retrouver dans une recherche respectueuse de la vérité et de la sagesse". Evoquant ensuite les dernières initiatives en matière numérique, comme la page web de la Congrégation pour le clergé: www.annussacerdotalis.org, le secrétaire du dicastère a souligné que "dans divers endroits, les nouvelles technologies sont utilisées pour encourager la formation continue théologique et spirituelle des prêtres... De plus, de
nombreux efforts individuels ont été faits par des prêtres, souvent appuyés par des laïcs disposant d'une formation technique et de compétences dans le domaine des médias, pour utiliser les nouvelles technologies afin de donner une dimension nouvelle à leur mission pastorale".
OP/MESSAGE COMMUNICATIONS SOCIALES/...        VIS 100125 (400)

LE PRETRE ET LA PASTORALE DANS LE MONDE NUMERIQUE

CITE DU VATICAN, 23 JAN 2010 (VIS). Aujourd'hui, a été publié le Message du
Saint-Père pour la XLIV Journée mondiale des communications sociales (16
mai), intitulé: "Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique: les
nouveaux media au service de la Parole". Il porte la date du 24 janvier,
fête de saint François de Sales, patron des journalistes. Voici quelques
extraits du document: "Les moyens modernes de communication font partie
depuis fort longtemps des moyens ordinaires utilisés par les communautés
ecclésiales pour s'exprimer dans les limites de leur propre territoire et
pour instaurer, très souvent, des formes d'échange à plus large échelle,
mais leur récente expansion et leur considérable influence en rende toujours
plus importante et utile l'usage dans le ministère sacerdotal".

  "Le devoir primordial du prêtre est d'annoncer le Christ, la Parole de
Dieu faite chair, et de communiquer la grâce divine multiforme porteuse du
salut à travers les sacrements... Les voies de communication ouvertes par
les conquêtes technologiques sont désormais un moyen indispensable... A cet
égard, le prêtre se trouve comme au début d'une "histoire nouvelle", parce
que plus les technologies modernes créeront des relations étroites et plus
le monde numérique élargira ses frontières, plus il sera appelé à s'en
préoccuper pastoralement, accroissant son engagement, pour mettre les médias
au service de la Parole... Il est demandé aux prêtres la capacité d'être
présents dans le monde numérique dans la fidélité constante au message
évangélique, pour exercer leur rôle d'animateurs de communautés s'exprimant
désormais, toujours plus souvent, au milieu des "voix" provenant du monde
numérique, et d'annoncer l'évangile en se servant, à coté des moyens
traditionnels, de l'apport de la nouvelle génération des moyens
audiovisuels". Le prêtre "doit conjuguer l'emploi opportun et compétent de
tels instruments, acquis aussi durant la période de formation, au côté d'une
solide préparation théologique et d'une forte spiritualité sacerdotale,
alimentée par un dialogue continu avec le Seigneur. Plus que la main de
l'opérateur de média, le prêtre dans l'impact avec le monde numérique doit
faire transparaître son cœur de consacré, pour donner une âme non seulement
à son engagement pastoral, mais aussi au flux de communication ininterrompu
de la toile".

  "La pastorale dans le monde numérique, en effet, doit pouvoir montrer aux
hommes de notre temps, et à l'humanité égarée d'aujourd'hui, que Dieu est
proche; que dans le Christ, nous appartenons tous les uns aux autres... Qui
mieux qu'un homme de Dieu peut développer et mettre en pratique, à travers
ses compétences dans le domaine des nouveaux moyens numériques, une
pastorale qui montre Dieu vivant et agissant dans la réalité quotidienne?
... La tâche de qui travaille en tant que personne consacrée dans les media
est celui d'ouvrir la route à de nouvelles rencontres, en assurant toujours
la qualité du contact humain et l'attention aux personnes ainsi qu'à leurs
vrais besoins spirituels, en donnant aux hommes qui vivent notre temps
"numérique" les signes nécessaires pour reconnaître le Seigneur ; en offrant
l'opportunité de cultiver l'attente et l'espérance et d'appréhender la
Parole de Dieu qui sauve et favorise le développement humain intégral...
Avec l'Evangile dans les mains et dans le cœur, il convient de réaffirmer
qu'il est temps aussi de continuer à préparer les chemins qui mènent à la
Parole de Dieu, sans négliger de dédier une attention particulière à qui se
trouve dans une situation de recherche... En effet, une pastorale dans le
monde numérique est appelée à tenir compte aussi de ceux qui ne croient pas,
sont découragés et ont dans le cœur des désirs d'absolu et de vérité
éphémères, puisque les nouveaux moyens permettent d'entrer en contact avec
des croyants de toute religion, avec des non-croyants et des personnes
appartenant à d'autres cultures".

  "Le développement des nouvelles technologies et, dans son ensemble, le
monde numérique représentent une ressource précieuse pour toute
l'humanité... Mais ils se présentent, aussi, aux croyants comme une grande
opportunité. Aucune route, en effet, ne peut et ne doit être fermée à qui,
au nom du Christ ressuscité, s'engage à se faire toujours plus proche de
l'homme. Les nouveaux médias, par conséquent, offrent avant tout aux prêtres
des perspectives toujours nouvelles et pastoralement immenses, qui les
poussent à mettre en valeur la dimension universelle de l'Eglise, pour une
communion vaste et concrète, à être témoins, dans le monde d'aujourd'hui, de
la vie toujours nouvelle qui naît de l'écoute de l'Evangile de Jésus... Il
ne faut pas oublier, néanmoins, que la fécondité du ministère sacerdotal
dérive avant tout du Christ rencontré et écouté dans la prière, annoncé dans
la prédication et le témoignage de vie, connu, aimé et célébré dans les
sacrements, particulièrement de l'Eucharistie et de la Réconciliation... Que
le Seigneur fasse de vous des hérauts passionnés de la Bonne Nouvelle
également dans la nouvelle Agora créée par les moyens actuels de
communication".

_____________________________________

_________________________________

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par BenoÎt XVI le Mardi 26 Janvier 2010

Edito

C'est le temps de changer le titre de cet édito. C'est Noël! Mes meilleurs voeux et un Bonne et Heureuse Année!


UN MOT....
Rédigé par Hermann Giguère le Mardi 22 Décembre 2009
1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 18

Galerie
pavillon_jean_olivier_briand_galeries.jpg
mur_ancien_ecurie.jpg
grille_entree_fabriqe.jpg
675A0051.JPG
pavillon_camille_roy_lanternet.jpg
petit_cap_Chateau_Belllevue_007.jpg

Album sur les édifices du Sémiaire de Québec avec diaporama


Dix conseils pour bien vieillir. Regardez le pps et passez le à d'autres. http://t.co/jyhAgeEnCD
Mercredi 29 Octobre - 21:06
RT @hgiguere: "Son visage et le tien" Alexis Jenni : la foi vécue à travers le prisme de nos sens Témoignage http://t.co/xGxDGZIV4p (via @…
Lundi 27 Octobre - 21:19
RT @newsva_fr: Messe à Sainte-Marthe-La pierre et les briques... - http://t.co/wVWMS6rYrU
Vendredi 24 Octobre - 21:57
RT @hgiguere: A MUST SEE TAP DANCE DUEL BY US SEMINARIANS!! Rome Collège nord américaine. À regarder. Formidable! : http://t.co/CkFayVJQa8
Vendredi 24 Octobre - 21:52






Archives du site internet du Séminaire de Québec (SME) depuis 2002