Tel est le titre d'un article sur le site internet de Témoignage chrétien le 7 avril 2011 18:00. Cet article recense les premiers pas d'un phénoméne typiquement américain. "Que donneraient les 10 commandements bibliques, écrivent les journaliste Violaine Desmons et Benjamin Seze, s'ils étaient écrits aujourd'hui, à l'ère du numérique et des phrases courtes ? À la suite d'un poisson d'avril sur le réseau social Twitter, les catho-geeks américains ont lancé l'idée avec le mot-clef #CatholicRulesForTwitter."
J'ai trouvé l'article intéressant et je retiens le lien sur les produits dérivés qui est amusant. Pour moi, il s'agit d'un truc très américain. Les Américains sont beaucoup plus libres que les Québécois - du moins ceux de ma génération - sur la religion. La liberté de diffuser les idées religieuses fait partie de la Constitution américaine. La prolifération des églises libres comme les églises évangéliques en est le signe.
Rédigé par Hermann Giguère le Vendredi 8 Avril 2011
CITE DU VATICAN, 22 MAR 2011 (VIS). A 11h 30' près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Cardinal Zenon Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, assisté de Mgr.Jean-Louis Bruguès, OP, Secrétaire du dicastère, et du P.Charles Morerod, OP, Recteur de l'Université pontificale
St.Thomas d'Aquin, a présenté le décret de réforme des études ecclésiastiques de philosophie.
Cardianl Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l'éducation chrétienne
Le Cardinal a expliqué que cette réforme découlait de la constitution apostolique Sapientia Christiana et des nouvelles normes adoptées cette même année 1979 par la Congrégation. Il était donc nécessaire d'adapter au contexte culturel les exigences de la vie ecclésiale.
Cette réforme des études répond à deux raisons que le Cardinal Grocholewski a illustré: "Il y avait d'abord le déficit de formation philosophique de nombreuses institutions ecclésiastiques, une absence de références précises en la matière et une inadaptation du corps enseignant... Et puis il y avait la conviction exprimée par Jean-Paul II en 1988 dans l'encyclique Fides et Ratio, l'importance de la philosophie sous son aspect métaphysique...mais également la conscience de ce que la philosophie est indispensable pour la formation théologique". Voici pourquoi "le décret entend revaloriser la philosophie, en particulier à la lumière de cette encyclique...en retrouvant la vocation première de la philosophie qu'est la recherche du vrai et de sa dimension" spirituelle.
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Rédigé par Hermann Giguère le Mardi 22 Mars 2011
L'Italie pourra garder les crucifix dans les salles de classe.
La Cour européenne des droits de l'homme a estimé, vendredi 18 mars que la présence d'un crucifix dans une salle de classe ne violait pas le droit à une instruction neutre
Le Christ de saint Jean de la Croix par Salvator Dali
La décision rendue vendredi 18 mars par la Cour européenne des droits de l’homme était particulièrement attendue dans la péninsule italienne, mais aussi dans tous les pays qui, de l'Autriche à la Russie, s'étaient ému de la condamnation, en 2009, de l'Italie dans «l'affaire Lautsi». Du nom de cette mère de famille qui, en 2006, avait contesté la présence de crucifix au mur des salles de l’école publique fréquentée par ses deux fils. Une pratique contraire, selon elle, au principe de laïcité selon lequel elle voulait les éduquer.
En 2009, un premier jugement de la CEDH avait conclu, à l’unanimité de ses sept juges, à la violation par l’Italie de l’article 2 du protocole n° 1 – sur le droit à l’instruction – de la Convention européenne des droits de l’homme. la décision avait suscité un tollé non seulement en Italie mais dans de nombreux pays européens, Rome avait obtenu le renvoi de l’affaire en appel devant la Grande Chambre, la plus importante formation (avec 17 juges) de la CEDH.
Celle-ci a donc tranché vendredi après-midi : si le crucifix est bel et bien un symbole religieux, il n'y a pas « d'éléments attestant l'éventuelle influence que l'exposition sur des murs de salles de classe d'un symbole religieux pourrait avoir sur les élèves », estime-t-elle. Avant de conclure : « on ne saurait donc raisonnablement affirmer qu'elle a ou non un effet sur de jeunes personnes, dont les convictions ne sont pas encore fixées ».
Rédigé par Nicolas Senèze le Vendredi 18 Mars 2011
Voici ci-dessous le testament spirituel du ministre pakistanais catholique assassinécatholique, assassiné le 2 mars 2011l, Shahbaz Bhatti. Ce document a été publié en Italie dans le livre Cristiani in Pakistan. Nelle prove la speranza, Marcianum Press, Venezia. En voici le texte paru dans Vu de Rome de l'Agence Zenit le 6 mars 2011.
De hautes responsabilités au gouvernement m'ont été proposées et on m'a demandé d'abandonner ma bataille, mais j'ai toujours refusé, même si je sais que je risque ma vie. Ma réponse a toujours été la même : « Non, moi je veux servir Jésus en tant qu'homme du peuple ».
Cette dévotion me rend heureux. Je ne cherche pas la popularité, je ne veux pas de positions de pouvoir. Je veux seulement une place aux pieds de Jésus. Je veux que ma vie, mon caractère, mes actions parlent pour moi et disent que je suis en train de suivre Jésus-Christ. Ce désir est si fort en moi que je me considérerai comme un privilégié si - dans mon effort et dans cette bataille qui est la mienne pour aider les nécessiteux, les pauvres, les chrétiens persécutés du Pakistan - Jésus voulait accepter le sacrifice de ma vie. Je veux vivre pour le Christ et pour Lui je veux mourir. Je ne ressens aucune peur dans ce pays.
Rédigé par Shahbaz Bhatti le Jeudi 10 Mars 2011
Le pape reçoit les responsables de cette communauté fondée par Pierre Goursat et Martine Lafitte-Catta ?| Paris. En 1972, ils créèrent un groupe de prière basé sur l'expérience du Renouveau charr
ismatique catholique observé aux Etats-Unis. Finalement, Pierre Goursat et Martine Laffitte-Catta créèrent, en 1976, la Communauté de l'Emmanuel, à partir de ce groupe de prière. En 2011, la Communauté de l'E
manuel est présente dans plus de 60 pays. Elle compte 8 000 membres, avec plus de 200 prêtres, une centaine de séminaristes et 200 consacrés (hommes et femmes).
CITE DU VATICAN, 3 FEV 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les dirigeants de la Communauté de l'Emmanuel, qui va célébrer le vingtième anniversaire de la mort de son fondateur, Pierre Goursat, dont la cause de béatification a été introduite l'an dernier. Dans son discours, le Pape a également rappelé les trente ans du service de FIDESCO auprès des pays plus défavorisés, les quarante ans de la fondation de la Communauté et les vingt ans de la reconnaissance de ses statuts par le Conseil pontifical pour les laïcs.
Rédigé par Benoît XVI le Vendredi 4 Février 2011
Dans une étude parue dans le journal Le Devoir, le journaliste Christian Rioux présente les résultats d'un en quête sur la jeunesse dans divers pays du monde où les jeunes canadiens se définissent
comme individualistes et matérialistes. Voyez un peu plus de quoi a l'air cette enquête.
Christian Rioux constate que les jeunes canadiens veulent surtout gagner beaucoup d'argent, se préoccupent peu de la famille et ne veulent pas payer d'impôts ni militer pour une cause particulière. Tel est le portrait peu flatteur que brosse de la jeunesse canadienne une étude internationale réalisée par la Fondation pour l'innovation politique. Ce think tank français de centre droit, proche de l'UMP et qui se définit comme «libéral, progressiste et européen», a interrogé 32 700 jeunes entre 16 et 29 ans dans 25 pays. Il se dégage de cette enquête, disent les auteurs, le portrait d'une jeunesse du monde plutôt optimiste et favorable à la mondialisation.
Rédigé par Christian Rioux le Vendredi 21 Janvier 2011
L'agence Reuters présente le témoignage de la miraculée qui a été guérie par l'intercession de Jean-Paul II qui sera béatifié le 1 mai 2011. Soeur Marie Simon-Pierre raconte sa "seconde naissance" par Jean-François Rosnoblet.
AIX-EN-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - 17 janvier 2011 - Une religieuse française de 49 ans, soeur Marie Simon-Pierre, a livré lundi le témoignage de sa guérison de la maladie de Parkinson, une "seconde naissance" à l'origine de la béatification, le 1er mai prochain, de feu le pape Jean-Paul II.
Rédigé par Jean-François Rosnoblet le Mardi 18 Janvier 2011
Le Vatican accepte que la Cause de béatification du Père Émilien Tardif s'ouvre à St-Domingue. Le 31 octobre 2010, l'abbé Yves Rancourt, nous envoyait un courriel en espagnol qu'il venait de recevoir dont voici, en français, le contenu suivi du texte espagnol qui nous annonce une belle et grande nouvelle.
Maria A. Sangiovanni, co-fondatrice avec le Père Émilien Tardif, de la Comunidad Siervos de Cristo Vivo, a annoncé au terme la retraite provinciale avec le Père Diego Jaramillon, directeur d'El Minuto de Dios (Bogota)que le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, archevêque de Santo Domingo, avait reçu de la COngrégation pour les Causes des saints la permission de commencer l'Enquête diocésaine pour la Cause de canonisation du Serviteur de Dieu Émilien Tardif. Le s 600 membres de la communauté étaient au comble de la joie, nous dit Madame Sangiovanni. Elle ajoute que l'ouverture officielle et la constitunion du Tribunal diocésain se feront dans quelque temps. Elle profite de l'occasion pour noter qu'il est important qu'aucun culte public au Père Émilien ne soit rendu par des prières, des invocations etc. ce qui pourrait nuire à la cause de béatification.
Rédigé par Maria A SANGIOVANNI le Samedi 6 Novembre 2010
Dieu veut le bonheur de l'homme, rappelle le nouveau Maître des Dominicains rapelle le Fr. Bruno Cadoré, élu en septembre dernier Maître général de l'Ordre des dominicains.
Ce qu'un dominicain aurait envie de dire aujourd'hui au monde c'est que « Dieu n'est pas une force anonyme, c'est quelqu'un... C'est un Dieu qui veut la joie de l'homme », affirme le Fr. Bruno Cadoré, dans cet entretien accordé à ZENIT.
Agé de 56 ans, le frère Bruno Cadoré était provincial des dominicains de la province de France. Docteur en médecine au moment de son entrée au noviciat, il a ensuite passé deux ans en Haïti avant de commencer ses études dominicaines. Docteur en théologie, il a enseigné l'éthique biomédicale à l'Université catholique de Lille dont il dirigé le centre d'éthique médicale jusqu'à son élection comme prieur provincial en 2002. Depuis janvier 2008, il est membre du Conseil national du Sida. Il a été élu Maître de l'Ordre au cours du chapitre général de septembre dernier à Rome, pour un mandat de neuf ans.
ZENIT - Quels sont selon vous les défis que doit affronter l'Ordre des dominicains aujourd'hui ?
Fr. Cadoré - Je donnerai une réponse banale mais importante : c'est d'être vraiment des prêcheurs, des frères prêcheurs. Vous savez, nos chapitres ne sont pas de grandes réunions où on doit décider des choses forcément nouvelles, mais plutôt des moments où les frères prennent conscience ensemble de ce qu'ils sont, ce qu'ils font, des joies de leur prédication et puis aussi des difficultés. A partir de là, ils essaient d'actualiser ce qu'ils ont à faire, ce qui est leur mission. Nous avons beaucoup réfléchi durant ces trois semaines à ce qu'était aujourd'hui la mission de prédication. Comment est-ce que aujourd'hui on peut faire entendre la parole de Dieu, faire entendre au maximum possible de gens que Dieu s'adresse aux hommes. C'est autour de ça qu'on a beaucoup travaillé.
Il y a des enjeux plus importants, il y a des situations humaines, sociales, culturelles, qui sont plus difficiles, plus urgentes, mais dans tous les lieux, en occident, ou en orient, au nord ou au sud, l'enjeu principal c'est de construire nos communautés de frères comme des lieux de joie, de prière, d'étude de la Parole, et d'amitié avec le monde, d'amitié avec l'humanité, d'amitié avec les gens.
Parlez-nous de la situation des vocations dans le monde. Où sont-elles les plus nombreuses ?
Cela varie selon les lieux, car la vie de l'Église n'est pas la même selon les régions du monde, et donc la vie des religieux n'est pas la même non plus. Actuellement il y a des pays qui ont peu de vocations, comme certains pays d'Europe. Dans d'autres, il y a un nombre qui n'est pas très important mais qui est régulier. Dans certaines petites entités d'Asie il y a un mouvement de vocation, ainsi que dans certains pays d'Amérique Latine. Ce qui est important... J'aime bien une phrase d'un higoumène dans un monastère en Egypte à qui on demande : « Dans votre monastère, est-ce qu'il y a beaucoup de vocations ? » et qui répond : « il y a une place pour chacun ».
La nouvelle évangélisation est une préoccupation pour l'Église. Le pape vient de créer un nouveau Conseil pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Comment cette question est-elle affrontée par l'Ordre des dominicains ?
Notre tâche dans l'Eglise est portée par l'Eglise, portée par l'ensemble de l'Eglise, et c'est ça la tâche qui nous est confiée. C'est de trouver les bonnes manières, les manières adaptées pour que l'humanité la plus large possible puisse entendre que Dieu s'intéresse à elle, que le Dieu de Jésus-Christ s'intéresse à elle et qu'à partir de cette conviction, le regard sur la vie, le regard sur le monde, le regard sur le temps, sur l'avenir, sur l'espérance, est renouvelé en quelque sorte. Notre question c'est donc de tenir ensemble les tâches qui sont les nôtres dans les lieux, les groupes qui sont établis par l'Église et de ne pas oublier que d'autres attendent encore, d'autres aspirent encore à entendre cette parole qui leur est adressée. Ça n'est pas la nôtre, ça n'est pas la parole des prêcheurs. Les prêcheurs doivent être un peu comme Jean Baptiste. Ils parlent pour se taire, pour que quelqu'un d'autre parle.
Concrètement, qu'est-ce qu'un dominicain aurait envie de dire au monde d'aujourd'hui ?
Que Dieu l'aime, qu'Il a confiance en lui, qu'Il veut faire alliance avec lui. Qu'Il vient vers lui. Et qu'Il se tient avec lui, que ce n'est pas une force anonyme, que c'est quelqu'un et qu'Il l'a manifesté par son Fils qui est Jésus dont on peut lire la présence dans l'Evangile. Que c'est quelqu'un et que c'est un Dieu qui veut la joie de l'homme, qui veut d'abord la joie de l'homme.
Tous les prêtres sont appelés à prêcher. Quel est le caractère spécifique de la prédication dominicaine ?
Plutôt que de parler de prêtres, je parlerais de frères parce que cela indique justement que nous voulons prêcher à partir de notre vie fraternelle et à cause de l'espérance que cela représente pour ce monde. Alors est-ce qu'il y a une spécificité ? Oui, parce que la prédication dans l'Ordre est en quelque sorte ce qui est établi, renforcé, par le choix de la vie religieuse que nous faisons et la vie commune, la vie de prière, que nous voulons mener. Elle n'est pas mieux que d'autres prédications, c'est une autre manière de faire. C'est une autre manière de prêcher qui englobe plus que la seule prise de parole, finalement.
Parlez-nous de l'organisation des structures de gouvernement de l'Ordre dominicain.
De fait, dans notre Ordre, nous avons une tradition qui est une tradition que nous vivons ici, que nous célébrons même ici pendant notre chapitre. C'est à dire que nous essayons de vivre non seulement ce que nous sommes, de nous donner les moyens de le devenir, mais aussi de structurer les conditions de cette mission et nous le faisons selon des règles qui nous ont été transmises au fil des presque 8 siècles, qui sont des règles où chaque frère a la parole, chaque frère a un vote, en quelque sorte. Ici, nous sommes quelque 128 et l'important c'est que chacun puisse exprimer sa position sur un sujet, qu'il puisse l'argumenter, entendre celle des autres. Et vous imaginez que quand on vient de tous les pays, les avis sont très très différents et par forcément concordants. Il est considéré que l'unité n'est pas d'avoir le même avis, que l'unité est d'avoir le même respect pour les avis de tous, et la même estime pour la voix de chacun. Ce serait ça notre unité. Ce sont les modalités selon lesquelles nous organisons nos structures de gouvernement.
Les dominicains connus pour leur travail théologique. Quelles sont les attentes de l'Eglise aujourd'hui ?
De fait, l'étude fait partie de notre vie. On dit même que c'est une des caractéristiques de l'Observance dans nos Règles qui cadrent notre vie. L'étude, dans le sens où nous aimons étudier et nous apprenons à étudier non pas seulement pour emmagasiner des connaissances mais parce que, en étudiant, l'intelligence finit par se laisser pétrir par ce qu'elle étudie et ce que nous voulons étudier, c'est la venue de Dieu parmi nous, c'est sa présence. En quelque sorte, l'étude est le chemin qui permet à la fois d'estimer notre raison, les capacités de la raison humaine, de l'intelligence humaine, et de la faire descendre dans le cur. Donc, de la mettre au service d'une recherche en commun de la vérité. Nous ne possèderons jamais la vérité. La vérité c'est ce que dit l'Evangile, c'est Jésus qui vient.
Propos recueillis par Carmen Elena Villa pour l'agence Zenit et paru le 12 octobre 2010
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Rédigé par Bruno Cadoré le Mardi 12 Octobre 2010
Mardi 12 octobre 2010 : La Nouvelle évangélisation n'est pas un « projet expansionniste », affirme Benoît XVI, mais « l'Eglise a le devoir d'annoncer l'Evangile partout et toujours ».
Le pape a publié, ce 12 octobre 2010, une lettre apostolique en forme de « motu proprio » intitulé « Partout et toujours » par lequel il a institué le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.
Rappelons qu'un « motu proprio » est une lettre émise par le pape de sa propre initiative « de son propre chef ». Il expose, dans une première partie (une longue introduction) les motifs de sa décision, et ensuite, il énumère les mesures prises (4 articles).
Il est daté du 21 septembre 2010, de Castel Gandolfo, en la fête de l'Apôtre saint Matthieu, et il est rendu public ce 12 octobre, fête au Vatican de Marie, Mère de l'Eglise. Il est promulgué par sa publication dans l'Osservatore Romano et entre en vigueur dès cette publication, ce soir, dans l'édition du 13 octobre.
Le pape affirme qu'à la base de toute évangélisation, « il n'y a aucun projet expansionniste, mais seulement le désir de partager le don inestimable que Dieu nous fait, celui de prendre part à sa vie même ».
Benoît XVI fait notamment observer que l'Eglise doit aujourd'hui « faire face au phénomène de l'abandon de la foi qui grandit dans les sociétés et les cultures imprégnées depuis des siècles du message évangélique ».
Les changements de société ont des causes « complexes, enracinées dans le temps, qui ont profondément changé notre perception du monde », constate le pape.
Il constate aussi qu'en même temps « l'Eglise y a trouvé de nouvelles raisons d'espérance, même si elle doit enregistrer une perte préoccupante du sens du sacré allant jusqu'à la remise en question des principes fondamentaux qui semblaient acquis, comme la foi en un Dieu créateur et providentiel, la révélation de Jésus-Christ, unique sauveur » ou la « loi morale naturelle » pour ce qui concerne « la naissance, la mort et la vie familiale ».
Le pape inscrit sa démarche dans le sillage du concile oecuménique Vatican II qui a « abordé le rapport entre l'Eglise et le monde contemporain ».
Il met aussi ses pas dans ceux de ses prédécesseurs qui ont diagnostiqué le besoin de « trouver des formes nouvelles permettant à nos contemporains d'entendre encore la Parole du Seigneur, vivante et éternelle ».
Surtout, il recueille l'héritage de Jean-Paul II qui a élaboré ce concept de Nouvelle évangélisation : il a « approfondi et synthétisé » par ce concept « la mission qui attend maintenant l'Eglise, principalement dans les régions anciennement christianisées ».
C'est donc dans cette continuité que le pape a « considéré opportun d'offrir une réponse adaptée ». Il souhaite que « l'Eglise toute entière, régénérée par l'Esprit, se présente au monde, forte d'un élan missionnaire capable de propager cette Nouvelle évangélisation ».
Mais le pape relève aussi des signes positifs : « Dans certaines régions, en dépit de la progression de la sécularisation, la pratique chrétienne manifeste encore une belle vitalité et un bon enracinement populaire ».
Mais ailleurs le paysage est différent : « D'autres régions se trouvent hélas presque totalement déchristianisées, et la lumière de la foi ne brille plus que dans de petites communautés ».
Or, justement « ces régions, qui ont besoin d'une ré-évangélisation de base sont, sous bien des aspects, particulièrement réfractaires au message chrétien ».
C'est donc dans ce cadre que s'inscrit le nouvel élan que Benoît XVI charge le nouveau dicastère de susciter.
Il assigne 5 principales tâches au nouveau dicastère :
1 - « approfondir la signification théologique et pastorale de la nouvelle évangélisation » ;
2 - promouvoir - « en étroite collaboration avec les conférences épiscopales qui pourront avoir un organisme ad hoc» - « l'étude, la diffusion et la mise en uvre du magistère pontifical relatif aux thèmes liés à la nouvelle évangélisation » ;
3 - « faire connaître et soutenir les initiatives liées à la nouvelle évangélisation déjà mises en uvre dans différentes Eglises particulières et promouvoir la réalisation de nouvelles en impliquant activement les ressources » de la vie consacrée, des associations de fidèles laïcs, et les communautés nouvelles ;
4 - « étudier et favoriser l'utilisation des formes modernes de communication comme des instruments de la nouvelle évangélisation » ;
5 - « promouvoir l'usage du Catéchisme de l'Eglise catholique en tant que formulation essentielle et complète du contenu de la foi » pour notre temps.
Anita S. Bourdin dans Zenit reproduisant l'information du Vatican Information Service qui a publié le texte en italien ce mardi.
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Rédigé par Hermann Giguère le Mardi 12 Octobre 2010
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