Un groupe qui fait parler de lui en Europe et qui s'est retrouvé au sommet du palmarès en Angleterre en 2008. Trois prêtres irlandais qui ne s'attendaient pas à cela lorsqu'ils ont accepté d'endisquer une partie de leur répertoire. Lisez l'article de Julien Bordier de l'Express et les commentaires du magazine français La Vie. Écoutez des extraits de leur disque en visitant leur site internet dont l'adresse est à la fin de l'article.


THE PRIESTS : VOUS CONNAISSEZ?
Connaissez-vous The Priests?
le 4 février 2009 16h57
par Julien Bordier

Vous avez peut être lu des articles à droite à gauche sur The Priests, un boys band à la sauce catho. Oui ? Non ? Rappel des faits.


Printemps 2008

Trois curés d'Irlande du Nord, David Delargy, 44 ans, et les frères Eugene et Martin O'Hagan, 48 et 45 ans, signent un contrat d'1 million de livres – 1,3 million d'euros, un montant colossal digne de U2 - avec la major Sony BMG. Imaginez le marché : plus d'un milliard de catholiques dans le monde !


Novembre 2008

Le disque, enregistré dans la basilique Saint Pierre avec les choeurs du Vatican, sort dans une trentaine de pays. Jackpot. Cette collection de chants liturgiques (Ave Maria, Pie Jesu, O Holy Night) s’est vendu à 1,2 millions d'exemplaires dans le monde. Le trio n'a pas touché un penny. Les bénéfices sont reversés à des oeuvres caritatives.


Février 2009

Les trois religieux, soutenus par le Vatican, sont devenus des rockstars. Mais ils restent fidèles à leur mission. Ils ont refusé une tournée aux USA début 2009, car elle était incompatible avec leurs obligations (deux messes quotidiennes, visites de malades, cours…). Leur disque est dans les bacs de l’Hexagone depuis le début de la semaine. Un DVD arrive bientôt.

Article paru sur le blog de Julien Bordier qui responsable de la rubrique Culture de LEXPRESS.fr et qui écrit aussi des papiers musique dans L'Express.

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Le magazine français La Vie écrit dans son édition du 8 février 2009

"Eugène O'Hagan, Martin O'Hagan et David Delargy sont trois prêtres irlandais. Ils se sont rencontrés au Collège St MacNissi, dans le comté d'Antrim en Irlande du Nord. Leur vocation les a ensuite conduits au séminaire de Belfast, puis au Collège Irlandais de Rome. Ils se sont finalement installés sur leur terre natale, où ils officient chacun dans une paroisse du diocèse de Down et Connor.
Pendant tout ce temps, les trois prêtres catholiques n'ont eu de cesse de chanter ensemble. Au point que leur notoriété a dépassé les murs de leurs églises, jusqu’à atteindre le Pape, qui les a invités récemment à venir interpréter des chants liturgiques au Vatican."

"Leur notoriété s'étant alors répandue au-delà du cercle catholique, leur histoire populaire s'est concrétisée en enregistrant cet album. Produit par Mike Hedges (U2, Dido), et enregistré au Vatican sous la direction de Monseigneur Pablo Colino, l'album contient les plus belles oeuvres liturgiques qui ont marqué depuis toujours l'histoire du chant et de l'Eglise : Minuit Chrétien (en français), Ave Maria (de Schubert), Pie Jesu (d'Andrew Lloyd Webber), O Holy Night, Gloria, Irish Blessing, Panis Angelicus (de César Franck)…

'’Hagan et Père Delargy seront reversés à des oeuvres caritatives de leur choix. La presse britannique a déjà largement couvert l'événement, de la BBC au Daily Mail, en passant par Sky News, The Times et The Guardian.

L’album « The Priests » est disponible dans le commerce depuis le 2 février 2009 chez Sony Music.
Pour toutes celles et ceux qui sont sensibles à l’émotion véhiculée par les chants sacrés."


Détails biographiques

Père David Delargy, 44 ans, de la paroisse de Hannahstown: Eglise "St. Joseph" et église "St. Peter, the Rock". Diocèse de Down et Connor

Père Martin O' Hagan, 45 ans, de la paroisse de Cushendun: Eglise "St. Patrick (Craigagh)", église " St. Mary, The Star of the Sea (Culraney) ». Diocèse de Down et Connor

Père Eugene O' Hagan, 48 ans, de la paroisse de Ballyclare et Ballygowan: Eglise "The Sacred Heart" et église « The Holy Family ». Diocèse du comté de Down et Connor


Pour en savoir plus


visitez leur site internet en français

avec des extraits de leur disque

ou encore

regardez leurs vidéos sur YouTube



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Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Mercredi 11 Février 2009

Depuis 11h30, le 23 janvier 2009, l’actualité du Vatican est disponible sur YouTube, le site de partage mondial de vidéos, dont Google est propriétaire.


VATICAN, GOOGLE ET YOUTUBE
Un accord vient d'être signé entre Google et le Vatican. Cette nouvelle interface permet de diffuser dans le monde entier, en quatre langues, les activités du Pape et de la Curie, les grands discours de Benoît XVI ou encore les vidéos de ses voyages apostoliques. Douze vidéos sont d’ores et déjà en ligne sur le site :
http://www.youtube.com/vatican

Une conférence a eu lieu ce vendredi 23 janvier 2009, dans la salle de presse du Saint-Siège, pour expliquer les modalités de cet accord. Depuis plus d'un an, le Centre de télévision du Vatican (CTV) et la Radio Vatican produisent chaque jour des vidéos sur l'activité du Pape et les événements du Vatican.

le Père Lombardi a annoncé que la nouvelle chaine au Vatican sur You Tube, sur laquelle seront diffusées des informations-vidéos en anglais, espagnol, allemand et italien, sur l'activité du Pape et les évènements au Vatican, d'une durée ne dépassant pas deux minutes et qui seront mises à jour quotidiennement (une à deux informations par jour).

L'accord signé avec Google permet de mettre ce matériel à disposition de tous ceux qui, quelles que soient leur nationalité, leur position religieuse et idéologique, sont intéressés à la parole du Pape et de l'Église catholique. Depuis la page d'accueil du portail, on pourra également développer l'information et trouver les textes complets de manière à situer les brèves informations vidéos dans leurs contextes. Il sera également possible de publier des commentaires et profiter de toutes les formes d'interactivité habituelles de YouTube.

Au cours de la conférence de présentation de cet accord a aussi été dévoilé le message du Pape pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 (dont vous pouvez consulter l'intégralité à la page : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=260696), un message qui a pour thème les nouvelles technologies. Pour le Président du Consil pontifical pour les communications sociales Mgr Claudio Maria Celli, le Pape propose un véritable plan de travail, son texte étant "un résumé des engagements et des responsabilités que les hommes de communication sont appelés à assumer dans un contexte caractérisé par l'accroissement des nouvelles technologies, qui constituent un nouvel environnement, une nouvelle culture. Selon Mgr Celli, le document traduit la confiance que le Pape place dans les médias.

Au cours de cette conférence de presse du VIS - Service de presse du Vatican -le Père Lombardi a expliqué que la page web de la chaîne contient différents liens par lesquels l'utilisateur peut trouver des informations et de la documentation plus large et complète sur le Pape, le Vatican et l'Eglise catholique. Les
principaux liens sont connectés aux pages web de CTV et de Radio Vatican (dans ses diverses langues), à celle du Vatican (www.vatican.va) et à la nouvelle page de l'Etat de la Cité du Vatican. "Le lien à la chaîne h2onews est très important -a-t-il dit- puisqu'elle transmet d'autres informations vidéo sur la vie de l'Eglise dans le monde".

Le Père Lombardi a encore dit que "sous la principale vidéo, d'autres liens permettent de se connecter avec les fonds d'informations vaticanes de l'actualité: dans chaque sous-chaine linguistique se trouve le lien à la page web de RV dans la même langue, le lien à la page du Bulletin de la Salle-de-Presse (avec les textes complets en langue originale) et le lien à l'édition de l'Osservatore Romano dans la langue correspondante".

Etant donné la possibilité d'échanger, d'établir des relations, etc, sur la plateforme You Tube, "nous étudierons le moyen de gérer le flux mondial de commentaires et de réponses", a souligné le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège.



Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.


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January 17, 2009 11:09 AM PST

POPE BENEDICT THE NEXT YOUTUBE STAR?

Posted by Leslie Katz, senior editor of CNET's Crave, covers gadgets, games, and most other digital distractions.


The Vatican--which recently endorsed an iPhone prayer app and gave its blessing to gadget evangelism--is displaying further receptivity to technology with Saturday's announcement that Pope Benedict XVI will get his own YouTube channel.

According to the Associated Press, the Vatican TV Center and Vatican Radio are collaborating with Google on the project, and texts and video of the Pope's speeches, as well as news about the pontiff, will be posted directly to the channel. More details on the project will be released next week, the Vatican press office said.

Given past tech-friendly moves by the Vatican, the YouTube announcement is not all that surprising.

Catholic Church officials have said that consumer electronics are necessary for distributing the Bible in today's world.

Besides printed text, "the voice of the divine word must also resonate over the radio, Internet channels with virtual online distribution, CDs, DVDs, iPods, and on television and cinema screens," read an official statement released during a gathering of Catholic bishops in October.

That includes iBreviary (qui existe en français - voir la présentation), the iPhone app that got a nod from church officials. Created by the Rev. Paolo Padrini and Web designer Dimitri Giani, it allows users to load the Breviary prayer book, prayers for saying a Catholic Mass, and other prayers.

The with-it Pope even got a 2GB white iPod Nano as a gift and uses acronyms in his text messages. He famously signed a mobile text sent to gatherers at last year's Catholic youth day rally in Sydney, Australia with "BXVI."

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Benoît XVI invite les jeunes à évangéliser le continent numérique
Présentation du Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales

ROME, Vendredi 23 janvier 2009 (ZENIT.org) - C'est aux jeunes de la ‘génération numérique' que Benoît XVI a confié le devoir d'évangéliser grâce aux nouvelles technologies. Dans son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales, le pape a aussi salué le « potentiel extraordinaire » de ce monde numérique, à condition de le rendre « vraiment accessible à tous » et de l'utiliser « pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

Le Message sur le thème ‘Nouvelles technologies, nouvelles relations. Encourager une culture de respect, de dialogue, d'amitié', a été rendu public ce vendredi 23 janvier.

Le pape a lancé un message aux jeunes, à la « génération dite ‘numérique' », dont la « croissance est étroitement liée à ces nouvelles technologies de communication ». « A vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, le devoir d'évangélisation de ce ‘continent numérique' vous revient en particulier. Sachez prendre en charge avec enthousiasme l'annonce de l'Évangile à vos contemporains ! », a ajouté Benoît XVI.

Dans ce Message pour la prochaine Journée Mondiale des Communications Sociales, qui aura lieu le 24 mai, le pape a également salué le « potentiel extraordinaire des nouvelles technologies lorsqu'elles sont utilisées pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

Ainsi, « si les nouvelles technologies doivent servir au bien des individus et de la société, ceux qui les utilisent doivent éviter le partage de mots et d'images dégradantes pour l'être humain, et exclure ainsi ce qui alimente la haine et l'intolérance, ce qui avilit la beauté et l'intimité de la sexualité humaine, ce qui exploite les faibles et les personnes sans défense », a-t-il poursuivi.

Tout en saluant le « concept d'amitié » qui a « joui d'une nouvelle relance dans le vocabulaire des réseaux sociaux numériques apparus ces dernières années », le pape a également invité dans son Message à « être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié ».

« Quelle tristesse si notre désir de soutenir et de développer des amitiés on-line se réalisait au prix de notre disponibilité pour la famille, pour les voisins et pour ceux que l'on rencontre dans la réalité quotidienne, sur notre lieu de travail, à l'école, durant le temps libre », écrit-il.

« Lorsque le désir de connexion virtuelle devient obsessionnel, la conséquence est que la personne s'isole, interrompant une réelle interaction sociale. Cela finit même par déranger les moments de repos, de silence et de réflexion nécessaires à un sain développement humain », a mis en garde le pape.

Dans ce Message, Benoît XVI a enfin souhaité que l'on se préoccupe « de faire en sorte que le monde numérique (...) soit un monde vraiment accessible à tous » et particulièrement « à ceux qui sont déjà économiquement et socialement négligés ».

Marine Soreau
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30 janvier 2009

Première semaine de Benoît XVI sur YouTube, par le P. Lombardi
Un bilan chiffré très positif

ROME, Vendredi 30 janvier 2009 (ZENIT.org) - Les « clips » du Vatican ont été visionnés quelque 750.000 fois dès la première semaine en ligne sur « YouTube », révèle le P. Federico Lombardi.

En effet, le « canal du Vatican » sur YouTube mis en place vendredi dernier a fait l'objet d'une première évaluation par « Google » au bout de six jours.

Les experts de Google estiment que le Vatican se trouve en cela dans la norme des autres institutions mondiales, indique le P. Lombardi. Les personnes « inscrites » sur ce portail sont environ 15.000 ce qui est plus que la normale.

Or, les autres institutions présentes sur YouTube depuis longtemps jouissent d'archives plus fournies, fait observer le responsable des principaux media du Vatican.

Les nouveaux clips ont été publiés au rythme de deux par jour en moyenne. Sont venus s'y ajouter, le Jour de la mémoire de la Shoah, le 27 janvier, trois vidéos des interventions publiques de Benoît XVI sur ce sujet.

Le canal YouTube du Vatican a donc ajouté une corde à son arc : puiser dans les archives à chaque fois que l'actualité en donne l'occasion pour faire connaître la position du pape et du Saint-Siège sur des sujets brûlants.

A l'occasion du 25e anniversaire de la création du Centre télévisé Vatican (CTV), le 18 décembre dernier, le pape avait accordé une audience aux dirigeants et au personnel du CTV, et il avait souhaité une présence grandissante sur Internet.

« Aujourd'hui, disait le pape, Internet appelle à une intégration accrue de la communication écrite, sonore et visuelle, et encourage donc à élargir et intensifier les formes de collaboration entre les médias qui sont au service du Saint-Siège ».

Anita S. Bourdin


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Vendredi 23 Janvier 2009

Voici un récit émouvant, questionnant et surprenant de l'auteur de best-sellers, comme "Hypothèses sur Jésus", Vittorio Messori, journaliste italien renommé internationalement. Dans sa dépêche de Rome du 1 décembre 2008, Zenit.org présente un article intitulé "Vittorio Messori : histoire d’une conversion" ou "Une vie passée à « rendre raison » de la foi". Oui! la foi et la raison ne s'opposent pas. Au contraire. Bonne lecture.


VITTORIO MESSORI : UN CONVERTI
Une histoire bien singulière que celle de l'écrivain Vittorio Messori, écrit le journaliste Antonio Gaspari. Auteur de best-sellers vendus à des millions d'exemplaires dans le monde entier (voir plus bas les commentaires d'un jeune lecteur français de 27 ans ). Seul journaliste de l'histoire à avoir écrit un livre d'entretiens avec le pape Jean-Paul II (« Au seuil de l'espérance ») et à avoir interviewé le cardinal Joseph Ratzinger (« Entretiens sur la foi »), futur pape.

Son livre « Au seuil de l'espérance » s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires et a été traduit en 53 langues !

Pourtant, jusqu'à l'âge de 23 ans, Messori n'était absolument pas catholique. Né dans une famille agnostique ou pour le moins anti-cléricale, il a grandi et été éduqué dans une culture rationaliste indifférente au mystère religieux et hostile à l'idée même que Dieu puisse exister. Etudiant à l'université, il a été le disciple de maîtres du laïcisme comme Norberto Bobbio et Galante Garrone. Egalement journaliste de « la Stampa ».

C'était en été 1964, à Turin, à l'époque où on entrevoyait déjà les premières lueurs des évènements imminents de Mai 68, avec les étudiants d'université qui se nourrissaient de Sigmund Freud, Karl Marx, Wilhelm Reich, et au moment où le monde catholique se débattait dans les problèmes de l'après-Concile Vatican II. C'est alors, dans ce contexte, que Messori fait une rencontre avec le Christ, et sa vie, d'un coup, change.

L'histoire du fils d'un charpentier de Nazareth qui se disait le fils de Dieu et qui, bien qu'innocent, est mort sur une Croix, a fait irruption dans la vie de cet étudiant, si profondément, qu'il en est résulté un premier livre « Hypothèses sur Jésus », qui sera un best-seller mondial.

C'est le vaticaniste Andrea Tornielli qui raconte la conversion, les aventures, les expériences, les pensées d'un catholique simple et sans fioritures, apologiste doué de raison, solide et réaliste. Ce journaliste a réussi l'exploit d'interviewer Vittorio Messori dans un ouvrage intitulé « Pourquoi je crois. Une vie pour rendre raison de la foi », qui vient de sortir chez Piemme.

Dans ce dialogue dépouillé et essentiel, Messori raconte que personne ne croyait au succès de son premier livre « Hypothèses sur Jésus ». Beaucoup ont cherché à le dissuader. Les anti-cléricaux se montrèrent hostiles, et les catholiques sceptiques.

Convaincus que le livre ferait un flop éditorial, les salésiens de la SEI, ses premiers éditeurs, le gardèrent dans un tiroir pendant plus d'un an et n'en imprimèrent que trente mille exemplaires dans une première édition.

Aujourd'hui ce petit livre a dépassé le million d'exemplaires vendus, a été traduit en plus de 30 langues, et bien qu'ayant été écrit au milieu des années soixante-dix, se vend encore à 20-30.000 exemplaires par an.

Mais Messori explique qu'il n'a aucun mérite, que c'est le Christ qui interpelle encore l'humanité.

Un Christ qui continue à susciter les débats comme en témoigne la récente interdiction en Espagne d'exposer les crucifix dans les salles de classe.

Vittorio Messor a commenté ce fait pour ZENIT : « je ne vais pas me scandaliser ni m'arracher les cheveux pour ce qui s'est passé en Espagne, parce que je suis convaincu qu'un peu de difficultés et d'hostilité fait du bien au christianisme, le réveille, lui fait prendre conscience de son identité ».

« L'Histoire l'enseigne : les persécutions ont été l'occasion pour les chrétiens de se multiplier » a-t-il expliqué.

Dans sa préface, Tornielli précise que Messori « a écrit le livre qu'il ne trouvait pas ».

Messori ne cherchait pas une « analyse de la société, de la pauvreté matérielle et de ses causes, de l'engagement politique et social des catholiques, de l'application des sciences humaines au christianisme ».

L'écrivain converti était en quête de réponses aux questions qu'il se posait : « Qu'y a-t-il de vrai dans cette histoire, dans ce récit, qui depuis deux mille ans retentit dans le monde ? JésusChrist est-il vraiment le fils de Dieu ? Est-ce vraiment Lui le Messie qu'attendait Israël, annoncé par les prophéties ? Et, surtout, est-il vraiment ressuscité ? ».

Mais avant tout, Messori recherchait des certitudes sur l'authenticité historique de cet homme venu au monde dans ce village perdu de l'Empire romain et qui, par la révolution de l'amour et de la charité, a changé l'histoire de l'humanité.

Sa conversion, raconte Messori dans son livre, avait été précédée par un fait extraordinaire : un coup de téléphone d'un oncle mort, jeune, d'une attaque cérébrale. L'écrivain, qui est quelqu'un de rationnel, sait de façon certaine qu'il n'a pas rêvé et n'a pas été non plus victime d'hallucinations.

Puis en juillet et août 1964, alors qu'il travaillait comme standardiste à la Stipel, la compagnie téléphonique d'alors, il tomba par hasard sur un exemplaire des Evangiles. Tandis qu'il le lisait avidement, il se produisit un phénomène que Messori décrit comme une « Lumière qui explose soudainement », une « rencontre mystérieuse » quasi physique avec Jésus.

Le célèbre écrivain se dépeint lui-même comme étant un « Emilien ayant les pieds sur terre », aux antipodes de la vie mystique et ascétique. Et pourtant, raconte-t-il, il vécut ces deux mois « immergé » dans une « expérience mystique » qu'il n'aurait jamais imaginée, qu'il n'avait pas connue auparavant. Un état de pleine lumière « avec la lumineuse certitude d'avoir vu la Vérité, avec toute sa force, toute son évidence ». Une vérité qui « m'a été montrée sans que je l'ai attendue ni méritée ».

Dans son introduction, Tornielli décrit Vittorio Messori comme « une figure atypique dans le panorama ecclésial et culturel d'aujourd'hui. Un homme qui ne mâche pas ses mots, ne parle pas l'‘ecclesialese', ce langage d'Eglise autoréférentiel typique, souvent stéréotypé et d'autant plus répétitif qu'il est moins branché sur l'expérience humaine réelle. Quelqu'un qui ne se laisse pas facilement embrigader, quelqu'un d'inclassable. Ni traditionaliste, ni moraliste ou ‘théoconservateur' ».

Tornielli raconte que Messori n'a qu'un seul grand regret : « constater chaque jour que la ‘conversion de l'esprit' - qui chez lui a été, et est, totale - trop souvent ne s'est pas accompagnée de la ‘conversion du coeur'. Et qu'il doit donc soupirer comme ‘son' Blaise Pascal qu'il y a loin, en lui chrétien, de la pensée à la vie ! ».

Antonio Gaspari
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Voici un commentaire des plus intéressant sur le best-seller de Messori "Hypothèses sur Jésus"

Par Mr. Marc Bletry (France) -
27 ans chercheur en science des matériaux, passionné de science (math, physique, bio, neuro...), d'éducation, de spiritualité chrétienne...

Messori a ecrit ici un livre capital, presentant a grands traits les trois possibilites : 1) Jésus est un mythe et n'a pas existe 2) Jésus a existé mais on a beaucoup exagéré et transformé la réalité 3) Jésus a existé et les textes évangéliques nous racontent son histoire.

Il le fait en se basant sur une synthèse critique des résultats historiques récents et montre comment, finalement, la foi peut constituer la seule réponse ré ellement rationnelle... si vous vous posez la question de comment se réalise ce tour de force, lisez-le : c'est un peu long a développer.

Le livre date un peu par certains aspects (il gagne beaucoup a être complété par la lecture de deux tomes récents du même auteur : "Il a souffert sous Ponce Pilate" et "Ils disent il est ressuscité" qui bénéficient de résultats très récents et capitaux, notamment des découvertes récentes dans les manuscrits de la Mer Morte). Toutefois ce volume reste celui qui donne un point de vue général sur la question de l'historicité des évangiles et du Christ, dans un langage un peu polémique, mais qui du coup se lit facilement. Messori cite abondamment les détails qui montrent la parfaite connaissance des auteurs des récits évangéliques, met le fait en contraste avec la divinisation d'un homme dans le milieu juif, a priori le seul réfracteire à cette idée à l'époque, etc. : abondance de paradoxes rationnels. On peut regretter toutefois le manque de références : l'envie prend parfois d'aller plus loin.

A ma connaissance, ce livre est sans équivalent dans son genre.


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Antonio Gaspari le Mercredi 3 Décembre 2008

Placido Domingo rend hommage à Jean-Paul II, 'l'homme le plus extraordinaire' qu'il ait rencontré dans tout le cours de sa vie. Il met sa voix au service du "poète" Jean Paul II dans un nouvel album intitulé "Amore infinito" (Amour infini). Placido Domingo, grand admirateur de Karol Wojtyla, avait fait part de ce projet en avril 2005, quelques jours après la mort du pape polonais. Les poèmes de Karol Wojtyla ont "une grande valeur littéraire", avait-il alors déclaré. Le chanteur s'était produit trois fois devant Jean Paul II à Rome, Mexico et New-York, et avait été reçu par lui à trois reprises. Les textes de Karol Wojtyla sont écrits en polonais et traduits en italien, espagnol ou anglais. Plusieurs compositeurs ont travaillé sur cet opus, notamment le fils du ténor Placido Domingo junior, Maurizio Fabrio, Antonio Galbiatti ou Kaballà, avec une orchestration de Jorge Calandrelli.

Voir le communiqué de presse de l'Agence France Presse (AFP) suivi de celui du Service de Presse du Vatican (VIS)plus bas.


DOMINGO CHANTE JEAN-PAUL II
CITE DU VATICAN (AFP) - vendredi 28 novembre 2008. Placido Domingo rend hommage à Jean-Paul II, "l'homme le plus extraordinaire" qu'il ait rencontré dans sa vie, en prêtant sa voix à douze poèmes du pape polonais mis en musique pour un disque que le ténor espagnol a lui-même présenté vendredi au Vatican.

Parmi les poésies laissées par Karol Wojtyla, Placido Domingo a choisi "celles qui parlaient à tous les hommes", qu'ils soient catholiques ou non, a expliqué le chanteur lyrique.

Odes à l'amour maternel, à la liberté humaine, à la lumière du soleil, mais aussi tourment d'un travailleur d'une usine d'armement, sont recueillis sous le titre générique "Amore infinito" (Amour infini).

Les textes écrits en polonais et traduits en italien, espagnol ou anglais ont été mis en musique par divers compositeurs, dont le fils du ténor Placido Domingo junior, Maurizio Fabrio, Antonio Galbiatti ou Kaballà, avec une orchestration de Jorge Calandrelli.

Placido Domingo, qui a chanté plusieurs fois devant Jean-Paul II, a expliqué lui avoir demandé l'autorisation de travailler sur ses poèmes lors de la dernière de leurs quatre rencontres au Vatican, un an avant sa mort (survenue le 2 avril 2005).

Le disque, enregistré avec la participation de l'orchestre symphonique de Londres, est édité par Deutsche Grammophon. Le ténor prévoit aussi pour les prochain mois une tournée de dix concerts, dont un en Pologne "et sans doute aussi en Italie, en Allemagne et au Mexique", son pays d'adoption.

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Voici le communiqué du Service de Presse du Vatican (VIS)

SUR DES POESIES DE JEAN-PAUL II

CITE DU VATICAN, 28 NOV 2008 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du
Saint-Siège, a été présenté l'album interprété Amour infini, recueil de
chansons inspirées à des poésies de Jean-Paul II et interprétées par Plácido
Domingo (édition de la Deutsche Grammophon). La conférence de presse a été
animée par Mgr Giampaolo Crepaldi, Secrétaire du Conseil pontifical Iustitia
et Pax, accompagné de M.Plácido Domingo, de Mgr Giuseppe Scotti, Président
de la Librairie Vaticane, de M.Michael Lang, Président de la Deutsch
Grammophon, de M.Fernando Marín, Président de la société Tredici, et de
M.Adrian Berwick, Producteur du projet pour la Tredici Spa.

L'initiative, a tout d'abord indiqué Mgr Crepaldi, réunit poésie et
musique dans des chansons magnifiquement interprétées par Plácido Domingo et
le London Symphony Orchestra. Ces pièces parcourent la vie de Jean-Paul II,
vécue parfois dramatiquement avec la passion de Dieu et de l'homme. "Quel
est le secret de la poésie de Karol Wojtyla exprimée dans ces textes?",
s'est demandé Mgr Crepaldi. Pour Jean-Paul II "tout vient d'un oui de Dieu à
l'homme, tout naît de l'amour infini de Dieu. C'est également un oui à la
dignité humaine, aux besoins profonds de l'homme, un oui au monde et à une
vie faite de beau, de bon et de juste. Avec ce oui à l'homme, Dieu le prend
par la main pour le placer au sommet de la création, en lui donnant un
destin d'éternité. La lumière de ce oui divin éclaire la vie entière de
l'homme, lui fait comprendre ce qu'il est vraiment et quel est son destin,
mais aussi la grande importance des relations humaines, la filiation commune
des hommes et la fraternité, la façon de les vivre dans la dignité et pour
le bien commun. Son oui initial dit que Dieu appelle l'homme en l'aimant, en
se sacrifiant pour lui, chose incroyable sauf pour le christianisme. A la
source de la religion chrétienne il n'y a pas le oui de l'homme mais celui
de Dieu". C'est dans ce sens que les chansons inspirées de la poésie de
Jean-Paul II "touchent de multiples sujets, comme la famille, le travail, la
guerre, la patrie, toutes puisant leur inspiration dans le oui de Dieu à
l'homme et dans son amour infini".

Ensuite Mgr Scotti a indiqué que l'album est fidèle aux poèmes du Pape
bien qu'il ait fallu les mettre en musique et en chanson afin de les
exalter. A la base de cette création il y a la rencontre de Plácido Domingo
"avec un homme, avec un croyant, un Pape qui lui a offert une perspective".
Habitué aux choses et aux hommes vus à travers son art, l'artiste a été
frappé et fasciné par celui qui lui offrait un autre point de vue. "En se
faisant l'écho de Karol Wojtyla, Plácido Domingo peut témoigner par son
chant que le monde est rempli de forces cachées, dénoncées avec courage. Il
peut ajouter que malgré ce l'amour explique tout et répéter avec Jean-Paul
II que Jésus est venu dans ce monde pour montrer à tous ce qu'est l'amour de
Dieu. Cet album reflète en quelque sorte ce que Benoît XVI écrivait à
l'occasion de la XIII session publique des Académies pontificales: Il faut
s'appliquer à comprendre le lien profond qu'il y a entre la recherche de la
beauté et celle de la vérité et de la bonté".

Cet album, a conclu Mgr Scotti, "fait prendre conscience de ce qu'on a à
peine creusé dans un riche héritage, culturel et spirituel, que Jean-Paul II
nous a seulement fait entrevoir. Son oeuvre peut nous aider à mieux
comprendre...que le monde et l'histoire nous ont été confiés. Nous sommes
devenus les bâtisseurs d'un temps où la nature et l'humanité seront
réconciliées entre-elles et avec Dieu".

VIS 081128 (630)

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Samedi 29 Novembre 2008

Hé oui! Le Vatican mise sur l'énergie solaire. L'agence Reuters nous annonce, mercredi le 26 novembre 2008, qu'un vaste panneau solaire est entré en service au Vatican, dont les ambitions en matière d'énergie propre pourraient en faire à terme un exportateur d'électricité. Lisez l'article qui suit pour en savoir plus.


LE VATICAN SE MET AU VERT
Le panneau couvre le toit de la salle Nervi, où le pape tient ses audiences générales et où se déroulent les concerts.

Ses 2.400 plaques photovoltaïques réparties sur 5.000 m2 doivent fournir 300 MW/h par an, énergie nécessaire à l'éclairage, au chauffage et à la climatisation de la salle Nervi et des bâtiments voisins.

Après des semaines d'essais, il est entré en service quelques heures avant que le pape Benoît XVI tienne ce que le Saint-Siège qualifie de "première audience générale écologique".

L'installation, qui représente un investissement de 1,2 million d'euros, a été conçue et offerte par les firmes allemandes SolarWolrd et SMA Solar Technology.

Elle permettra au Vatican de réduire de 225 tonnes ses émissions annuelles de gaz à effet de serre et d'économiser l'équivalent de 80 tonnes de pétrole.

Une centrale solaire, qui pourrait être construite sur un terrain du nord de Rome où se trouve l'émetteur de Radio Vatican, est par ailleurs à l'étude.

Philip Pullella, version française Jean-Philippe Lefief


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Philip Pullella le Vendredi 28 Novembre 2008

Religion: une fracture chez les jeunes. La religion disparaît de l'univers des jeunes "pure laine" au Québec. Elle continue d'habiter l'univers des jeunes issus de l'immigration. Une cassure s'installe entre les jeunes. Où cela nous mènera-t-il? Cette enquête du journal "La Presse" précise le portrait des jeunes et de la religion au Québec particulièrement dans la grand région montréalaise. Bonne lecture.


JEUNES ET RELIGION AU QUEBEC
Lorsqu'il est question de religion, les jeunes «pure laine» et ceux issus de l'immigration ne sont pas en communion.

Cinquante et un pour cent des jeunes Québécois francophones affirment en effet croire en Dieu, par rapport à 73% chez les jeunes provenant de familles anglophones ou immigrées, révèle notre sondage sur les 18-30 ans. La Presse a donné rendez-vous à un musulman, une protestante et un athée sur un perron d'église pour discuter de cet écart.

«Dès que je parle du fait que je vais à l'église, il y a toujours un petit malaise», lance Annie Altidor, protestante d'origine haïtienne. «Je sens que les Québécois ont une écoeurantite aiguë envers la religion parce qu'ils ont été échaudés par l'Église catholique.»

Étienne Houde, athée de 25 ans qui a grandi à Trois-Rivières, est encore plus tranché lorsqu'il tente d'expliquer pourquoi seulement 27% des francophones sont pratiquants.

«Les jeunes de notre âge ont complètement tassé l'aspect religieux de leur vie, dit-il. J'irais jusqu'à dire qu'il existe chez certains une véritable haine envers l'Église catholique. On le voit tous les jours dans nos sacres.»

L'étudiant, qui fait une maîtrise en histoire, a grandi dans une famille chrétienne. Comme bien des jeunes de son âge, il a été baptisé, a fait sa première communion puis sa confirmation. Mais à l'adolescence, il a remis la pertinence de ces rites en question.

«J'ai trouvé réponse à mes questions existentielles à travers la philosophie, mes relations interpersonnelles et dans le milieu universitaire, dit-il. Je n'ai pas eu besoin d'un livre ou de me transcender dans l'au-delà.»

«Je crois que les jeunes associent à tort la religion à un lot de règlements», rétorque Annie, qui étudie la sexologie mais pratique l'abstinence. «Avoir la foi, ce n'est pas suivre aveuglément comme des brebis. Les croyants aussi se posent des questions.»

Haydar Moussa, musulman de 24 ans qui a immigré du Liban, partage le point de vue d'Annie.

«Le croyant n'est pas un extra-terrestre. La religion est un mode de vie qui encourage des valeurs comme ne pas voler, ne pas insulter autrui ou ne pas parler dans le dos des autres. Bref, on n'est pas si différents des jeunes du Québec.»

Les jeunes qui vivent dans la ville de Québec sont les moins croyants de la province, avec 46% de fidèles. Les moins de 30 ans en région sont les plus religieux, avec près de 57% de croyants.

Croyez-vous en Dieu?

OUI: 53,4%

NON: 45,7%

NSP/NRP: 0,8 %

Êtes-vous pratiquant?

OUI: 30,0%
NON: 70,0%

Méthodologie : Ce sondage a été réalisé du 5 au 19 août 2008 par Segma pour le compte de La Presse et des six autres quotidiens du Groupe Gesca, auprès de 608 Québécois de 18 à 30 ans. Sa marge d'erreur est de 4 points de pourcentage, 19 fois sur 20, davantage pour les sous-groupes.


Le samedi 20 septembre 2008
Daphné Cameron
Collaboration spéciale

Journal "La Presse" de Montréal (Canada)


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Daphné Cameron le Mardi 23 Septembre 2008

Marie Guyart, en religion Marie de l'Incarnation, mystique ursuline de Tours et Québec, béatifiée le 20 juin 1980 par le pape Jean-Paul II, est visitée par Jean-Daniel Lafond et Marie Tifo dont on suit le périple pour entrer dans l'aventure intérieure de cette personnalité exceptionnelle, veuve, femme d'affaires, éducatrice et mystique.


FOLLE DE DIEU : MARIE GUYART
FOLLE DE DIEU
Sur la trace de Marie de l'Incarnation
BRUNO LAPOINTE
Le Journal de Montréal
27-08-2008 | 10h38

Après près d'une trentaine d'années de gestation, Jean-Daniel Lafond présente son dernier projet, Folle de Dieu, en première mondiale ce soir, dans le cadre du Festival des films du monde.

L'aventure Folle de Dieu a débuté pour Jean-Daniel Lafond au début des années 1980. À l'époque, cette incursion dans la psyché de Marie de l'Incarnation était une pièce de théâtre. Et le personnage, seul sur scène, prenait vie grâce à... un homme.

De facture audacieuse à l'époque, le projet a tout de même séduit la communauté religieuse. Une réaction qui a ouvert bien des portes à Jean-Daniel Lafond au cours des années où il a planché sur sa propre version de Folle de Dieu.

De ce nombre, les Ursulines ont été d'une aide particulièrement précieuse lorsqu'est venu le temps de tourner chez elles.

«Elles ont été formidables», lance le réalisateur.

Dans le tourbillon

Mais le projet n'a pas vu le jour aussitôt. Jean-Daniel Lafond n'avait à l'époque pas les moyens de produire Folle de Dieu. Le scénario a été mis en veilleuse, et la vie s'est chargée de tenir le réalisateur occupé, documentaire après documentaire.

Puis, son épouse, Michaëlle Jean, a été nommée gouverneure générale. Aussitôt, Jean-Daniel Lafond s'est retrouvé au beau milieu d'une controverse, alors que ses affiliations politiques passées ont été montrées du doigt.

«Ça a été quelque chose de dément. Et certains excès de langage auraient pu être douloureux si je n'avais pas relativisé. Mais j'ai l'impression de l'avoir vécu de l'extérieur, comme si tout ceci arrivait à quelqu'un d'autre», se rappelle-t-il.

Mais cet épisode est désormais chose du passé pour lui et son épouse. Ils ont passé outre tout ceci.

«C'est derrière moi. Et je n'éprouve aucune rancoeur», précise Jean-Daniel Lafond.

Boucler la boucle

Comme Folle de Dieu était à la base une pièce de théâtre, la boucle sera bientôt bouclée. Lorraine Pintal signe la mise en scène de l'adaptation pour les planches, présentée à Québec dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville.

La production, mettant toujours en scène Marie Tifo, clôturera la saison prochaine du TNM, ici, à Montréal.

Le Folle de Dieu de Jean-Daniel Lafond devient en quelque sorte le compagnon de la pièce de théâtre, son prélude. À l'écran, Marie Tifo se lance sur la trace de Marie de l'Incarnation afin de s'approprier le personnage et de l'habiter corps et âme.

«Tout débute avec l'affront de la comédienne et du texte», remarque Jean-Daniel Lafond.

Durant quelque 75 minutes, on y suit donc Marie Tifo lorsqu'elle rencontre historiens et autres références afin de bien comprendre qui était cette soeur qui a débarqué en Nouvelle-France pour fonder le monastère des Ursulines de Québec en 1639.

«J'ai revu Marie Tifo récemment. Et elle m'a remercié, affirmant que son expérience l'a réellement transformée. Et moi aussi. Pendant 30 ans, nous avons vécu avec ce récit. Et il prend finalement l'affiche», conclut Jean-Daniel Lafond.

Présenté en première mondiale ce soir, Folle de Dieu prendra l'affiche le 12 septembre.

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Jean-Daniel Lafond

Cinéaste et écrivain, ex-professeur de philosophie. Auteur d'une quinzaine de films, qui s'inscrivent dans la continuité du cinéma documentaire de création, dont : Les traces du rêve (1986), La maniere nègre ou Aimé Césaire, chemin faisant (1991), Tropique Nord (1994), La liberté en colère (1994), Haïti dans tous nos rêves (1995), L’heure de Cuba (1999), Le temps des barbares (1999), Salam Iran, une lettre persane (2002), Le faiseur de théâtre (France, 2002), Le cabinet du docteur Ferron (2003), Le fugitif ou les vérités d’Hassan (2006). Observateur attentif du monde et de son temps, ses films composent des récits émouvants et provocants, véritables poèmes philosophiques qui sont autant d'invitations au voyage et a la réflexion sur le destin des êtres et des peuples. Parallèlement au cinéma, il a développé une œuvre radiophonique originale et publié plusieurs livres. Il est l’époux de Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, et collabore activement à la fonction.



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Rédigé par Bruno Lapointe le Vendredi 5 Septembre 2008

Ingrid Betancourt remercie d’abord Dieu pour sa libération. A genoux sur le tarmac de la base militaire de Catam, le 2 juillet 2008.


LA FOI D`INGRID BETANCOURT
À son arrivée sur le tarmac de la base militaire colombienne de Catam, mercredi 2 juillet, vers 18 h, heure locale, Ingrid Betancourt a eu un geste significatif et silencieux, avant même d'avoir un micro pour parler : le signe de la croix.

Autre geste significatif : elle a d'abord voulu s'agenouiller pour prier, sa mère, Yolanda Pulecio, agenouillée à sa droite, et quelques autres personnes, dont des compagnons de captivité. L'aumônier militaire a guidé la prière : trois « Je vous salue Marie », le « Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit ».
Cliquez ici pour entendre cette prière

La caméra colombienne a fait un gros plan sur le visage recueilli d'Ingrid Betancourt, les yeux fermés. Des images diffusées en direct dans le monde entier, dont, en France, « France 2 ».

Elle montrait à sa mère un rosaire enroulé autour de son poignet gauche. Et lorsque la conférence de presse allait commencer, elle a dit au micro qu'elle voulait d'abord remercier Dieu de sa libération en disant : « Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d'être libre, parce que j'ai beaucoup prié (...) ».

Et puis, elle remercie l'armée colombienne, pour cette opération « impeccable », « parfaite ». Et puis elle insiste, après le récit de leur libération : « Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle ».

Je recommande mes enfants à Dieu

Dans la plaquette « Lettres à maman par-delà l'enfer » (Seuil janvier 2008) qui publie sa lettre de captivité du 24 octobre 2007, rédigée entre 8 h 34 et 15 h 34, elle écrit notamment : « Je recommande mes enfants à Dieu afin que la foi les accompagne toujours et qu'ils ne s'écartent jamais de lui ».

A sa mère, qui lui adresse des messages quotidiens grâce à la radio, elle écrit : « Tous les jours, je me lève en remerciant Dieu de t'avoir. Tous les jours, j'ouvre les yeux à 4 heures et je me prépare, afin d'être bien réveillée lorsque j'écouterai les messages de l'émission « La Carrilera de las 5 ».

Entendre ta voix, sentir ton amour, ta confiance, ton engagement à ne pas me laisser seule, c'est mon espoir quotidien . Tous les jours, je demande à Dieu de te bénir, de te protéger, et de me permettre de pouvoir un jour tout te rendre, te traiter commune reine à mes côtés, parce que je ne supporte pas l'idée d'être à nouveau séparée de toi ».

Elle dit aussi son espérance : « Je me nourris chaque jour de l'espoir d'être ensemble, et nous verrons comment Dieu nous montrera la voie, mais la première chose que je veux te dire, c'est que, sans toi, je n'aurais pas tenu jusque là ».

La prière pour Pinchao

Elle dit aussi sa prière pour « Pinchao », Jhon Frank Pionchao, un policier colombien, ancien otage des FARC pendant presque 9 ans, qui a réussi à s'évader en mai 2007 : il marchera 17 jours dans la jungle sans se faire reprendre. Il a passé trois de ses années de captivité avec Ingrid Betancourt.

« Dis-lui, écrit-elle à sa mère, combien je l'aime et que j'ai prié Dieu pour qu'il survive à son exploit ».
Aux stations de radio qu'elle réussit à capter, elle adresse ce message : « Que Dieu nous donne un jour la possibilité de nous embrasser et de leur rendre une partie de l'énergie que leur voix a inoculée dans nos cœurs, chaque jour de chaque mois de chaque année de cette terrible captivité ».

Et lorsque, sur la tarmac de Catam, un journaliste se présente comme de l'un de ces radios, « Caracol Radio », elle laisse le micro, s'avance vers lui, le serre longuement dans ses bras en guise de remerciement.

Dans cette même lettre, elle tient à envoyer « un salut fraternel à monseigneur Castro et au Père Echeverry ».

Elle souligne : « Ils se sont toujours battus pour nous. Ils ont toujours pris la parole quand le silence et l'oubli nous recouvraient plus que la jungle même ».

Une issue fatale était cependant envisagée comme une possibilité par Ingrid Betancourt, sans pour autant entamer sa foi dans la bonté de Dieu. Elle écrit, toujours à propos de ces deux prêtres : « Que Dieu les guide afin que très vite nous puissions parler de tout cela au passé. Et sinon, si Dieu en décide autrement, nous nous retrouverons au ciel et nous le remercierons pour son infinie miséricorde ».

Dans sa captivité, Ingrid Betancourt avait une Bible. Et, récemment, elle avait reçu ce dictionnaire qu'elle demandait pour ne pas se rouiller intellectuellement.

Mgr Castro et le P. Echeverri

Le Père Dario Echeverri (ou Echeverry) est avocat, spécialiste en Droit canonique, et prêtre Clarétin. Il est secrétaire national de la Commission de conciliation et membre de la Commission de paix de l'Eglise catholique et membre de la Commission de « facilitation » de ELN.

Il est reconnu par le gouvernement et par les FARC comme habilité à faciliter l'élaboration d'un accord humanitaire pour la libération des otages.

Mgr Luis Augusto Castro, évêque de Tunja, a joué un rôle clef dans la négociation avec les FARC.
Il est notamment l'auteur d'un livre intitulé « Réconciliation, individu et communauté en Colombie », qui offre une réflexion sur la réconciliation, à partir de l'expérience de la Colombie. Pour l'évêque, la vraie réconciliation commence lorsqu'une personne peut raconter la violence qu'elle a subie : la parole permet aux victimes de se reconstruire, pour arriver à la réconciliation. Cette réconciliation constitue, pour l'auteur, un évènement « libérateur » qui « vient finalement de Dieu », qui « rapproche ennemis et étrangers dans la mort du Christ ».

Une famille réunie

Ingrid Betancourt est franco-colombienne, et dans sa lettre, comme dans sa déclaration juste après sa libération, elle a remercié sa « douce France », où elle a passé une partie de sa vie et fait des études, rendant hommage à tous ceux qui l'ont soutenue.

« Je suis colombienne mais je suis française, mon coeur est partagé (...) Je vais très vite être avec vous, je rêve d'être en France », a-t-elle dit.

Betancourt ou Bethencourt ou Betancur, est un patronyme d'origine normande répandu en Amérique latine et Astrid Betancourt a déclaré qu'elles ont été éduquée dans l'amour de la France de leurs ancêtres.

A 15 h 25, ce 3 juillet, l'Airbus « République française » a amené à l'aéroport de Bogota les enfants d'Ingrid, Mélanie et Lorenzo Betancourt Delloye, leur père, Fabrice Delloye, et sa sœur Astrid Betancourt, et d'autres membres de sa famille. Ingrid Betancourt est montée à bord de l'avion pour des retrouvailles dans l'intimité. Elle sera demain à Paris : elle viendra par le même avion.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, était dans l'avion : il est venu remercier les autorités colombiennes.

Anita S. Bourdin

Extraits d'un article paru dans zenit.org : Le monde vu de Rome, le 3 juillet 2008




Extraits du journal LaCroix

07/07/2008 19:02
Ingrid Betancourt se dit "transformée" par la prière


Dans un entretien à paraître jeudi 10 juillet dans l’hebdomadaire « Pèlerin », Ingrid Betancourt raconte son parcours de foi. Ingrid Betancourt prie, sur le tarmac de l'aéroport de Bogota, juste après sa libération, avec sa mère, mercredi 2 juillet (Photo Vergara/AP).Dimanche 6 juillet au soir, à l’issue de la messe de 22 heures au Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris, l’hebdomadaire Pèlerin a longuement rencontré Ingrid Betancourt, l’ex-otage des Farc libérée mercredi dernier en Colombie.

« La dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur », se souvient-elle, racontant comment elle a ensuite, en écoutant Radio Catholica Mundial, découvert la spiritualité du Sacré-Cœur.

« Je me souviens d’une bénédiction en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir, confie-t-elle aux journalistes de Pèlerin. Alors, j’ai fait cette prière : “Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement “se consacrer au Sacré-Cœur”, mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi.” »

Or, le 27 juin, le commandant du camp ordonnait aux prisonniers de préparer leurs affaires car l’un d’entre eux allait être libéré. « Ma libération s’est déroulée de manière très différente, reconnaît-elle, mais le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle. »

"Soit on se laisse enlaidir... Soit on choisit l’autre chemin"
Longuement, l’ancienne otage raconte son parcours de foi. « Si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur, explique-t-elle. Être otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine. Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : “Bénis ton ennemi.” »

Un chemin qu’elle reconnaît « difficile ». « Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer “Bénis ton ennemi” – alors que j’avais envie de dire tout le contraire –, c’était magique, il y avait comme une espèce de… soulagement. » Et Ingrid Betancourt, qui dit avoir vécu « un dialogue constant avec Dieu, à travers l’Évangile », de conclure : « Je sens qu’il y a eu une transformation en moi. »

Bien sûr, elle reconnaît avoir eu des moments de doute. « La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père, se souvient-elle. Et puis j’ai compris qu’il fallait le remercier, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors, oui, je peux dire que ma foi a grandi. » C’est ainsi qu’elle a pu approfondir son regard sur Marie : « Papa avait une grande dévotion pour la Vierge, alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. »

Mais elle a ensuite découvert « une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour ». Une Marie, aussi, mère comme elle : « Je pensais à sa souffrance de mère, et je lui demandais sans cesse : “Marie, s’il te plaît, occupe-toi de maman et de mes enfants.” (…) Et en disant cela, je sentais qu’elle m’écoutait. Et je m’apaisais. »

"Par des actes, faire que les gens soient touchés"
Si elle a pu tenter de partager cette foi avec d’autres prisonniers, l’ancienne otage dit « avoir renoncé à leur parler de l’Évangile, sans doute parce que je ne savais pas le faire ». « Mais je continuais à prier tous les jours, précise-t-elle. Et ce qui est extraordinaire, c’est que plusieurs de mes compagnons m’ont dit plus tard qu’ils avaient retrouvé la foi grâce à moi. » Comme son ancien compagnon de captivité John Pinchao (2).

« Parler de Dieu, c’est très compliqué, conclut Ingrid Betancourt. Mais on peut, par l’exemple, par des actes, faire que les gens soient touchés. » C’est aussi pour cela qu’elle répond aujourd’hui aux nombreuses sollicitations qui se présentent à elle – elle sera ainsi cet après-midi au Sénat et pourrait se rendre demain à l’Assemblée nationale. « Je me sens tellement redevable, explique-t-elle encore. Je dois tellement à l’amour de tous d’être ici, que je n’arrive pas à dire non. »

Nicolas SENÈZE

(1) Il vient de raconter son histoire dans Évadé de l’enfer (Éd. Florent Massot, 333 p., 19,90 €).

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Commentaire tiré de la revue "Il est vivant" numéro 252


Ingrid Bétancourt, une foi à percer les écrans

par Claire Villemain [05/09/2008]

Il y a deux mois, Ingrid Betancourt recouvrait la liberté après plus de six ans de captivité aux mains des Farc, la tristement célèbre guerilla marxiste colombienne. Le témoignage que cette femme nous a offert méritait d’être évoqué ici.


Étonnant en effet, ce témoignage rendu devant les caméras du monde entier. Alors que l’on attendait une femme affaiblie, épuisée par sa longue captivité dans la jungle et une santé précaire, Ingrid Betancourt est apparue paisible. Fatiguée, mais paisible. Telle une “Vierge en gloire”, tant l’image de ferveur qu’elle renvoyait était saisissante. Image encore renforcorcée par le chapelet de fortune qui ne quittait pas son poignet. Le monde médiatique s’est laissé emporter par cette figure quasiment mystique, à l’instar de ce journaliste de France 2 qui, commentant en direct l’arrivée de Mme Betancourt sur le tarmac de la base militaire de Catam, laissait échapper : « C’est l’image d’une sainte ! »

Lorsqu’on s’intéresse d’un peu plus près à l’expérience spirituelle d’Ingrid Betancourt, on se rend compte que sa foi n’est pas que culturelle ou communicationnelle. Cette femme s’est laissé véritablement prendre par le Christ, par son Cœur.

Quelques jours avant son enlèvement, son père avait, devant elle, fait cette prière au Sacré-Cœur : « Seigneur, prenez soin de cette enfant. » Un moment dont Ingrid ne se souviendra que six ans plus tard, en écoutant au fond de la jungle sur Radio Catolica une émission consacrée au Sacré-Cœur de Jésus et aux promesses qu’il fit à sainte Marguerite-Marie Alacoque. Ingrid Betancourt décide alors de passer un ‘deal’ avec Jésus : « Si tu me donnes la date de ma libération pendant le mois de juin (mois du Sacré-Cœur), je serai à toi, je me consacrerai à toi. » C’est ce qui advient le 27 juin. Son acte de foi est couronné le 2 juillet par sa libération qu’elle qualifie de “miraculeuse”.

Ce témoignage est d’autant plus édifiant qu’il s’est concrétisé par un double pardon : celui donné à ses ravisseurs et celui demandé à Dieu pour ses propres accès de haine et de violence envers ses bourreaux. Elle déclarait à la presse : « La seule réponse à la violence, c’est une réponse d’amour. Ce que j’ai découvert, c’est qu’on peut être mené à haïr une personne de toutes ses forces et, en même temps, de trouver le soulagement de cette haine par l’amour. Parfois je voyais arriver un guérillo s’asseoir devant moi et j’étais capable de lui sourire. Je disais intérieurement : “Pour toi, Seigneur, je ne vais pas dire que je le déteste”. »

Celle qui, en janvier 2002, écrivait La rage au cœur, faisait déjà montre d’un caractère tenace, qui ne cède jamais ni ne baisse les bras. Maintenant libre, elle s’engage pour la libération des autres otages qu’on compte encore par centaines. Mais elle le fera sans doute autrement, comptant désormais plus sur Dieu et l’intercession de la Vierge Marie que sur sa propre force de conviction.


Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Bourdin; Senèze le Jeudi 3 Juillet 2008

Le cardinal Marc Ouellet a émis le décret de fondation du Petit Séminaire diocésain de Québec le 19 mars 2008. Le Séminaire de Québec a accepté de prendre en charge avec le cardinal la mise sur pied de cette nouvelle insitution, s'attelant, comme aime à le dire le cardinal, à la "refondation" du petit séminaire dans l'esprit de Mgr de Laval : un séminaire destiné à donner une formation chrétienne à des jeunes qui sont intéressés par la vocation sacerdotale et par une vie crétienne signifiante dans le monde d'aujourd'hui.


VERS L'AVENIR: PETIT SEMINAIRE
Voici l'article d'Yves Fecteau paru sur le Blog de ECDQ.tv. présentant cette fondation qui prendra son envol en septembre 2008. Merci Yves.

C'est au cours de la célébration de la messe chrismale du mercredi 19 mars 2008 en la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec, que le cardinal Ouellet et le chancelier du diocèse de Québec, Mgr Jean Pelletier, ont signé, en présence de l'assemblée, le décret de fondation du Petit séminaire diocésain de Québec.

L'acte de fondation

Le texte du décret stipule, dans un premier «attendu», la nécessité de «former de bons chrétiens mais (aussi de) favoriser la vocation sacerdotale en germe».

Dans le deuxième «attendu» du document, on y apprend que les petits séminaires diocésains ont la mission spécifique d'accueillir des jeunes «qui acceptent formellement, eux et leur famille, l'hypothèse d'une vocation qui a besoin d'être protégée et favorisée dans un climat adéquat de formation».

Il est aussi précisé dans le texte que le milieu scolaire actuel n'est plus un milieu propice au discernement des «signes d'une possible vocation sacerdotale ou religieuse» et qu'il revient aux responsables diocésains d'y suppléer.

Le quatrième «Attendu» résume bien ce que sera la nouvelle réalité du Petit Séminaire diocésain de Québec, c'est-à-dire un lieu «centré sur la vocation sacerdotale», un lieu d'éducation aux vérités de la foi catholique, un lieu de développement de la piété, mais aussi un lieu de formation scolaire comme dans toutes les écoles du Québec, avec l'obtention du diplôme d'État (DES) pour le niveau secondaire.

Après la lecture du texte du décret par le chancelier devant toute l'assemblée, les signatures du cardinal Ouellet et de Mgr Jean Pelletier furent apposées sur le document.

La formation scolaire

Grâce à une entente avec le Collège de Champigny, les futurs «petits séminaristes» y recevront leur formation scolaire dans un environnement de grande qualité. Cette institution reconnue possède un statut d'école privée d'intérêt public de confession catholique dirigée par les Frères du Sacré-Coeur depuis sa fondation en 1969.


La résidence

Ils résideront par contre dans un autre lieu où ils bénéficieront notamment d'un accompagnement et d'une formation spirituels appropriés. Ils seront logés à la Maison Colin des Pères Maristes à Saint-Augustin-de-Desmaures. Un transport est prévu pour les déplacements du lieu de résidence au Collège de Champigny.


Il y a plusieurs jeunes qui, avec leurs parents, ont manifesté leur intérêt en vue d'une inscription pour l'automne 2008. Acutellement toutes les places sont remplies. Il est toujours possible de communiquer avec l'abbé André Gagné de la Maison François-de-Laval pour plus d'informations (Tél. 418-688-2872) pour prévoir une inscription pour l'an prochain. Il faut le faire avant le mois de novembre 2008.

Samedi 19 Avril 2008
Yves Fecteau

site internet du Petit Séminaire diocésain de Québec.

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Yves Fecteau le Mardi 29 Avril 2008

Le Centre international San Lorenzo propose une aide pour organiser des pèlerinages pour les jeunes. Il est comme une « maison du pape » pour les jeunes à Rome a déclaré Mgr Francis Kohn lors de la célébration du 25e anniversaire de l'ouverture de ce centre unique.


RENDEZ-VOUS : JEUNES  A ROME
L'agence Zenit nous rapporte ces propos de Mgr Francis Kohn concernant le Centre San Lorenzo près de la Place St-Pierre à Rome. Ce centre peut « rendre de grands services à des groupes ou des pèlerins individuels de passage à Rome, ainsi qu'à des jeunes venus à Rome pour leur travail ou leurs études » affirme Mgr Kohn dans un entretien accordé à Zenit à l'occasion des 25 ans du Centre San Lorenzo. Celui-ci est responsable de la section jeunes du Conseil pontifical pour les laïcs, et prêtre de la Communauté de l'Emmanuel. Le Conseil pontifical pour les Laïcs est chargé de la responsabilité pastorale du Centre.

Dans son entrevue à Zenith, Mgr Kohn s'est réjoui de la venue de Benoît XVI au Centre. Le pape a en effet célébré la messe dimanche 9 mars 2008, dans la petite chapelle du Centre San Lorenzo, en présence de plus de 200 jeunes du monde entier qui ont collaboré aux activités du Centre au cours de ces 25 ans.

Mgr Kohn a rappelé que le Centre San Lorenzo est né de la « grande sollicitude du pape Jean-Paul II pour les jeunes », juste avant l'année sainte de la Rédemption en 1983, avant la remise de la croix de l'année sainte aux jeunes, et juste avant l'institution de la Journée mondiale de la Jeunesse.

« Je crois que la plus grande richesse du Centre San Lorenzo, et c'est sa mission, est d'aider les jeunes à découvrir l'universalité et le visage jeune de l'Eglise », a-t-il souligné. Il a expliqué en effet que les jeunes qui animent le Centre (les permanents de la Communauté de l'Emmanuel mais aussi les jeunes d'autres mouvements et communautés qui ont assuré des permanences ou participé d'une manière ou d'une autre aux activités du Centre au cours de ces 25 ans), et ceux qui le fréquentent, viennent du monde entier et reflètent cette universalité de l'Eglise.

Concrètement, pour accomplir sa mission d'aider les jeunes de passage à Rome à faire une démarche de pèlerinage, le Centre a reçu trois priorités du pape Jean-Paul II : l'accueil, la prière et la formation, a expliqué le responsable de la section jeunes du Conseil pour les laïcs.

« Il y a également une dimension de l'accueil qui n'était peut-être pas prévue au départ mais qui s'est développée au cours de ces 25 ans, a précisé Mgr Kohn. En effet, le Centre est aussi une famille pour beaucoup de jeunes étrangers qui vivent à Rome pendant quelques années », dans le cadre de leurs études ou de leur travail.

La deuxième priorité du Centre est celle de la prière.

Le Centre San Lorenzo est « avant tout un Centre de prière. Le Saint-Sacrement est exposé tous les jours dans cette petite église romane magnifique, et la messe y est célébrée chaque jour », a dit Mgr Kohn.

« Beaucoup de jeunes ont pu témoigner depuis 25 ans qu'ils ont fait, seuls ou en rencontrant d'autres jeunes, l'expérience de la rencontre avec Dieu » dans ce Centre, a-t-il ajouté.

Mgr Kohn a noté, de plus, que, depuis quelques années, la messe du vendredi soir est « célébrée par un cardinal ou un évêque de la curie romaine ou de passage, en visite ad limina par exemple ».

« Cela permet aux jeunes de découvrir des Eglises différentes, d'Amérique latine, d'Asie, à travers le témoignage des prélats, mais c'est aussi une occasion pour ces évêques de connaître le centre et de rencontrer les jeunes qui viennent », a-t-il expliqué.

La troisième dimension de la mission du Centre est la formation : « permettre aux jeunes d'approfondir ce qu'est l'Eglise, la foi, les fondements de la vie spirituelle », a poursuivi Mgr Kohn.

« Cette dimension de la formation a été concrétisée depuis 25 ans par de nombreux cycles de conférences, par des personnalités, des témoins de la foi », a-t-il déclaré.

Soulignant le caractère particulier du Centre San Lorenzo puisqu'il est le « centre du pape pour les jeunes », situé tout près de la place Saint-Pierre, Mgr Kohn a reconnu toutefois que ce modèle pourrait être reproduit dans d'autres endroits du monde et « qu'il existe déjà dans des sanctuaires ou des diocèses », comme à Lourdes.

Mgr Kohn a conclu que son désir aujourd'hui pour le Centre est qu'il soit « davantage connu, à Rome et à l'extérieur » et que soient établis des « liens plus étroits, plus profonds avec différents diocèses dans les pays du monde, pour profiter des expériences des uns et des autres ».

Le Centre fête actuellement ses 25 ans. Des activités y sont organisées jusqu'au dimanche 16 mars 2008 (cf. Zenit du 3 mars)

Pour toute information complémentaire

Via Pfeiffer 24 - 00193 ROMA

Tel : +39-06.698.85332

Extraits de "Le monde vu de Rome" de Zenit du 13 mars 2008

Tiré de SME-Infonet http://www.webzinemaker.com/sme/, webzine publié par la Société des prêtres du Séminaire de Québec.
Rédigé par Hermann Giguère le Vendredi 14 Mars 2008
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