Actualité

DANS LE VENT...
Boralex et Gaz Métro procèdent présentement à l'installation des mâts de lecture de vent sur le territoire de la Seigneurie. Cette opération permettra d’effectuer la cueillette de données et ainsi d’établir le potentiel éolien du territoire. Rappelons que Boralex est déjà très active dans le secteur éolien en France, où elle exploite depuis 2002, trois parcs d'éoliennes et prévoit la mise en service commercial de trois autres d’ici la fin de l'année. Boralex deviendra ainsi le plus important producteur indépendant d’énergie éolienne en France.

« Nous sommes heureux de nous associer avec Gaz Métro et le Séminaire de Québec afin de mettre à profit, au Québec, notre expertise dans le secteur de l’éolien », a déclaré Bernard Lemaire, Président du conseil et chef de la direction de Boralex. Quant à Robert Tessier, Président et chef de la direction de Gaz Métro, il a tenu à souligner que: « Gaz Métro voit dans ce projet une occasion de diversifier ses activités au Québec dans le secteur des énergies renouvelables. De s'associer à une firme réputée en ce domaine et de bénéficier d'un site qui parait d'une qualité exceptionnelle rend ce projet des plus prometteur.»

De plus, les parties entendent participer à l'appel d'offres auquel Hydro-Québec Distribution devrait procéder prochainement, pour une capacité éolienne totale installée de 2000 MW – tel qu'annoncé par le ministre des Ressources naturelles et de la Faune le 10 août 2005.

Acquise par Monseigneur de Laval et léguée au Séminaire, la Seigneurie est la plus grande propriété forestière privée d’un seul tenant au Canada. D’une superficie de près de 1600 km2, ce vaste territoire s’étend de la route 175, dans la région de Stoneham, jusqu’à la rivière du Gouffre à Saint-Urbain.

« Nous sommes fiers de pouvoir nous associer à ce magnifique projet de production “d’énergie verte”. L’exploitation de la ressource éolienne pourrait s’ajouter harmonieusement à celle de la forêt et des clubs de chasse et pêche », affirme monsieur l’abbé Jacques Roberge, procureur du Séminaire de Québec.

BORALEX EN BREF
Boralex concentre ses activités dans quatre types de production - énergie hydroélectrique, énergie thermique ou de cogénération à base de gaz naturel ou de résidus de bois, énergie éolienne - pour lesquels la Société a développé une expertise reconnue et axée sur l’énergie renouvelable. Elle emploie plus de 250 personnes et possède dix-sept centrales au Québec, aux États-Unis et en France, regroupant une capacité totale installée de plus de 300 MW. La Société exploite également un centre de collecte et de tri de bois urbain situé à Montréal. De plus, Boralex détient 23 % des parts de Fonds de revenu Boralex énergie qui regroupe dix centrales d’une capacité installée de près de 190 MW, au Québec et aux États-Unis. La gestion de ces centrales est effectuée par Boralex. (www.boralex.com)

GAZ MÉTRO EN BREF
Avec plus de 2 milliards $ d’actifs et plus de 1 500 employés au Québec, Gaz Métro est une grande entreprise énergétique québécoise et l’un des plus importants distributeurs de gaz naturel au Canada. Gaz Métro dessert quelque 157 000 clients au Québec avec un réseau de conduites souterraines de près de 10 000 km. Une filiale, Vermont Gas Systems, dessert environ 36 000 clients.

Gaz Métro détient par ailleurs des participations financières importantes dans deux entreprises de transport de gaz naturel (TQM et Portland Natural Gas Transmission System) et dans une entreprise spécialisée dans les réservoirs souterrains d’entreposage de gaz naturel (Intragaz). Gaz Métro vend également des biens et services, par l'entremise de diverses sociétés, dans les domaines de l'énergie (le groupe Gaz Métropolitain Plus) et de la fibre optique (Câble VDN), ainsi que du diagnostic et de la réhabilitation des réseaux d'aqueduc et d'eaux usées (Aqua Data et Aqua-Rehab).



Source Boralex :
Madame Mylène Masse
Directrice des communications
Tel.: 514-985-1353
Téléc.: 514-985-1355
@:mylene_masse@cascades.com

Source Gaz Métro :
Madame Julie Cusson
Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales
Tel: 514-598-3744
Téléc. 514-598-3198
@ : jcusson@gazmetro.com

Source Séminaire de Québec :
Monsieur l’abbé Jacques Roberge
Procureur du Séminaire
Tel. : 418-692-3981
Télec. : 418-692-4345
@ : jroberge@globetrotter.net


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Communiqué le Mercredi 12 Octobre 2005
HANS KUNG CHEZ LE PAPE
Benoît XVI reçoit le théologien suisse Hans Küng
Un nouveau geste d’apaisement

ROME, Lundi 26 septembre 2005 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a reçu en audience samedi matin – et pendant plusieurs heures – le théologien suisse Hans Küng, annonce le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls.

Notons que le mois dernier Benoît XVI avait reçu Mgr Bernard Fellay, responsable de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X : les observateurs voient dans la visite du prof. Küng un nouveau geste de dialogue et d’apaisement du pape Benoît XVI.

La rencontre, explique M. Navarro Valls, « s’est déroulée dans un climat amical. Les deux parties étaient d’accord que cela n’aurait pas de sens d’entrer, dans le cadre de cette rencontre, dans une discussion sur des questions doctrinales persistantes entre Hans Küng et le magistère de l’Eglise catholique. Le colloque s’est donc centré sur des thématiques qui ont revêtu, récemment, un intérêt particulier pour le travail de Hans Küng, la question du « Weltethos », de l’éthique mondiale, et le dialogue de la raison et des sciences naturelles avec la raison et la foi chrétienne ».

« Le prof. Küng a souligné que son projet de « Weltethos » n’est pas une construction intellectuelle abstraite, continuait M. Navarro Valls, mais qu’elle met plutôt en lumière les valeurs morales à propos desquelles les grandes religions du monde convergent, en dépit des différences, qui peuvent être perceptibles en tant que critères valides de la raison, étant donné leur caractère raisonnable évident ».

« Le pape a apprécié, continuait la déclaration du Vatican, l’effort du prof. Küng de contribuer à une reconnaissance renouvelée des valeurs morales essentielles de l’humanité, à travers le dialogue des religions et la rencontre avec la raison séculière. Il a souligné que l’engagement pour une conscience renouvelée des valeurs qui soutiennent la vie humaine, est même un objectif important de son pontificat ».

« En même temps, le pape a réaffirmé son accord sur la tentative de Hans Küng de relancer le dialogue entre la foi et les sciences naturelles et de faire valoir, face à la pensée scientifique, le caractère raisonnable et la nécessité de la Gottesfrage (la question de Dieu) ».

Il concluait : « Pour sa part, le prof. Küng a applaudi les efforts du pape en faveur du dialogue des religions et aussi à propos de la rencontre des différents groupes sociaux du monde moderne ».

Dans un entretien accordé à l'Associated Press, Hans Küng a indiqué que l'audience avait duré plusieurs heures et que la conversation avait été « très constructive et même amicale ».

Il n’a pas parlé de « réconciliation » mais de « respect mutuel », affirmant : « Même si nous avons suivi des chemins de plus en plus différents (...) nous sommes tous les deux des chrétiens et nous servons la même Eglise ».

Hans Küng, né en Suisse en 1928, est prêtre catholique. Il avait été nommé par le pape Jean XXIII comme conseiller officiel du Concile, alors qu’il était professeur de Théologie dogmatique et oecuménique et directeur de l' Institut d' Etudes Œcuméniques de l'Université Eberhard-Karl de Tübingen. Il s’était vu retirer le droit d'enseigner la théologie au nom de l’Eglise catholique dans cette l'université, en 1979 après avoir contesté des éléments de la foi de l'Eglise.

Il est ensuite devenu directeur d'un département indépendant de la faculté de théologie de l'Institut de recherche oecuménique de Tübingen. Il s'était déclaré « profondément déçu » par l’élection de Benoît XVI au siège de Pierre en avril dernier.

« Je suis sûr que (cet entretien) sera perçu dans le monde catholique (...) comme un signe d'espoir car cela montre que (le pape) a des intentions plus positives que ce que l'on pensait peut-être au départ », a déclaré le théologien.

En 1968, il avait rédigé la déclaration « Pour la liberté de la Théologie », remaniée par Yves Congar, Karl Rahner et Edward Schillebeecks et finalement signée par 1360 théologiens du monde entier, parmi lesquels figurait aussi Joseph Ratzinger.
ZF05092604

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

Rédigé par Hermann Giguère le Mardi 27 Septembre 2005
DEUX MOMENTS DE LA JMJ 2005
LE PAPE DÉJEUNE AVEC 12 JEUNES À COLOGNE

Selon une dépêche de l'Agence Zenit de COLOGNE, Vendredi 19 août 2005 au deuxième jour de son voyage à Cologne, le pape a déjeuné ce vendredi avec 12 jeunes représentant les pèlerins des cinq continents présents aux JMJ. Il les a conquis, en servant notamment d’interprète à ceux qui ne se comprenaient pas.

« Il a vraiment tenté de jeter des ponts entre nous », a déclaré Klaus Langenstück, 22 ans, Allemand, au cours de la conférence de presse qui a eu lieu au centre de presse de Cologne à laquelle participaient les 12 jeunes qui ont eu l’honneur de déjeuner avec Benoît XVI ce vendredi, au Séminaire Majeur de la ville.

Les jeunes ont précisé que le pape a prié en latin, avant et après le repas. Mgr Franz Josef H. Bode, évêque d’Osnabrück et président de la Commission épiscopale pour la pastorale des jeunes, était également présent.

« C’est vraiment un homme comme nous. Cela a détendu l’atmosphère », a déclaré Martin Hounzinme Adonha, 27 ans, originaire du Bénin.

« Le pape est surtout une personne qui écoute. J’ai été très surpris par le fait qu’il soit resté longtemps avec nous, alors que sa journée était si dense », a déclaré Johny Bassous, 20 ans, venu de Bethléem. « Je lui ai demandé quel message il souhaitait que je transmette aux chrétiens palestiniens. La réponse qu’il m’a donnée était un message de réconciliation, a poursuivi le jeune Palestinien. Nous chrétiens, devons témoigner parmi les autres religions du message de réconciliation et de paix contenu dans l’Evangile ».

Voici la liste des douze jeunes qui ont déjeuné avec le pape :
Christille Giraudet de Boudemange, France, 20 ans
Jason Mackiewicz, Irlande, 28 ans
Nicolàs José Frias Ossandon, Chili, 19 ans
Martin Hounzinme Adonha, Bénin, 27 ans
Yunju RosaLee, Chine, 21 ans
Lauriane-Salomé Moufouma-Okia, Congo, 26 ans
Véronique Rondeau, Canada, 23 ans
Anna Franziska Herbst, Alemagne, 18 ans
Klaus Langenstück, Alemagne, 22 ans
Aleksander Pavkovic, Slovénie, 28 ans
Lubica Jovanovic, Australie, 19 ans
Johny Bassous, Palestine, 20 ans




LE DISCOURS DU PRÉSIDENT DE L'ALLEMAGNE À L'ARRIVÉE DU PAPE À LA JMJ DE COLOGNE


Le président fédéral M. Horst Köhler souhaite la bienvenue au pape

Discours prononcé à l’aéroport à l'arrivée du pape Benoît XVI à Cologne. Voici tel que reproduit par l'Agence Zenit le discours de bienvenue prononcé par le président fédéral M. Horst Köhler.


Très Saint Père,

Bienvenue dans votre patrie,
Bienvenue en Allemagne!
Nous vous souhaitons tous très chaleureusement la bienvenue.

Nous sommes heureux que vous soyez parmi nous. Heureux que votre premier voyage vous mène ici, en Allemagne. C'est un jour de fête pour nous tous.

La Journée mondiale de la jeunesse, dont vous êtes l'hôte, est quelque chose de merveilleux. C'est formidable de pouvoir accueillir des jeunes en si grand nombre. Nous sommes très émus que l'un d'entre nous, un Allemand, soit devenu pape et je l'affirme également en tant que chrétien protestant. Ici, dans votre patrie, je voudrais vous exprimer encore une fois tous nos vœux de succès – que Dieu vous protège dans vos hautes fonctions.

Votre élection en tant que pape est d'une importance historique: après le pape de Pologne, premier pays à avoir été envahi par l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, c'est quel¬qu'un qui appartient à ce que l'on a appelé la génération des enfants de la FLAK, la défense antiaérienne, qui est élu comme successeur de Saint Pierre. Qu'il en soit ainsi me donne confiance, soixante ans après la fin de l'idéologie du mépris de Dieu et des hommes qui a régné en Allemagne. Cela a également été compris dans le monde entier comme un signe de réconciliation – et je peux aujourd'hui raconter que, quelques minutes à peine après votre élection, le président polonais M. Kwasniewski fut le premier à me téléphoner pour nous transmettre ses félicitations.

Très Saint Père, il y a bientôt cinquante ans, vous débutiez, tout près d'ici, à l'université de Bonn, votre carrière universitaire, en tant que très jeune professeur de théologie. À l'époque, votre interprétation de la foi a enthousiasmé ceux qui vous écoutaient et depuis, votre prestige dans le monde de la science n'a cessé de croître. Pour vous, la foi et la théologie ne relèvent pas de cercles spécialisés, isolés du monde. Vous avez toujours veillé à ce que les principales affirmations du Credo prennent aussi leur sens dans la culture séculière et la politique.

Bien sûr, cela ne pouvait pas toujours faire l'unanimité. Mais vous avez raison de préférer le désaccord à l'indifférence. Les principes de la foi doivent aussi être le sel de la terre. Des éru¬dits partout dans le monde ont cherché le dialogue avec vous, comme encore récemment votre contemporain Jürgen Habermas.
Il s'agit, je pense, d'un honneur pour la théologie allemande et pour les humanités allemandes dans leur ensemble que vous passiez de la chaire professorale au trône de Saint Pierre.

Lorsque, en 1992, vous avez été élu membre associé étranger de la prestigieuse Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil laissé vacant par le décès du grand Andreï Sakharov, vous avez dit de ce dernier: C'était plus qu'un important érudit, c'était un grand homme. En vous aussi se marient l'érudition et la sagesse. C'est pourquoi les hommes et les femmes, au sein de l'Église catholique et bien au-delà, cherchent et reconnaissent en vous une autorité morale.

Très Saint Père,
Vous arrivez dans un pays au sein duquel les Églises chrétiennes jouent un rôle actif. Je m'en réjouis.
Je pense notamment aux associations de la jeunesse catholique et protestante. Nombreux sont ceux qui reprochent aux jeunes d'aujourd'hui leur manque d'engagement ou leur égocentrisme. Ces critiques ne viseront certainement pas les milliers de moniteurs de groupes de jeunes qui prennent en charge des enfants ou des jeunes de leur âge au sein de diverses organisations telles les scouts et les guides, la Fédération allemande des organisations de la jeunesse catholique (Katholische Junge Gemeinde), l'UCJG et d'autres encore. De nombreux jeunes y font l'expérience de la valeur inestimable d'un engagement auprès des autres, découvrant à quel point il peut être gratifiant.

C'est précisément à travers le travail des jeunesses chrétiennes que les jeunes s'initient aux valeurs et développent des comportements de responsabilité qui sont d'une importance cruciale pour la société dans son ensemble. L'orientation tant souhaitée aujourd'hui ne peut venir que de ceux qui ont reçu une orientation. J'ai l'impression que, à cet égard, le travail des jeunesses chrétiennes apporte une contribution importante, voire indispensable.
Dans leur engagement social, les Églises sont guidées par une certaine image de l'homme, image qui n'est inspirée ni par le pragmatisme ni par le matérialisme. L'homme ne vit pas que de pain. Et ce n'est qu'à travers l'autre que l'homme parvient à lui-même. La liberté, la person¬nalité et la solidarité sont indissociables. C'est ce qu'enseigne, à juste titre, la doctrine sociale de l'Église catholique. C'est pourquoi le travail caritatif et diaconal des Églises représente beaucoup plus qu'un atelier de rapiéçage social.

Cet engagement implique toujours une incitation politique: celle de ne pas perdre des yeux les faibles, les malades, les mourants, les laissés pour compte du jeu de la concurrence. Les appels verbaux à la solidarité ne convainquent que lorsqu'ils s'accompagnent d'un engagement réel, de la pratique de l'amour du prochain.
Cette pratique de l'amour du prochain et l'engagement en faveur d'une société plus juste sont considérables dans les Églises de notre pays, comme j'ai souvent l'occasion de le constater. Pour cela, les laïcs bénévoles, qui font preuve d'un grand dévouement dans leur travail, méritent la reconnaissance des instances ecclésiastiques, et la nôtre également.

Très Saint Père,
Vous venez à la Journée mondiale de la jeunesse, à laquelle votre prédécesseur, Jean Paul II, que nous n'oublierons pas, avait convié la jeunesse du monde entier. La Journée mondiale de la jeunesse doit être un signe d'espoir. La solidarité mondiale des jeunes peut être porteuse de beaucoup de bien. Elle nous fait prendre conscience de notre responsabilité envers ce même monde auquel nous appartenons.

Je suis tout de même conscient que les programmes d'action ou les discussions théoriques ne sont pas la préoccupation majeure de la Journée mondiale de la jeunesse qui est axée sur la spiritualité, l'expérience spirituelle, la prière et la célébration de la foi. Le changement, le vrai, naît toujours dans les cœurs. Les centaines de milliers de jeunes ouverts et en quête d'une orientation nous donnent, précisément à nous qui sommes plus âgés, un signe d'espoir et de confiance. J'en ai moi-même fait l'expérience au cours des derniers jours.

En cette époque marquée par la peur du terrorisme et de la violence aux motifs présumément religieux, il est particulièrement bon de faire l'expérience de la foi et de la religion en tant que porteurs de paix et d'humanité. Vous-même, Très Saint Père, avez souvent évoqué des "pathologies", des erreurs de la religion, y compris chrétienne, tout comme il y a des erreurs de la raison éclairée. La religion et la raison doivent sans cesse se corriger et se purifier mutuellement, ainsi que vous le dites.
J'espère que cette Journée mondiale de la jeunesse dont vous êtes l'hôte sera le puissant témoignage d'une foi humaine, respectueuse de l'homme, d'une foi qui n'est pas indifférente au monde et aux hommes, une foi qui affirme que nous sommes tous les enfants de Dieu et que nous partageons un seul monde.
Encore une fois: bienvenue, Benoît XVI!

[Texte original: allemand – Traduction distribuée par les organisateurs des JMJ]
Rédigé par Hermann Giguère le Samedi 20 Août 2005
LES JOURNALISTES ET LA XXe JMJ
Des peurs et des craintes...

Gueydier commence par mettre en relief les "Peurs de l'Huma et du Monde". Pour Henri Tincq, du Monde, et Paul Falzon, de L’Humanité, écrit-il, les JMJ 2005 seront, à n’en pas douter, le sacre d’un pape qui veut « convertir l’Occident », mener une « reconquête », pire une « offensive spirituelle ».

Benoît XVI ne cherche, selon eux, qu’à « étendre son influence ». « Le costume a changé, écrit Henri Tincq, mais l’intransigeance doctrinale du cardinal Ratzinger reste la même ».

Gérard Leclerc, de son côté, signe un article dans Le Figaro où il ne nie pas « l’orthodoxie totale » du successeur de Jean-Paul II ni la dureté des conflits théologiques qui ont marqué l’Allemagne.

Mais il n’en croit pas moins à « l’élan du renouveau » provoqué par les JMJ, pour l’Eglise d’outre Rhin en particulier.

Motivation de jmjistes

Dans le reste de son article, Gueydier, s'arrête à "la motivation des jmjistes" (c'est-à-dire aux jeunes qui y participent, certains pour la deuxième, la troisième et même la quatrième fois) que mettent en évidence les médias français. On fera les adaptations nécessaires pour le Québec, car il ne semble pas y avoir dans nos medias autant de retomblées des XXe Journées Mondiales de la Jeunesse de Cologne. Cela s'explique en partie par le fait qu'elles se tiennent sur le continent européen. Celles de Toronto avaient suscitées on se le rappelle une extraordinaire couverture médiatique.

Quoiqu'il en soit voici le résumé des découpures de presse que fait Gueydier.Selon lui, les portraits des jeunes rassemblés à Cologne s’affinent dans la presse au fil des jours, au delà du look catho dépeint dans un article de Libération (« t ’as le look catho, catho t’as le look »), Cécile Calla, envoyée spéciale du Figaro, rend compte de la fascination de Tawaïnais découvrant l’Allemagne, de la qualité de l’accueil et du « sacré dépaysement » des jeunes de Cambrai et du Havre partis à la rencontre de l’ex-RDA.

Gueydier continue en citant le même quotidien où Mgr Lalanne, décrit les attentes des jeunes : « rencontrer d’autres jeunes d’autres pays », « rencontrer le nouveau pape », « se souvenir (en Allemagne) de l’importance de la construction de la paix », « consolider leur foi », « revenir à la source ».

Gueydier note que Mgr Lalanne qui est secrétaire général de la Conférence des Evêques de France se dit « ravi » de la participation des jeunes traditionalistes aux JMJ.

Par la suite, Gueydier fait état du dossier de trois pages de L’Express où on donne un coup de projecteur sur la « Catho Pride ». L'auteur du dossier, Claire Chartier y remarque que les jeunes catholiques « n’ont aucun complexe d’infériorité », « qu’ils ne souffrent pas de se savoir socialement minoritaires » et « qu’ils sont convaincus de défendre des valeurs humanistes autour desquelles tout le monde doit pouvoir se retrouver ».

Enfin, Gueydier rapporte que France Soir s’intéresse à deux jeunes jmjistes d’une vingtaine d’années. L’une, Aurélie, estime avoir été miraculeusement guérie d’une paralysie partielle à l’âge de deux ans. L’autre, Matthieu, se prépare à entrer au séminaire.

L'auteur de cette revue de presse conclut de façon un peu ironique en écrivant: "Bref, la question de la capotte anglaise qu’agitent encore et toujours Libération et L’Humanité ne semble guère intéresser tous ces jeunes pèlerins".

Consultez en direct ou en différé les émissions télévisées sur l'arrivée du pape, sur l'accueil des jeunes etc. sur

www.ktotv.com


Accessible en tout temps.



H.G.

le 18 août 2005
Rédigé par Webmestre le Jeudi 18 Août 2005
UN NOUVEL OUTIL PRECIEUX
Vatican Information Service
[28/06/2005]

Dix ans après la publication du Catéchisme, Jean-Paul II avait lancé le chantier d'un "compendium", une synthèse du Catéchisme, pour en faciliter la compréhension et l'utilisation comme référence essentielle sur ce que l'Eglise croit, vit et prie. Après trois ans de travail, le Compendium vient d'être présenté.

Ce "Compendium" du Catéchisme de l'Eglise catholique, a été élaboré par une commission cardinalice alors présidée par le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Historique

La nécessité d'un résumé du Catéchisme publié en 1992 était apparue lors du Congrès catéchistique international de 2002, qui proposa à Jean-Paul II la mise au point de cette synthèse.

L'année suivante, Jean-Paul II instituait la Commission spéciale qui communiqua un premier projet aux Cardinaux et Présidents de toutes les Conférences épiscopales. Le projet fut très bien accueilli et après réception des réponses, elle procéda à la révision du texte.

Contenu

Le Compendium est de 205 pages avec 598 questions-réponses, 15 illustrations, 1 appendice (prières essentielles et formules de la doctrine catholique), 1 index analytique.

Le Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi expose les caractéristiques du texte, "son extrême dépendance du Catéchisme, sa forme de dialogue et ses illustrations catéchistiques".

Mgr Angelo Amato précise qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre indépendante pouvant se substituer de quelque manière au Catéchisme. D'ailleurs le Compendium fait constamment référence à la structure, au plan et au contenu de ce dernier, car il se propose "de susciter un nouvel intérêt pour le Catéchisme...unique base de toute la catéchèse".

Le Compendium se divise en 4 parties correspondant aux lois fondamentales de la vie chrétienne: la Profession de Foi, une synthèse de la Lex Credendi, c'est-à-dire ce que l'Eglise catholique professe dans le Symbole nicéno-constantinopolitain, "constamment proclamé par les assemblées de chrétiens pour maintenir vive la mémoire des vérités fondamentales de la Foi".

La seconde partie, "La célébration du Mystère chrétien" présente deux points essentiels de la Lex Celebrandi, "l'annonce évangélique trouvant en effet sa réponse première dans la vie sacramentale , où les fidèles vivent la Foi et témoignent ... de l'efficacité salvifique du Mystère pascal".

"La vie dans le Christ" constitue la troisième partie de la Lex Vivendi, c'est-à-dire l'engagement des baptisés à manifester en action et dans des positions éthiques leur fidélité à la foi qu'ils professent et célèbrent.

Enfin, "La prière du Seigneur", traite de la Lex Orandi, le dialogue avec Dieu par le biais de la prière que Jésus nous a enseignée.

Quant à la forme dialoguée, Mgr Amato a souligné qu'elle permettait "d'abréger sensiblement les articles. Réduits à l'essentiel, ils favorisent l'assimilation et la mémorisation des contenus".

Illustrations

Expliquant pour finir la présence d'illustrations, le Secrétaire de la Congrégation dit qu'elles permettent aux catéchistes d'utiliser la richesse du patrimoine iconographique chrétien. "Dans notre civilisation de l'image - écrit-il - l'image religieuse peut être plus éloquente encore que des paroles... Outre leur valeur esthétique, elles sont surtout une réminiscence dans l'évocation des Mystères du Salut, une valeur catéchistique et théologique, étant donné qu'elle offre une forme artistique à des événements ou à des aspects de la doctrine de la foi".


Réactions


Le journal italien La Repubblica, un journal de centre-gauche, sous la plume de Marco Politi, journaliste attitré au Vatican, présente le "Compendium" en insistant sur le fait qu'il ne fait que reprendre l'enseignement du Catéchisme de 1992 sans aucune adaptation autre que la présentation simplifiée et résumée.

Le journal souligne aussi la diffusion rapide de la première édition italienne de 150,000 copies dans divers points de ventes dont plusieurs supermarchés. Une seconde édition italienne est en préparation.

Les éditions dans les diverses langues se feront au fur et à mesure. L'édition en langue française est prévue pour le mois de septembre 2005.

Le journal présente une interview du maire de Venise, catholique engagé, qui craint que cette publication contribue à maintenir l'accent de la doctrine catholique sur le "faire", sur les obligations, sur les lois et les normes et qu'on mette au second plan le message essentiel du Christ et de l'Évangile qui est un message d'amour, de vie donnée et de partage fraternel d'abord et avant tout.

Commentaires extraits de La Repubblica du 29 juin 2005


Hermann Giguère, ptre
le 4 juillet 2005




Voici quelques détails sur la version française qui sortira le 22 août 2005 selon l'agence Zenit.

ROME, Jeudi 14 juillet 2005 (ZENIT.org) – La version française du compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique s’appellera le « Petit catéchisme de l'Église catholique » et il sera publié au lendemain des JMJ de Cologne, le 22 août prochain.

L’édition française est due conjointement aux éditions du Cerf (http://www.editionsducerf.fr/home.asp), Bayard (http://www.bayardpresse.com), et Fleurus-Mame (http://www.edifa.com). Le volume sera vendu en France au prix de 17 E (230 pages).


Ce catéchisme s’adresse d’abord aux Catholiques, souligne le cardinal Cottier, mais en même temps à « tous ceux qui désirent connaître le sens de la foi chrétienne. Quelqu’un qui s’interroge sur la foi peut ouvrir ce catéchisme ».

La présentation en français de cet abrégé du catéchisme a été confiée à l’un des rédacteurs de l’édition de 1992, le cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours.

La version italienne de ce résumé du Catéchisme de l'Église catholique a été promulguée par le pape Benoît XVI le 28 juin dernier (cf. Zenit, 28 juin). Plus de 200,000 exemplaires ont été vendus et l’on en est à la 3e édition.






AJOUTÉ LE 5 JANVIER 2006

Catéchisme de l'Église catholique abrégé, Cerf, 2005, 288 p., 18 € ou 24,95$ (canadiens)



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Pour le Canada, on peut commander le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique en ligne à www.editionscecc.ca, par téléphone au 1 800 769-1147, par courriel à publi@cecc.ca ou par télécopieur à (613) 241-5090. Prix en dollars canadiens: 24,95$


EDITION FRANÇAISE DU COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE


Le catéchisme de l'Église catholique abrégé (Compendium) vient de paraître en français, ce 1er septembre 2005. Sa première version a été le best seller de l'été en Italie, avec 450.000 exemplaires vendus en deux mois. Le premier tirage de la traduction française, éditée par le Cerf (avec Bayard et Fleurus-Mame), est de 100.000 exemplaires.

En 600 questions-réponses, l'abrégé présente l'essentiel de la foi catholique. Première question : "Quel est le dessein de Dieu sur l'homme ?" ; dernière question : "Que signifie l'Amen de la fin ?" Illustré, le volume se divise en quatre parties : "La profession de la foi", "La célébration du mystère chrétien", "La vie dans le Christ" et "La prière chrétienne".

Il inclut en outre les textes des grandes prières chrétiennes, en français et en latin, pour favoriser la participation aux grands rassemblements internationaux. Enfin, il propose les éléments doctrinaux comme "les quatre vertus cardinales", "les sept péchés capitaux", "les œuvres de miséricorde", etc.

Lors des JMJ de Cologne (21 août), Benoît XVI a recommandé cet abrégé aux jeunes pèlerins : "Je livre avec confiance ce catéchisme à l'Église tout entière et à chaque chrétien en particulier, quel que soit son âge ou sa nation."

Évoquant la version complète du Catéchisme, auquel l'abrégé ne peut se substituer, le Saint-Père a rappelé que c'est le pape Jean-Paul II qui a voulu la refonte du catéchisme : "Il nous a donné une œuvre merveilleuse, dans laquelle la foi des siècles est expliquée de façon synthétique: le Catéchisme de l'Église catholique. Moi-même, récemment, j'ai pu présenter l'Abrégé de ce Catéchisme, qui a été élaboré à la demande du pape défunt. Ce sont deux livres fondamentaux que je voudrais vous recommander à tous."




MOTU PROPRIO
POUR L'APPROBATION ET LA PUBLICATION DU COMPENDIUM DU CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

Il y a vingt ans, débutait l'élaboration du Catéchisme de l'Église catholique, demandé par l'Assemblée extraordinaire du Synode des Évêques, à l'occasion du vingtième anniversaire de la clôture du Concile œcuménique Vatican II.
Je remercie infiniment Dieu, le Seigneur, d'avoir donné à l'Église catholique ce Catéchisme, promulgué en 1992 par mon vénéré et bien-aimé Prédécesseur, le Pape Jean-Paul II.
La grande utilité de ce don précieux est confirmée avant tout par l'accueil, large et positif, qu'il a reçu de la part de l'épiscopat, auquel il était adressé en tout premier lieu comme texte de référence sûr et authentique pour l'enseignement de la doctrine catholique, et en particulier pour l'élaboration des catéchismes locaux. Elle est confirmée aussi par l'accueil favorable et remarquable qui lui a été réservé par toutes les composantes du Peuple de Dieu, qui ont pu le connaître et l'apprécier grâce aux cinquante langues et plus dans lesquelles il a été traduit jusqu'à présent.
Avec une grande joie, j'approuve maintenant et je promulgue le Compendium de ce Catéchisme.

Il a été vivement souhaité par les participants du Congrès catéchétique international d'octobre 2002, qui se sont faits ainsi les interprètes d'une exigence très ressentie dans l'Église. Accueillant ce désir, mon regretté Prédécesseur décida en février 2003 la préparation de ce
Compendium et en confia la rédaction à une Commission restreinte de Cardinaux présidée par moi et assistée de quelques collaborateurs experts. Au cours des travaux, un projet de ce Compendium a été soumis au jugement de tous les Cardinaux et des Présidents des Conférences épiscopales qui, à une très large majorité, l'ont accueilli et jugé favorablement.

Le Compendium que je présente aujourd'hui à l'Église universelle est une synthèse fidèle et sûre du Catéchisme de l'Église catholique. Il contient, de façon concise, tous les éléments essentiels et fondamentaux de la foi de l'Église, de manière à constituer, comme le souhaitait mon prédécesseur, une sorte de vade-mecum qui permette aux personnes, croyantes ou non, d'embrasser d'un regard d'ensemble la totalité du panorama de la foi catholique.
Dans sa structure, dans son contenu et dans son langage, il reflète fidèlement le Catéchisme de l'Église catholique, qui, grâce à l'aide et au stimulant que constitue cette synthèse, pourra être plus largement connu et approfondi.

Je livre donc avec confiance ce Compendium avant tout à l'Église entière et à chaque chrétien en particulier, afin qu'en ce troisième millénaire, chacun puisse, grâce à lui, retrouver un nouvel élan dans l'effort renouvelé d'évangélisation et d'éducation à la foi qui doit caractériser toute communauté ecclésiale et tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur âge ou la nation à laquelle ils appartiennent.

Mais ce Compendium, dans sa brièveté, sa clarté et son intégralité, s'adresse aussi à toute personne qui, vivant dans un monde incohérent et aux multiples messages, désire connaître le Chemin de la Vie, la Vérité, confiée par Dieu à l'Église de son Fils.

En lisant cet instrument autorisé qu'est le Compendium, chacun pourra, grâce notamment à l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de l'Église, reconnaître et accueillir toujours mieux la beauté, l'unicité et l'actualité inépuisables du Don par excellence que Dieu a fait à l'humanité : son Fils unique, Jésus Christ, qui est " le Chemin, la Vérité et la Vie " (Jn 14, 6).

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 28 juin 2005, veille de la Solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, en la première année de mon Pontificat.


BENEDICTUS PP. XVI



Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
















Rédigé par VIS et Webmestre le Jeudi 7 Juillet 2005
QUEBEC 400e et FDL300e en 2008



La Société du 400e anniversaire de Québec fait appel aux forces vives de la région pour enrichir sa programmation

Québec, le 29 juin 2005 – La Société du 400e anniversaire de Québec a lancé, aujourd’hui, deux appels de projets qui permettront d’enrichir la programmation des célébrations de 2008 d’une grande variété d’activités couvrant de nombreux champs d’intérêt.

Profitant d’une journée portes ouvertes à ses nouveaux bureaux du 1135, chemin Saint-Louis, M. Garneau a expliqué que la Société visait ainsi à enrichir sa programmation avec des initiatives provenant d’abord et avant tout des forces vives de la région. « La Société du 400e anniversaire de Québec est responsable de créer une programmation originale, qui comprendra par exemple les célébrations officielles de la date anniversaire du 3 juillet 2008 et l’animation de l’Espace 400e, dans le bassin Louise. Pour s’assurer que les célébrations représentent bien la vitalité et les forces de la région et qu’elles expriment bien la diversité des champs d’intérêt et du savoir-faire des gens d’ici, nous faisons aussi appel à des initiatives extérieures à la Société du 400e qui pourront élargir le registre des activités proposées et projeter l’image d’une ville tout entière en fête, tout au long de l’année. »


Les Cuvées spéciales

Le premier appel de projets invite les grands événements de la région de Québec – par exemple, le Carnaval de Québec, le Festival d’été de Québec ou les Fêtes de la Nouvelle-France – à concevoir des « Cuvées spéciales » de leur édition 2008. La Société vise à ce que ces volets de programmation ouvrent de nouvelles avenues, dans les champs d’expertise des événements participants, tout en se rattachant à des thématiques pertinentes aux célébrations du 400e.

Les activités accréditées

Le second appel de projets vise à susciter des propositions d’activités innovatrices, accessibles et aptes à susciter le rassemblement, et ce dans cinq domaines : art et culture; histoire et patrimoine; sports et loisirs; environnement, science et technologie; vie et société.

Tous les organismes dûment constitués peuvent soumettre des propositions. Par ailleurs, les projets d’infrastructure, d’édition, de produits de commercialisation, d’achat ou de restauration d’équipement ne seront pas admissibles.

« En lançant ses appels de projets, la Société du 400e se met dans la position de l’acheteur qui sélectionne les meilleures offres, pour offrir à la population et aux visiteurs qui viendront à Québec, en 2008, des célébrations véritablement uniques et mémorables. Il ne s’agit pas pour nous de devenir le subventionnaire de tous les projets qu’inspire cette occasion remarquable. Les initiatives proposées devront rejoindre les objectifs de la Société et les thématiques générales des célébrations. La sélection des projets se fera aussi en fonction d’une enveloppe budgétaire limitée. Il est donc très clair que nous ne pourrons donner une réponse positive à toutes les idées qui nous seront proposées, aussi louables soient-elles », a spécifié M. Garneau.

La directrice générale de la Société du 400e anniversaire de Québec a pour sa part indiqué que les initiatives soumises dans le cadre des deux appels de projets seront analysées par des comités de sélection disposant de l’expertise requise pour faire des choix significatifs et pertinents. « Les activités accréditées et les cuvées spéciales des événements associés aux célébrations du 400e devront également répondre à des critères spécifiques, à commencer par leur caractère novateur. Nous cherchons des projets qui vont créer un événement, susciter de nouvelles façons de faire, créer des occasions mémorables, suivant des approches originales qui mettront en valeur l’excellence et l’expertise présentes dans la région. Les projets ne devront pas avoir été réalisés précédemment et les éléments de programmation régulière des organismes qui les proposent ne seront pas admissibles non plus. Notre but, c’est de susciter des partenariats qui permettront à la région toute entière de voir plus loin et qui seront conçus dans un esprit de dépassement et d’innovation. »

Les projets de Cuvées spéciales devront être déposés au plus tard le 14 octobre prochain. En fonction de la diversité des projets qui constitueront les activités accréditées, les propositions seront reçues en deux vagues : en décembre 2005, en octobre 2006. « À deux ans et demi des cérémonies d’ouverture, nous disposons du temps nécessaire pour procéder de façon ordonnée et travailler de façon structurée. C’est pourquoi, pour nous assurer que les très nombreux éléments de programmation soient livrés de façon fructueuse pour tous, nous cherchons à établir, dès maintenant, une méthode de travail productive et bien planifiée, avec des échéanciers et des critères clairs », a conclu Mme Laurence.

Le cahier de présentation de projets pour les activités accréditées est disponible sur le site Internet de la Société du 400e anniversaire de Québec, à l’adresse

www.quebec400.qc.ca.

La Société du 400e anniversaire de Québec est un organisme autonome, sans but lucratif, financé par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ainsi que par la Ville de Québec.





FRANÇOIS DE LAVAL 300e
FDL 300e


Concept de base pour l'organisation des Fêtes du tricentenaire de la mort du bienheureux François de Laval (1623-1708) en 2008



Le « concept de base » est destiné à servir d’horizon pour l’organisation des fêtes et il se déploie dans les objectifs plus spécifiques qu’on trouvera plus loin.

Les Fêtes du tricentenaire de la mort du bienheureux François de Laval (1623‑1708), fondateur du Séminaire de Québec et premier évêque de Québec, devraient permettre de jeter un regard sur le passé, mais en se gardant du risque de la nostalgie (voir le site internet : www.francoisdelaval.org ).

Ces fêtes mettront en évidence l’audace créatrice d’un homme qui, ordonné évêque à 35 ans (le 8 décembre 1658), dans la pleine maturité de sa vie, est envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ dans un nouveau monde et y inscrire la présence d’une Église « aux dimensions de l’Amérique française» à travers, principalement, la fondation d’une Société de prêtres diocésains, le Séminaire des Missions-Étrangères « établi à Québec sous le vocable de la Sainte-Famille », connu maintenant sous le nom de Séminaire de Québec (voir le site internet : www.seminairedequebec.org ).

Audacieux, François de Laval est aussi un visionnaire. Au-delà des défis à relever en son temps, le fondateur du Séminaire de Québec, a donné vie à une œuvre qui, à travers les guerres, les incendies, le manque de personnel et le vieillissement, a formé des générations de jeunes qui ont sans cesse redonné à notre Église et à notre société le goût de bâtir un monde toujours nouveau.

Comme évêque d’un immense territoire, François de Laval est un pasteur près des personnes qui lui sont confiées, les visitant en raquettes, en canot ou à pied. Il a vécu cinquante ans à Québec dont plus de vingt ans à titre d’évêque démissionnaire, émérite dirait-on aujourd’hui, en étant pour son Église un défenseur courageux et un père attentif et généreux.

Tout en ne négligeant aucun des âges de la vie, les Fêtes du fondateur du Séminaire et premier évêque de Québec devraient viser de façon toute spéciale les 16-35 ans pour les inviter à ne pas avoir peur d’aller de l’avant avec confiance au moment où ils prennent en main leur vie et s’insèrent dans un monde qu’ils veulent, eux aussi, meilleur.

Les objectifs

En ayant toujours en tête l’arrière-fond du « concept de base » énoncé plus haut, les objectifs suivants guideront le travail du Comité organisateur et, ils inspireront la programmation et la thématique des Fêtes du 300e anniversaire de la mort du bienheureux François de Laval.


Ils sont au nombre de quatre :

- Mieux faire connaître François de Laval comme pionnier de la Nouvelle‑France, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire ;

- Mettre en valeur les façons actuelles de vivre de son esprit et de s’inspirer de son héritage aux plans culturel, pastoral et social ;

- Redécouvrir l’audace et la foi de François de Laval pour s’en inspirer dans les défis contemporains ;

- Susciter chez les jeunes adultes de 16-35 ans un désir d’être en contact avec la richesse de leurs racines.



Pour diffusion.

Accepté par le Comité organisateur à sa réunion du 18 janvier 2005 et revu le 22 mars 2005.


Hermann Giguère, webmestre
le 29 juin 2005

Rédigé par Webmestre le Jeudi 30 Juin 2005
REGARD SUR STAR WARS III
Tout est-il possible pour justifier un bien ?

Premier éclairage. Tout est-il possible pour justifier un bien ? C’est la question du rapport entre la fin et les moyens qui est au coeur de l’épisode III et de la décision d’Anakin. Le chancelier lui dit d’abord que l’aider c’est l’aider à faire le bien de tous dans la galaxie et qu’il faut être prêt à tout pour y parvenir. Dans ce dessein, il lui demande de commettre un mal absolu, tuer, y compris des innocents, pour théoriquement sauver une vie. Pourtant, nous le sentons bien, tout n’est pas possible, tout n’est moralement pas justifiable...


Nul n’est bon ou méchant


Deuxième éclairage. La révolte des Sith met un exergue un point clé de la vie humaine : tout homme vit un combat intérieur. En effet, à tout moment l’individu est appelé à faire des choix. Bien souvent, à une échelle plus petite évidemment, nous avons un choix à faire entre le « bien » et le « mal ». Nul n’est « bon » ou « méchant » pour toujours. L’avenir de l’homme n’est pas fixé et à tout moment nous avons le choix de faire le bien même si depuis des années j’étais dans l’injustice. L’inverse est d’ailleurs aussi possible. En quelque sorte, chacun a un ’côté obscur’. Ce dernier peut se nommer égoïsme, péché, tentation, nombrilisme...

Comme le dit le prophète Ezékiel, « quand le juste se détourne de sa justice, commet l’injustice et en meurt, c’est bien à cause de l’injustice qu’il a commise qu’il meurt. Quand le méchant se détourne de la méchanceté qu’il avait commise et qu’il accomplit droit et justice, il obtiendra la vie » (Ez 18,26-27).

Le relativisme moral absolu

Troisième éclairage. Un autre point me semble intéressant à souligner, le chancelier défend un relativisme moral absolu : « Le bien est un point de vue, Anakin. Et le point de vue jedi n’est pas le seul ». Comme chrétiens, nous croyons que le bien doit être recherché au péril même de sa vie : « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il en vient à perdre son âme ? » dit Jésus. En réalité, le relativisme moral pose la question suivante : le mal peut-il être objectivement un bien ?


Il est frappant de voir que pour convaincre, le mal doit se présenter comme un bien. ’ Vous serez comme des dieux’ disait le Serpent (Gn 3,5). Le Chancelier dit à Anakin : ’ Obéis-moi et tu sauveras la vie de celle que tu aimes ’. C’est toujours la même tentation : devenir immortel par ses propres forces et ne pas le recevoir comme un don.
En définitive cette parole se révèle toujours trompeuse car le mal ne peut donner ce qu’il n’a pas : la vie. Palpatine affirme avoir le pouvoir de l’immortalité : ’ Tromper la mort est un pouvoir qu’un seul a atteint, mais si nous travaillons ensemble, je sais que nous pouvons découvrir le secret ’ .

Pour nous chrétiens, seul le Christ a « trompé » (ou vaincu) la mort en la prenant à son propre jeu. Seul Dieu nous en délivre. Non pas en nous jouant les uns contre les autres mais en nous apprenant à donner notre vie comme le Christ. A la fin, Yoda dit que cette vie ne peut être atteinte que par la ‘compassion’.

Grandir dans le bien

Quatrième éclairage.

Grandir dans le bien signifie être humble . Star Wars III nous donne pour cela 2 archétypes frappant :
La tentation de l’orgueil chez Anakin et l’humilité d’Obi-Wan

Ce dernier est prêt à reconnaître qu’il est devenu moins fort, toujours porté à louer la valeur des autres et notamment de son élève Anakin. Il ne peut pas tout et il n’en est pas triste. C’est cette humilité qui sera sa force.

Dieu élève les humbles et abaisse les orgueilleux dit le Magnificat. En effet, l’ambition peut dévoyer. Anakin ne voit pas tout ce qu’il a reçu (dons nombreux, amour, place au conseil), il ne voit que ce qui lui manque et il lit tout retard comme un manque de confiance. Il exige avec impatience ses droits. On n’est certes jamais assez ambitieux mais on n’est jamais humble aussi. Il est dur d’être patient et de ne jamais se décourager . C’est pourtant le chemin du salut comme le dit maître Yoda à la fin, « espérer nous pouvons ». Même après une terrible défaite, il faut savoir repartir.

Conclusion

En définitive, ce film n’est naturellement pas un traité de théologie moral. Cependant, il offre une belle réflexion sur la liberté humaine, sur l’espoir de l’humanité d’obtenir la vie pour toujours pour soi et pour ceux que l’on aime, sur les valeurs qui mènent à cette vie et qui s’appellent : patience, courage, don de soi, fidélité et par dessus tout humilité.

Tiré du site internet de la PAStorale d'Animation Jeunesse de l'Église catholique du canton de Vaud en Suisse www.pasaj.ch (samedi 4 juin 2005)


le 9 juin 2005

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par pasaj le Dimanche 12 Juin 2005
JEUNES EN MARCHE VERS 2008
C'est dans une atmosphère de fête et de joie que la MONTÉE DES JEUNES 2005 s'est déroulée samedi et dimanche derniers à Québec.

Samedi, les jeunes ont entendu des catéchèses données par Mgr Durocher, évêque d'Alexandria-Cornwall et par le Père Tom Rosica qui fut l'organisateur de la JMJ de Toronto en 2002. Tous les deux développèrent l'importance de l'Eucharistie dans la vie chrétienne et ils échangèrent avec les jeunes sur leur perception personnelle de ce sacrement ainsi que sur les façons de le vivre aujourd'hui.

Dans la soirée de samedi les jeunes se retrouvèrent à la Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec pour une célébration eucharistique présidée par le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec. Après la messe, les jeunes se sont rendus en procession avec le Très Saint-Sacrement jusqu'à la chapelle des Ursulines à quelque centaines de mètres de la Basilique-cathédrale.

Une fois arrivé à la chapelle des Ursulines, le cortège s'est arrêté et une heure d'adoration animée par les Soeurs Dominicaines Adoratrices a suivi. Et pendant toute la nuit l'adoration s'est continuée.

Dimanche, un forum a rassemblé les délégués et les déléguées des diocèses. Des particpants et participantes au 48e Congrès eucharistique international de Guadalajara au Mexique ont relaté leur expérience et les jeunes ont fait des suggestions pour l'organisation du 49e Congrès à Québec en 2008.

Cette MONTÉE DES JEUNES 2005 sera suivie d'autres MONTÉES en 2006 et 2007. Elle inaugure très bien le cheminement vers le 49e Congrès eucharistique international et l'enthousiasme de jeunes présents fait entrevoir une participation des plus significatives de ceux-ci en 2008.


De notre correspondant
le 21 mai 2005
Rédigé par Correspondant le Lundi 23 Mai 2005
LE PAPE A QUEBEC EN 2008
Le cardinal Marc Ouellet,archevêque et président du comité organisateur du 49e congrès eucharistique international, en a donné confirmation à la conférence de presse qu'il avait convoquée le 19 mai 2005 au Centre d'interprétation de la Place Royale à Québec. Il avait, a-t-il confié aux journalistes présents, lancé l'invitation au Pape tout de suite après le conclave au cours duquel le successeur de Jean-Paul II a été choisi.

Le nouveau souverain pontife, sans aucune hésitation, a accepté l'invitation du cardinal Ouellet en lui disant qu'il sera là "si Dieu le veut". Le cardinal Ouellet a ajouté de façon humoristique à la conférence de presse que les organisateurs feraient tout en leur pouvoir pour "infléchir la volonté de Dieu".

Le Congrès eucharistique international qui se tiendra dans la Vieille Capitale sera le premier à avoir lieu au pays depuis 1910. Cette année-là Montréal avait accueilli les congressistes venus du monde entier.

Les Congrès eucharistiques ont débuté en France, en 1881 , et visaient à raviver la foi en la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. Depuis un siècle, la formule des Congrès a évolué mais ils sont toujours une occasion privilégiée pour des chrétiens et chrétiennes de tous les pays du monde d'approfondir leur foi, de la partager, de la célébrer. Le Congrès eucharistique comprend habituellement: des célébrations de grande foule, des conférences publiques, des ateliers de discussion, l'adoration continuelle du St­Sacrement, des événements culturels et folkloriques. Le lien entre la célébration et l'engagement dans la société est souligné. Certaines activités ont une dimension oecuménique.


Le 48e Congrès a eu lieu au Mexique en octobre 2004 dans la ville de Guadalajara, la deuxième en importance du Mexique, avec plus de 4 millions d'habitants. Un diocèse y était fondé dès 1548.

Le diocèse de Québec fut d'abord un vicariat apostolique à partir de 1659 puis devint un diocèse au sens strict en 1674. Le premier évêque consacré à Paris en 1658 fut le Bienheureux François de Laval. Le diocèse de Québec a une riche tradition d'évangélisation, d'action sociale et de rayonnement aux dimensions de l'Amérique française puisqu'il fut jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle l'unique diocèse catholique en Amérique du Nord qui couvrait d'abord toutes les posssessions françaises de l'Acadie à la Louisiane en passant par la valleé du St-Laurent et les Grand LAcs, puis après la Conquête anglaise en 1760 toute l'Amérique du Nord britannique. Le diocèse de Kingston est le premier qui a été détaché de Québec le 27 janvier 1826. Il fut suivi de Charlottetown à l'Ile-du-Prince-Édouard le 11 août 1829 et de Montréal en 1836.


Hermann Giguère

le 21 mai 2005

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Samedi 21 Mai 2005
UN BLASON SANS TIARE
Dans sa dépêche de ROME, Mardi 26 avril 2005 Zenit écrit que le pape Benoît XVI prend comme blason le blason de son épiscopat à Munich et Freising avec les symboles du Maure couronné, de l'ours et de la coquille. Voir les explications détaillées sur ces trois symboles à la fin de cet article.

L'Agence Zenith poursuit en expliquant que il y a une nouveauté. En effet ce blason pontifical sera surmonté de la mitre papale, au sommet de forme triangulaire, et non plus de la tiare, comme pour les blasons de ses prédécesseurs.
Il sera aussi orné du pallium métropolite qui a pris une si grande place symbolique dans l’inauguration du pontificat, dimanche 24 avril : les couleurs sont encore à l’étude.

Le blason reprend donc la tête couronnée du « Maure de Freising », tournée vers la gauche : un emblème présent dès 1316 dans les armes de l’évêque Conrad III et de tous ses successeurs.

A droite du Maure est représenté l’ours avec le bâton qui a servi à le faire aller à Rome, selon la légende de saint Corbinien racontée par Joseph Ratzinger dans son autobiographie (Ma vie, Souvenirs », Fayard, cf. ZF050419).

Une note du diocèse de Freising explique le symbole en ces termes : « Le christianisme a apprivoisé le sauvage paganisme et a posé ainsi dans l’antique Bavière les fondements d’une grande culture ».

En outre, en tant que « porteur de Dieu », l’ours de Corbinien symbolise la charge épiscopale."

"En bas, le troisième symbole est celui de la coquille, qui renvoie comme nous le rappelions le 19 avril, à la fable de saint Augustin : en 1953, la thèse de théologie de Joseph Ratzinger portait justement sur « Le peuple et la maison de Dieu dans l’enseignement de saint Augustin sur l’Eglise ».

C’est aussi la coquille du pèlerin – emblème des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle – qui représente, selon les termes du concile Vatican II « le peuple de Dieu pérégrinant » dont Benoît XVI est devenu le pasteur : une image placée sur le blason du couvent des Ecossais de Ratisbonne, où le prof. Ratzinger a enseigné la Dogmatique et l’Histoire de 1969 à 1977.
ZF05042606

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EXPLICATIONS DÉTAILLÉES SUR LES SYMBOLES DU MAURE, DE L'OURS ET DE LA COQUILLE

Le Maure couronné, la coquille et l’ours, ces trois symboles du pape Benoît XVI signifient « l’universalité » de l’Eglise, « sans acception de personne », la « marche permanente » du chrétien, et la « bête de trait », au « service » de Dieu.

Il avait pour devise épiscopale: « Coopérateurs de la vérité ».

Dans son petit volume intitulé: « Ma vie, souvenirs (1927-1977) ». Benoît XVI explique que sur les armoiries des évêques de Freising et de Munich figure depuis environ mille ans le MAURE COURONNÉ: on ne sait pas bien ce qu’il signifie. Pour moi, il exprime l’universalité de l’Eglise, sans acception de personne, ni de race ni de classe, car nous sommes tous « un » dans le Christ (Galates 3, 28) ».

Il ajoute l’explication de deux autres symboles. « J’ai choisi pour moi deux autres symboles: en premier lieu la COQUILLE, d’abord signe de notre pèlerinage, de notre marche: « Nous n’avons pas de cité permanente sur le terre ». Mais elle me rappelait aussi une légende selon laquelle saint Augustin, méditant sur le mystère de la Sainte Trinité, vit un enfant sur la plage jouer avec un coquillage, à l’aide duquel il essayait de puiser l’eau de la mer dans un trou. Et cette parole lui aurait été donnée : il est plus difficile à ton intelligence d’appréhender le mystère divin que de transvaser la mer entière dans un petit trou. Ainsi la coquille me rappelle mon grand maître saint Augustin, mes travaux de théologie et la grandeur du mystère qui dépasse toute science ». (pp. 141-142)

A propos de l’OURS, Benoît XVI raconte la légende de saint Corbinien de Freising. Un ours dévora le cheval du saint évêque en route pour Rome. L’ours dut porter le chargement du cheval. Le cardinal rapproche cette légende de l’interprétation que saint Augustin fait d’un verset de psaume : « Il avait choisi la vie de chercheur et avait été destiné par Dieu à être une « bête de somme », un bœuf docile qui tire la charrue de Dieu en ce monde ».

Il explique : « L’ours qui remplaça le cheval – ou plutôt le mulet – de saint Corbinien et fut chargé de son fardeau, qui devint sa bête de somme (contre son gré), n’est-il pas l’image de ce que je dois faire et de ce que je suis ? « Je suis devenu ton mulet chargé de ton joug, et c’est ainsi que je suis tout près de Toi pour toujours ». » (p. 143)

Le cardinal, aujourd’hui pape Benoît XVI conclut : « Quels détails ajouterai-je sur mes années d’épiscopat ? On raconte qu’à son arrivée à Rome Corbinien remit l’ours en liberté. Qu’il soit allé dans les Abruzzes ou retourné dans les Alpes, cela n’intéresse pas la légende. Quant à moi j’ai, entre-temps, fait mes valises pour Rome et depuis longtemps je marche, mes valises à la main, dans les rues de la Ville éternelle. J’ignore quand on me donnera congé, mais je sais que cela vaut pour moi aussi : «Je suis devenu ta bête de somme ; et c’est justement ce que je suis auprès de Toi ». » (p. 144)


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.

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Le National Catholic Reporter fait état d'un grand changement en 2010 qui vient refaire complètement les amoiries de Benoît XVI et qui laisse à réfléchier. Voici l'article de Jerry Filteau en anglais.

Has Pope Benedict changed his coat of arms?
by Jerry Filteau on Oct. 12, 2010



I got a strange e-mail alert Oct. 11 that Pope Benedict XVI has apparently changed his original papal coat of arms. Most notably, he has replaced his original episcopal miter atop the shield or escutcheon with the more traditional papal tiara – a triple crown associated for centuries with the temporal as well as spiritual authority of the papacy.

The new coat of arms was unveiled Oct. 10 in a banner unfurled below the window of the papal study in the Apostolic Palace overlooking St. Peter’s Square, just before Benedict made his regular Sunday appearance there to speak and lead the noonday Angelus.

The new oneThe new one Also notable in the new coat of arms was the disappearance of a chalice-shaped shield of other recent popes in favor of a more elaborate escutcheon that is surrounded in gold and bears no resemblance at all to a chalice.

A Benedict XVI innovation below the escutcheon at the time of his election – the papal pallium with three of its six crosses in red – has been replaced in the new version with a pallium showing four crosses – which if shown on its reverse as well would raise the traditional number of crosses on the pallium from six to eight.

Also, in the crossed gold and silver keys above the shield – recalling Christ’s promise to Peter that what he binds on earth shall be bound also in heaven – the traditional red cord with tassels linking the two keys (invisibly by an implied extension behind the shield) has been replaced by two distinct golden cords, one rising to the head of the golden key, the other rising to the head of the silver key.

As I looked at the new coat of arms it brought back vivid memories of Oct. 22, 1978, in St. Peter’s Square, when I heard Pope John Paul II, in his homily marking the inauguration of his Petrine ministry, declare:
“In past centuries, when the successor of Peter took possession of his see, the triregnum or [three-tiered] tiara was placed on his head. The last pope to be crowned was Paul VI in 1963, but after the solemn coronation ceremony he never used the tiara again and left his successors free to decide in this regard.

“Pope John Paul I, whose memory is so vivid in our hearts, did not wish to have the tiara; nor does his successor wish it today. This is not the time to return to a ceremony and an object considered, wrongly, to be a symbol of the temporal power of the popes.”

The old oneThe old one At the time, I thought two things:

First, obviously John Paul II did not want to tie the hands of his successors, as to whether they would return to a papal coronation with a triple tiara instead of a more simple and pastoral solemn inauguration into their ministry as bishop of Rome and universal pastor.

Second, I detected a possible, perhaps even palpable, note of wistfulness: Did John Paul regret that because of the spirit of the times in 1978, he could not be crowned pope with the tiara that he described as “considered, wrongly, to be a symbol of the temporal power of the popes”? His use of “wrongly” certainly exhibited not just an opening to some future resumption of that tradition but a strong leaning toward it in some changed future atmosphere of public opinion.

When Benedict became the first pope in centuries to replace the triple crown above his heraldic papal shield with an episcopal miter, I thought that perhaps the final dagger had been thrust into the beast of papal claims of temporal power, symbolically completing Paul VI’s decision not to use the crown after his coronation and the decisions of John Paul I and II not to be crowned at all.

The new version of papal heraldry draws not only that but several other issues into question.

Why are the tassled cords to the two keys – representing Peter’s power to release from sins on earth and in heaven – no longer linked?

Why has the traditional chalice shape of the papal shield been abandoned?

Less significantly:

* Why have the original six peaks on the Moorish crown on the upper right (left from a viewer’s standpoint) of Benedict’s heraldic shield been changed to three?
* Why have the originally black stripes on the pack borne by the bear on the upper left (right from a viewer’s standpoint) been changed to white or silver?
* Why has the golden scallop shell on the main lower portion of the escutcheon been changed from a traditional realist image to a more artistic rendering?

To my knowledge, no recent pope before Benedict has changed the coat of arms he adopted at the start of his papacy.

The rationale for his changes rightfully deserves lively and critical discussion. What signals is the pope trying to send in the changes he has initiated?

Traditionally in heraldry, whether civic or ecclesiastical, my understanding has been that once a person adopts a set of heraldic symbols, he accepts them for life unless a new office calls for a review and possible change. For the pope to change the heraldry he adopted at the start of his papacy is, to my limited knowledge, probably without precedent.

[Jerry Filteau is NCR Washington correspondent.]

Rédigé par Hermann Giguère le Samedi 7 Mai 2005
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